Contribution n°51 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 15h55
Ceci étant, je me permettrai trois remarques :
- La première d’ordre général porte sur le volume des documents fournis pour l’enquête publique. Il doit falloir plusieurs jours pour le citoyen lambda pour en prendre connaissance et ainsi être en mesure de répondre de façon critique et constructive à l’enquête publique ! Heureusement que le Parc a produit une Synthèse illustrée (par le dessinateur Troubs) du nouveau projet de territoire. Espérons que le législateur saura dans le futur simplifier la procédure de révision de la charte et raccourcir sa durée, ainsi que celle de la charte, sur 10 ans par exemple.
- La seconde est relative à l’agriculture biologique qui n’est pas mise assez en avant, à mon sens dans l’orientation 2.1. Même si elle est effectivement mentionnée dans les mesures 2.1.2 et 2.1.3, elle devrait être citée nommément plus souvent, par exemple dans l’approvisionnement local de la restauration collective, et juxtaposée systématiquement au terme agriculture raisonnée. De même, l’agriculture biologique n’apparaît dans aucune des dispositions de la mesure 2.1.1, alors qu’elle devrait occuper une place prépondérante dans la diversification des cultures, les expérimentations nouvelles, la reconversion vers les activités agricoles, l’accès au foncier etc.
- La troisième concerne plus spécifiquement le fonctionnement du CSP. Ses missions et sa composition sont décrites dans Charte et il faut noter l’intention de l’impliquer plus dans le fonctionnement des instances de gouvernance du Parc. Par contre, le CSP souffre, d’une part, de la difficulté de ses membres à s’impliquer plus au delà de la participation aux 3 ou 4 réunions plénières par an (principalement pour des raisons soit professionnelles pour les actifs, soit d’implication dans de nombreux autres organismes pour les retraités) et, d’autre part, de l’animation reposant essentiellement sur le président et le directeur de l’équipe technique. Il conviendrait de se poser la question d’un appui à temps partiel par un membre de l’équipe technique pour co-animer le CSP en organisant les réunions plénières (choix des dates, convocations, rédaction du PV, etc.) mais aussi pour animer des groupes de travail sur des sujets particuliers par des réunions en petit comité en présentiel ou en visioconférence. Cela se fait dans d’autres PNR avec la particularité que cette personne organise aussi la communication et la vulgarisation scientifique.
Pour conclure en tant qu’habitant depuis 2018 de Saint Pierre Toirac, commune appelée à rejoindre le PNR en 2027, je ne vois que des avantages à intégrer le Parc pour mettre en valeur ses paysages, ses particularités architecturales (église romane fortifiée) et le souhait de bien vivre ensemble pour les jeunes et les moins jeunes. De plus, étant située à la limite est du futur Parc, la commune en deviendrait la porte d’entrée en amont de la rivière Lot.
Contribution n°50 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 14h31
concernant l'action 1.3.1.3 "Réduire les impacts des loisirs motorisés sur les espaces naturels "
Nous tenons à ce que tous les pratiquants locaux de loisirs motorisés dans les chemins soient sollicités pour établir des plans de circulation des véhicules à moteur, comme cela est prévu (cf. "... initient et élaborent dans les Sites Naturels Majeurs, en concertation avec les
communes, les EPCI et les pratiquants, des “plans de circulation des véhicules à
moteur"."). L'association Padirando, dont le siège est à Thégra, ayant, parmi ses membres actifs, des motards pratiquant la randonnée motorisée tout-terrain, conformément à ses statuts, devra être sollicitée.
Meilleures Salutations,
Didier Tournemine, Président de Padirando
Contribution n°49 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 13h08
Je partage pleinement l’objectif de protéger les Sites naturels majeurs et je soutiens fermement l’interdiction des centrales photovoltaïques au sol et des éoliennes, adhérant au principe « Sur les toits, pas dans les bois » pour concilier transition énergétique et préservation de la biodiversité. Je constate avec satisfaction que la production d’énergie renouvelable a atteint 40 % en 2023 et j’espère raisonnablement atteindre l’objectif de 50 % dès 2026.
