Contribution n°1026 (Web)
Déposée le 26 avril 2026 à 06h17
Contribution n°1025 (Web)
Déposée le 26 avril 2026 à 01h01
Ce projet n’est pas acceptable pour notre territoire.
Istres et l’Ouest de l’Étang de Berre supportent déjà une pression industrielle, environnementale et sanitaire majeure. À seulement une douzaine de kilomètres, Fos-sur-Mer accueille déjà le centre de traitement EveRé, qui traite plus de 400 000 tonnes de déchets par an selon les chiffres publics de l’exploitant. Ajouter à Istres une nouvelle installation capable de brûler environ 200 000 tonnes de déchets par an reviendrait à concentrer encore davantage les nuisances sur le même bassin de vie.
Ce n’est pas de l’aménagement du territoire. C’est de l’accumulation.
Les habitants ne doivent pas devenir la variable d’ajustement d’une politique de traitement des déchets qui privilégie l’incinération au détriment de la réduction, du tri, du réemploi et de solutions réellement vertueuses.
Je refuse également l’augmentation prévisible du trafic routier. Les informations publiques évoquent 50 à 100 camions par jour. Cela signifie davantage de circulation, davantage de bruit, davantage de particules, davantage de risques et davantage de pression sur des infrastructures déjà sollicitées.
Présenter ce projet comme une solution de “valorisation énergétique” ne doit pas masquer sa réalité : il s’agit bien de brûler des déchets. Brûler 200 000 tonnes par an, ce n’est pas anodin. Cela génère des fumées, des résidus, des mâchefers, des contraintes de surveillance et une dépendance durable à l’apport massif de déchets pour rentabiliser l’installation.
Un territoire qui veut construire son avenir ne doit pas s’enfermer dans un modèle qui a besoin de déchets pour fonctionner.
Je demande donc que ce projet soit refusé.
Istres n’a pas vocation à devenir un nouveau point de concentration des déchets de la région. Notre ville mérite des projets utiles, innovants, respectueux de la santé publique, du cadre de vie et de l’avenir de nos enfants.
Mon opposition est donc claire, ferme et totale : non à cet incinérateur à Istres.
Contribution n°1024 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 23h47
Pour préserver la qualité de l’air, la santé des habitants et notre cadre de vie, je préfère des solutions plus durables pour la gestion des déchets.
Contribution n°1023 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 23h31
Contribution n°1022 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 23h00
Ce commentaire s’appuie également sur l’analyse publiée sur le site d’AURA Environnement dans le cadre de l’Opération PRAVDA : https://www.aura-environnement.com/blog/operation-pravda-verite-environnementale-anti-incinerateur-a-istres/operation-pravda-quand-le-resume-non-technique-de-suez-tente-de-reecrire-la-realite-environnementale-a-istres.html
1. Le Résumé non technique ne présente aucune analyse hydrologique sérieuse
Le RNT présenté par SUEZ ne fournit :
• aucune cartographie précise des écoulements,
• aucune description des pentes naturelles,
• aucune analyse des zones de ruissellement,
• aucune étude des risques de transfert de polluants,
• aucune prise en compte des épisodes pluvieux extrêmes.
Pour un site industriel manipulant des CSR, des réactifs, des résidus solides et des eaux potentiellement polluées, cette absence est inacceptable.
2. Absence d’analyse des risques de pollution des eaux souterraines
Le dossier ne présente :
• ni étude piézométrique,
• ni description des nappes phréatiques,
• ni analyse de vulnérabilité,
• ni modélisation des transferts verticaux,
• ni évaluation des risques en cas de fuite,
• ni prise en compte des polluants émergents (PFAS, métaux lourds, composés fluorés).
Pour une installation ICPE relevant des rubriques 2771 et 3520, cette omission constitue une non conformité majeure.
3. Absence d’analyse des eaux pluviales et des risques de débordement
Les CSR, les mâchefers, les REFIOM et les zones de stockage peuvent générer des lixiviats contenant :
• métaux lourds,
• particules fines,
• composés organiques,
• résidus fluorés,
• PFAS.
Le dossier ne présente :
• aucune modélisation des eaux pluviales,
• aucune estimation des volumes en cas d’orage,
• aucune analyse des risques de débordement,
• aucune description des dispositifs de confinement,
• aucune étude des risques de pollution diffuse.
