Contribution n°11 (Web)
Déposée le 20 avril 2026 à 10h57
Vous mettez à jour la charte du PNR des causses du Quercy et cela engage sur des temps relativement long. Cela ouvre une opportunité pour réfléchir à notre beau territoire et ce que nous y projetons sur le long terme.
J'ai lu l'ensemble du dossier et je veux d'abord saluer le sérieux du travail effectué. Je l'ai lu dans le but de m'assurer de la politique du Parc quant à la préservation de l'environnement et je vois que le but premier de cette précieuse institution est maintenu et même renforcé. Le but de ma contribution n'est donc pas une critique des détails de votre projet mais une piste de réflexion pour l'avenir.
Je suis naturaliste indépendant et mon travail est généralement de protéger les milieux patrimoniaux. Je veux parler ici particulièrement du code 6210 des Cahiers des Habitats - les "Pelouses sèches semi-naturelles et faciès d'embuissonnement sur calcaire (Festuco-Brometea)" qui sont un élément majeur de notre patrimoine naturel, et qui sont au cœur de votre politique environnementale (accompagnement de l'élevage ovin, développement du bois-energie, etc...). Ils sont l'héritage de pratiques se raréfiant, hébergent une flore et une faune remarquable, et sont à ce titre, à préserver et à encourager.
J'ai été amené à étudier l'histoire de notre territoire, à partir de nombreux documents, particulièrement CHARRA W., 1949, document analysant le Quercy du XIX°siècle (Notes sur l'évolution des Causses du Quercy au cours du XIXe siècle. In : Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 20, fascicule 3-4, 1949. pp. 175-221.) . C'est à ce titre que je me permet de mettre en garde sur les effets à long terme de ces orientations.
Il n'existe pas de portrait universel du passé immuable du Quercy, et celui que l'on dresse souvent est celui du XIX° siècle, en pleine mutation, qui a eu des conséquences majeures sur les sols, les végétations, l'économie et donc aussi sur les dynamiques des populations humaines. Pendant 30 ans (1850-1880), on a abandonné les cultures traditionnelles (très diversifiées, entre autre on faisait du blé sur le causse...) pour un développement généralisé voire industriel de la vigne et du mouton. C'est de cette époque que date le défrichement généralisé des causses (les photos d'archives les plus anciennes datent du début du XX° et témoignent de cette transformation). L'effondrement qui s'en est suivi et bien connu, crise du Phylloxéra, concurrence internationale pour la laine et le vin (et phosphates). Mais aussi, souvent sous-évalué, l'appauvrissement, voire la disparition des sols due à cette surexploitation.
Les causses sont fragiles. Et les temps de formation d'un sol mature sur ce type de socle prend de 10 000 à 50 000 ans et dépend principalement de la couverture forestière (on est en climat relativement humide, de l'ordre de 850 mm annuel). En fait, la disparition des sols a été progressive mais fortement accentuée au XIX°s. Outre la faiblesse du stockage de carbone dans les rendzines (sols squelettiques typiques) et dans les végétations associées, cela a des conséquences délétères sur ce à quoi je voulais arriver, à savoir la qualité des eaux, un des axe phare de votre projet de révision de la charte.
Outre le stockage de carbone, les sols assurent aussi le stockage temporaire et la filtration de l'eau de pluie (filtration non réalisée par le calcaire, contrairement à d'autres roches - granite, grès...). Sans couverture pédologique, l'eau percolé jusqu'aux rivières et aux réservoirs souterrains contient toutes les substances de surface, donc toutes les pollutions (nitrates particulièrement). Ainsi, un simple tas de fumier posé sur une dalle calcaire, est en connexion directe avec le reseau hydrographique. Et, problème récurrent dans le Lot, les épisodes pluvieux exceptionnellement importants (de moins en moins exceptionnels), renouvellent les réservoirs et entraînent une pollution logique des rivières.
Je tiens à vous répéter mon soutient à votre politique environnementale, mais désire simplement prévenir qu'une pelouse sèche est un milieu fragile, qui demande plus d'attention qu'une forêt. On est loin de la situation de surexploitation prévalant à la fin du XIX°s mais il convient de garder à l'esprit qu'une augmentation de ces milieux à protéger nécessite une attention supplémentaire (surpâturage notament)
En vous souhaitant du courage pour l'aboutissement de votre beau projet.
Cordialement,
Raphaël Durand
Contribution n°10 (Mairie de Cajarc)
Déposée le 15 avril 2026 à 15h00
Document joint
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 15 avril 2026 à 22h37
Il est toutefois indispensable d'inscrire dans ce projet, et notamment dans l'article 1.3.1 que les manifestations motorisées existantes, ou ayant existé, qui font partie du patrimoine sportif local, depuis plus de 50 ans pour certaines, font l'objet d'une dérogation leur permettant de perdurer, y compris en cas d'interruption de leur organisation et que les plans de circulation des communes ne peuvent interdire ces manifestations.
On peut penser au :
- Rallye du Quercy (Coupe de France)
- Rallye Castine Terre d'Occitanie (Championnat de France)
- Montée historique de St Cirq Lapopie - Sauliac
- Rallye des trois chateaux
- Rallye terre des merveilles
- Course poursuite des Coudoulous (Tour de Faure)
- Course de côte de Cahors Lacapelle
- Supermotard à l'aérodrome de Cahors Lalbenque
- Endurokid à Auzolle
- Etc .....
Il va de soi que que conformément à la réglementation FFSA, les parcours de ces épreuves doivent pouvoir évoluer et être modifiés selon les besoins.
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 15 avril 2026 à 09h53
M. Ortalo-Magné
Document joint
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 14 avril 2026 à 19h50
Je souhaite que l’accent soit mis sur l’eau . Préservation d’une eau non pollué.
Restaurer les lavoirs , sources et puits.
Mettre cette eau en accès pour et par tous .
Cordialement
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 13 avril 2026 à 18h42
Document joint
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 10 avril 2026 à 11h22
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 6 avril 2026 à 11h20
Il pourrait aussi dans ce cas être défini un périmètre autour du village de 100 mètres ou plus où serait imposée la remise en état des clôtures en pierres sèches.
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 6 avril 2026 à 11h05
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 3 avril 2026 à 17h24
Restreindre l'artificialisation des sols et favoriser la préemption et la rénovation de bâti abandonné/en ruine
Consultation d'architectes spécialisés en construction bioclimatique
Exonération de taxe foncière pendant 10 ans si construction de bâtiment passif