Je soutiens que les projets d’énergies renouvelables doivent respecter l’intégration paysagère, la préservation écologique, une concertation réelle, le portage local et une gouvernance impliquant les acteurs locaux. Bien que la Charte cite le « public » comme acteur essentiel, je note qu’une zone d’ombre persiste sur les modalités concrètes de cette implication et sur sa place réelle dans la prise de décision finale.
Je m’alarme vivement de la proposition d’ouvrir 63 % du territoire à des investissements industriels, ce qui risque de transformer le Parc en zone d’exploitation au détriment de son identité. Je m’inquiète particulièrement des risques de dérogations, de la pression préfectorale pour atteindre les objectifs énergétiques nationaux, de la faiblesse des prérogatives du Parc qui ne peut édicter que des avis, et de la dilution des efforts de protection locale au profit d’objectifs régionaux. Je considère donc légitime de s’inquiéter de la pérennité des 37 % de zones protégées sans des garde-fous juridiques plus solides.
Contribution n°48 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 13h00
ATTAC LOT tient à féliciter chaleureusement les équipes de rédaction pour la qualité globale du document soumis à consultation. La synthèse proposée est particulièrement louable par sa clarté et sa structure logique. L’articulation entre les objectifs stratégiques et la mise en place d’indicateurs pertinents constitue une base solide. Ces outils de pilotage, s’ils sont correctement déployés, devraient permettre une gestion rigoureuse et une adaptation continue du Parc sur les quinze années à venir, assurant ainsi la pérennité de la démarche.
Nous partageons pleinement et sans réserve l’objectif central de protéger et de gérer les Sites naturels majeurs du territoire. Nous soutenons fermement la volonté du Parc de « éviter certaines activités non compatibles avec la préservation de la vocation naturelle de ces sites », en citant explicitement l’interdiction des centrales photovoltaïques au sol et l’implantation d’éoliennes. Cette position s’inscrit parfaitement dans la devise « Sur les toits, pas dans les bois », principe qu’ATTAC Lot fait sienne, car il permet de concilier transition énergétique et préservation des paysages et de la biodiversité.
Nous prenons acte avec satisfaction que la production d’énergie renouvelable a atteint 40 % de l’énergie consommée en 2023, marquant une progression significative par rapport aux 28 % enregistrés en 2017. Cette dynamique positive témoigne de l’efficacité des actions menées jusqu’ici. Si cette tendance se confirme, il est raisonnable d’espérer atteindre l’objectif ambitieux de 50 % de la consommation couverte par des sources renouvelables dès 2026, ce qui constitue une avancée majeure pour le territoire.
Nous soutenons fermement la position selon laquelle les projets d’énergies renouvelables (EnR) doivent impérativement respecter plusieurs critères fondamentaux pour être acceptables :
Intégration paysagère : Les projets doivent s’insérer harmonieusement dans le paysage, sans le défigurer.
• Préservation écologique : Ils doivent garantir la protection stricte des milieux naturels patrimoniaux et de la biodiversité.
• Concertation réelle : Leur définition doit résulter d’une concertation approfondie et continue avec les acteurs locaux, incluant élus et citoyens, dès le début du processus.
• Portage local : Ils doivent être soutenus et/ou portés par les collectivités locales, garantissant ainsi un ancrage territorial fort.
• Gouvernance et financement : Il est essentiel d’offrir aux acteurs locaux (collectivités, citoyens, SEM, etc.) la possibilité réelle de s’impliquer dans la gouvernance et le montage financier, idéalement en amont du développement, pour éviter les conflits d’intérêts et favoriser l’appropriation par la population.