4. Absence d’analyse des risques de ruissellement vers la Crau
Le site Natura 2000 de la Crau est un milieu extrêmement sensible, caractérisé par :
• des sols perméables,
• une biodiversité unique,
• des habitats steppiques vulnérables,
• une forte dépendance à la qualité des eaux superficielles et souterraines.
Le dossier SUEZ ne présente aucune analyse des risques de transfert de polluants :
• par ruissellement,
• par infiltration,
• par lessivage des zones de stockage,
• par dispersion des particules fines.
Cette omission est incompatible avec les obligations de l’article R.414 23 (analyse d’incidences Natura 2000).
5. Non respect des obligations réglementaires en matière d’hydrologie
Selon l’article L.122 1 du Code de l’environnement, l’étude d’impact doit analyser :
• les risques de pollution des eaux,
• les effets directs et indirects,
• les effets cumulés,
• les risques accidentels,
• les impacts sur les milieux naturels.
Le dossier SUEZ ne respecte aucune de ces obligations pour le volet hydrologique.
Conclusion du FRAI
Le dossier présenté par SUEZ comporte des lacunes hydrologiques majeures. Il ne permet pas d’évaluer les risques de :
• pollution des eaux souterraines,
• ruissellement pollué,
• débordement des eaux pluviales,
• transfert de polluants vers la Crau,
• contamination durable des milieux naturels.
Le FRAI demande :
• une étude hydrologique complète,
• une analyse piézométrique,
• une modélisation des eaux pluviales,
• une évaluation des risques de ruissellement,
• une analyse d’incidences Natura 2000 conforme,
• et la révision du dossier avant toute poursuite de la procédure.
Marc-Claude de PORTEBANE
Porte-parole du FRAI (Front Républicain Anti-Incinération)
Président d'AURA Environnement
Contribution n°1021 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 21h28
Contribution n°1020 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 20h51
Ce commentaire s’appuie également sur l’analyse publiée sur le site d’AURA Environnement dans le cadre de l’Opération PRAVDA : https://www.aura-environnement.com/blog/operation-pravda-verite-environnementale-anti-incinerateur-a-istres/operation-pravda-quand-le-resume-non-technique-de-suez-tente-de-reecrire-la-realite-environnementale-a-istres.html
1. Le Résumé non technique minimise le trafic poids lourds sans fournir les données nécessaires
Le RNT présenté par SUEZ évoque un trafic “maîtrisé”, mais ne fournit aucune donnée chiffrée permettant d’évaluer les flux réels :
• nombre de camions entrants (CSR),
• nombre de camions sortants (mâchefers, REFIOM, résidus divers),
• flux liés aux réactifs et consommables,
• flux liés au personnel et aux prestataires,
• variations saisonnières,
• pics d’activité.
Cette absence de données constitue une non conformité avec l’article R.122 5 du Code de l’environnement, qui impose une information claire et compréhensible pour le public.
2. Absence totale d’analyse cumulative avec les trafics existants
Le secteur d’Istres est déjà marqué par :
• des installations industrielles classées,
• des flux logistiques importants,
• des zones d’activités générant un trafic constant,
• des infrastructures routières saturées aux heures de pointe.
Le dossier ne présente aucune analyse cumulative, alors que l’article L.122 1 impose d’évaluer :
• les effets directs,
• les effets indirects,
• les effets cumulés,
• les effets à long terme.
Cette omission est rédhibitoire.
3. Absence d’analyse des risques pour la sécurité routière
Les CSR sont transportés par des poids lourds :
• volumineux,
• lourds,
• générateurs de poussières,
• susceptibles d’accidents graves.
Le dossier ne présente :
• aucune étude de sécurité routière,
• aucune analyse des points noirs,
• aucune évaluation des risques d’accident,
• aucune prise en compte des intersections dangereuses,
• aucune modélisation des flux en heure de pointe.
Pour un projet de cette ampleur, cette absence est inacceptable.
4. Absence d’évaluation des émissions atmosphériques liées au trafic
Les poids lourds génèrent :
• NOx,
• particules fines (PM10, PM2.5),
• particules ultrafines (PM0.1),
• CO₂,
• composés organiques volatils,
• bruit et vibrations.
Le dossier ne présente :
• aucune modélisation des émissions routières,
• aucune estimation des dépôts atmosphériques,
• aucune analyse des impacts sur la Crau,
• aucune prise en compte des effets cumulés avec les émissions de l’UVE.
5. Non respect des obligations réglementaires
L’article L.122 1 du Code de l’environnement impose une analyse complète des impacts cumulés. Le dossier SUEZ ne respecte aucune de ces obligations pour le volet trafic.