Il est notable que le projet de Charte cite souvent le « public » comme un acteur essentiel dans le devenir des projets d’EnR, et ce, dès les phases de prospection jusqu’à l’exploitation. Cependant, une zone d’ombre persiste : les modalités concrètes de cette implication ne sont pas clairement définies. Il reste à préciser comment cette concertation sera mise en œuvre opérationnellement et, surtout, quelle place réelle cet acteur occupera dans la prise de décision finale, au-delà de la simple consultation.
Néanmoins, nous nous interrogeons vivement, voire nous nous alarmons, sur la proposition de laisser 63 % du territoire ouvert à des investissements potentiels, pilotés par des intérêts financiers ou industriels. Cette ouverture massive risque de transformer le parc en zone d’exploitation industrielle, au détriment de son identité et de sa protection.
En particulier, considérant la situation actuelle en Occitanie et les pressions exercées sur les territoires ruraux, plusieurs facteurs spécifiques nous inquiètent profondément :
• Risque de dérogations : La possibilité de dérogations aux règles d’exclusion pourrait réduire drastiquement l’efficacité de la protection des 37 % restants, rendant ces zones fragiles face aux pressions économiques.
• Pression préfectorale : La volonté de la Préfecture d’assurer que la participation du Parc soit significative dans l’apport à la cause énergétique nationale risque de primer sur les spécificités locales, poussant le Parc à accepter des projets qu’il refuserait autrement.
• Faiblesse des prérogatives : La contrainte structurelle selon laquelle le Parc ne peut édicter que des avis, et non des règles opposables, limite son pouvoir de veto et le place dans une position de faiblesse face aux promoteurs.
• Dépassement de mission : L’obligation implicite pour le Parc de dépasser le simple équilibre énergétique de son propre territoire pour contribuer à l’amélioration de celui de la région entière risque de diluer les efforts de protection locale au profit d’objectifs régionaux ou nationaux.
Au regard de ces éléments, il est légitime et nécessaire de s’inquiéter de la pérennité même des 37 % de zones protégées. Sans garde-fous juridiques plus solides et sans reconnaissance du pouvoir décisionnel du Parc, la protection du patrimoine naturel risque de devenir symbolique face aux enjeux énergétiques et économiques.
Contribution n°47 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 11h02
Contribution n°46 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 09h19
Contribution n°45 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 07h59
Je suis très favorable à l'élargissement du Parc des causses du Quercy pour l'environnement (malgré certaines contraintes) et les retombées économiques.
Contribution n°44 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 18h23
En bref et de manière non-exhaustives, quelques pistes scientifiques pourraient être explorées à profit :
- Développer une analyse des conflits et arbitrages : les tensions d’usage sont inévitables (tourisme, agriculture, mobilités, loisirs, etc.).
- Renforcer l'analyse qualitative des usages : comprendre ce qui marche réellement sur le terrain, pas seulement ce qui est mesuré ;
- Approfondir la question de l’acceptabilité/inacceptabilité sociale : de nombreuses d’actions (énergie, biodiversité, tourisme) reposent sur l’adhésion locale dans un contexte global ;
- Renforcer l’étude des usages réels du territoire (inaccessibles aux seules enquêtes quantitatives) ;
- Expérimenter des “politiques publiques pilotes” : positionner le Parc comme terrain d’expérimentation en sciences sociales.
Etant donnée la dégradation rapide des milieux de vie, les problématiques sociales et de gestion qui en résultent, il paraîtrait logique qu'un Parc Régional développe progressivement une logique de laboratoire originale et locale. Il s'agirait, pour les politiques publiques :
- de sécuriser davantage les décisions sur une base scientifique
- d'anticiper et désamorcer les tensions locales
- de mieux répondre aux impératifs nationaux et globaux (climat, occupation des sols, pollutions diverses, etc.)
Contribution n°43 (Mairie de Saint-Gery-Vers (annexe))
Déposée le 30 avril 2026 à 16h00
Document joint
Contribution n°42 (Web)
Déposée le 30 avril 2026 à 14h29
Bien cordialement.
Enerparc Solaire SARL.