Conclusion du FRAI
Le dossier présenté par SUEZ sous évalue gravement le trafic poids lourds généré par l’UVE CSR d’Istres. Cette omission empêche le public d’apprécier les impacts réels du projet sur :
• la sécurité routière,
• la qualité de l’air,
• les nuisances sonores,
• les émissions cumulées,
• les milieux naturels,
• et notamment le site Natura 2000 de la Crau.
Le FRAI demande :
• la présentation d’un comptage précis des flux,
• une modélisation des impacts routiers,
• une analyse cumulative complète,
• et la révision du dossier avant toute poursuite de la procédure.
Marc-Claude de PORTEBANE
Porte-parole du FRAI (Front Républicain Anti-Incinération)
Président d'AURA Environnement
Contribution n°1019 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 20h27
Contribution n°1018 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 20h22
Contribution n°1017 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 20h21
Ce commentaire s’appuie également sur l’analyse publiée sur le site d’AURA Environnement dans le cadre de l’Opération PRAVDA : https://www.aura-environnement.com/blog/operation-pravda-verite-environnementale-anti-incinerateur-a-istres/operation-pravda-quand-le-resume-non-technique-de-suez-tente-de-reecrire-la-realite-environnementale-a-istres.html
1. Le Résumé non technique minimise les risques incendie alors que les CSR sont hautement combustibles
Le Résumé non technique affirme que les risques incendie sont “maîtrisés”, sans fournir :
• aucune analyse quantitative,
• aucune modélisation de propagation,
• aucune évaluation des scénarios d’emballement thermique,
• aucune étude sur les départs de feu liés aux CSR.
Or, les CSR sont des combustibles :
• hétérogènes,
• instables,
• poussiéreux,
• susceptibles d’auto échauffement,
• riches en plastiques, textiles, papiers, mousses,
• et donc hautement inflammables.
Le dossier ne traite aucun de ces paramètres.
2. Absence d’analyse ATEX (atmosphères explosives)
Les CSR génèrent des poussières combustibles pouvant créer des atmosphères explosives dans :
• les zones de déchargement,
• les convoyeurs,
• les trémies,
• les broyeurs,
• les silos,
• les zones de stockage.
Le dossier ne présente :
• ni zonage ATEX,
• ni étude de risques,
• ni mesures de prévention,
• ni dispositifs de détection,
• ni systèmes de confinement.
Pour une installation relevant des rubriques 2771 et 3520, cette omission est inacceptable.
3. Absence d’analyse des incendies de CSR sur sites similaires
Les incendies de CSR sont fréquents en France et en Europe. Ils entraînent :
• émissions massives de fumées toxiques,
• pollution des sols et des eaux,
• évacuations de population,
• mobilisation de moyens de secours importants.
Le dossier SUEZ ne cite aucun retour d’expérience, alors que la réglementation impose la prise en compte des accidents sur installations comparables (article L.512 1 du Code de l’environnement).
4. Absence de modélisation des panaches toxiques en cas d’incendie
En cas d’incendie de CSR, les fumées contiennent :
• dioxines,
• furanes,
• HCl, HF,
• particules fines,
• métaux lourds,
• composés organiques volatils,
• suies,
• hydrocarbures aromatiques polycycliques.
Le dossier ne présente :
• aucune modélisation de dispersion,
• aucune estimation des concentrations,
• aucune analyse des impacts sur la Crau,
• aucune évaluation des risques pour les populations.
5. Non conformité avec les obligations du POI (Plan d’Opération Interne)
Pour une installation de cette nature, le POI doit :
• identifier les scénarios majeurs,
• définir les moyens de lutte,
• prévoir les délais d’intervention,
• analyser les effets domino,
• intégrer les risques d’explosion.
Le dossier ne présente aucun POI, ni même un pré POI.
Conclusion du FRAI
Le dossier SUEZ présente des lacunes majeures concernant les risques incendie et explosion liés aux CSR. Ces omissions contreviennent aux obligations du Code de l’environnement et ne permettent pas au public d’apprécier les dangers réels du projet.
Le FRAI demande :
• la réalisation d’une analyse ATEX complète,
• une modélisation des incendies de CSR,
• une évaluation des panaches toxiques,
• la présentation d’un pré POI,
• et la révision du dossier avant toute poursuite de la procédure.
Marc-Claude de PORTEBANE
Porte-parole du FRAI (Front Républicain Anti-Incinération)
Président d'AURA Environnement