Les contributions

Contribution n°85 (Web)

Anonyme
Déposée le 19 octobre 2026 à 19h39
Pouvons nous arrêter de construire et accueillir de nouveaux habitants
Et réfléchir comment améliorer la circulation routière, Améliorer [...]
Pouvons nous arrêter de construire et accueillir de nouveaux habitants
Et réfléchir comment améliorer la circulation routière, Améliorer les transports en commun .
Et ainsi construire une cohérence dans l’habitat?

Contribution n°84 (Web)

Anonyme
Déposée le 18 octobre 2026 à 18h29
Je souhaite m opposer à ce projet d aire de gens du voyage sur la commune des Adrets

Contribution n°83 (Web)

Anonyme
Déposée le 17 octobre 2026 à 13h48
Madame, Monsieur,
Depuis quelques jours, je lis beaucoup de contributions contre l’aire de grand passage.
Les gens du voyage passent [...]
Madame, Monsieur,
Depuis quelques jours, je lis beaucoup de contributions contre l’aire de grand passage.
Les gens du voyage passent par notre territoire tous les ans, qu’il y ait une aire ou pas. Quand rien n’est prévu, ils s’installent où ils peuvent/veulent.
L’an dernier, c’était sur l’aérodrome de Fayence.
Avec un terrain adapté et aménagé, ils ne pourront plus prendre comme argument qu’il n’y a pas d’aire ou d’espace à leur proposer. Les communes seront où ils sont, pour combien de temps, avec qui discuter le cas échéant. Les gens du voyage auront l’eau, l’électricité et le ramassage des déchets, ... le tout concentré sur un même espace.
Pour tout le monde, c’est quand même mieux qu’une installation non autorisée, non consentie sur des terres agricoles ou forestières avec souvent des coffrets électricité cassés pour se raccorder et des bornes incendie utilisées qui coulent non-stop. Sans parler des dégâts présents sur ces espaces "squattés" lors de leurs départs (déchets, déjections et autres curiosités...).
Le futur emplacement prévu me paraît avoir du sens. Il est juste à côté de l’entrée et de la sortie de l’autoroute, donc les caravanes n’ont pas besoin de traverser nos villages ni de passer par des petites routes. Il est également éloigné des habitations, à près de 800 mètres de la plus proche, d’après une autre contribution.
Il faudra bien sûr normaliser le terrain avec un accès pour les pompiers, l’eau, l’électricité et le débroussaillement, comme pour n’importe quel projet (cf zone artisanale prévue dans la même zone).
Enfin, je suis surpris.e que le classement en zone rouge du PPRIF soit parfois présenté comme un obstacle nécessairement insurmontable. Le secteur accueille déjà des équipements publics, notamment une déchetterie. Le PLU communal identifie d’ailleurs un secteur Ne destiné aux équipements publics et d’intérêt collectif qui comprend notamment cet équipement.
Dès lors que les conditions de sécurité peuvent être définies et respectées, cela me semble être une contrainte réglementaire à examiner et non nécessairement une impossibilité liée au terrain lui-même.
Sur le fait que le terrain ne soit pas exactement sur le territoire de la CCPF, ces arguments font un peu cours d'école : c'est pas moi, c'est lui... En effet, ce terrain n'est qu'à quelques centaines de mètres de la "frontière" considerée.
Enfin, je vous livre mon dernier sentiment : que vous soyez pour ou contre, les autorités ont déjà fait leur choix et quoi qu’il arrive cet espace sera créé car ils n’ont pas d’autres terrains aussi bien placés pour ce projet.
Bien à vous
(Contribution rédigée sans IA...)

Contribution n°82 (Web)

Anonyme
Déposée le 15 octobre 2026 à 18h41
Objet : Opposition au projet d’aire de grand passage de 200 caravanes

En tant qu’habitants des Adrets-de-l’Estérel, nous souhaitons [...]
Objet : Opposition au projet d’aire de grand passage de 200 caravanes

En tant qu’habitants des Adrets-de-l’Estérel, nous souhaitons exprimer notre opposition au projet d’implantation d’une aire pouvant accueillir jusqu’à 200 caravanes dans notre secteur.

Notre principale inquiétude concerne la sécurité, notamment le risque d’incendie dans une région particulièrement exposée aux feux de forêt. Une installation de cette ampleur soulève également des questions importantes concernant la circulation, l’accès des secours, l’approvisionnement en eau, l’assainissement et la préservation de l’environnement.

Nous sommes également préoccupés par les conséquences possibles sur la tranquillité des habitants et sur le cadre de vie de notre commune.

Nous demandons que les conséquences de ce projet soient étudiées en toute transparence, que les habitants soient réellement consultés et que des solutions alternatives soient envisagées.

Nous tenons à préciser que notre opposition concerne la dimension et la localisation du projet, et non les personnes susceptibles d’y séjourner.

Nous demandons que notre opposition soit prise en compte avant toute décision définitive.

Contribution n°81 (Web)

Anonyme
Déposée le 15 octobre 2026 à 17h46
Bonjour,

1. CE QUE CONTIENT LE DOSSIER
- Le projet de SCoT arrêté (PAS, DOO, annexes, évaluation environnementale) ne mentionne aucune [...]
Bonjour,

1. CE QUE CONTIENT LE DOSSIER
- Le projet de SCoT arrêté (PAS, DOO, annexes, évaluation environnementale) ne mentionne aucune aire de grand passage.
- L'avis de l'État (28/07/2026) relève que le SCoT « ne comporte pas d'orientation pour répondre aux équipements prescrits par la révision du schéma départemental d'accueil et d'habitat des gens du voyage 2025-2031 ».
- L'avis de la Communauté de communes du Pays de Fayence (27/07/2026) demande que soit « indiqué et répertorié dans le dossier » un projet d'aire de grand passage « au droit de la déchetterie des Adrets-de-l'Estérel sur un terrain appartenant à la commune de Montauroux situé sur la commune des Adrets ».

Le dossier ne précise ni la parcelle, ni la surface, ni la capacité. Selon le fichier DGFiP des parcelles des personnes morales, la commune de Montauroux possède plusieurs parcelles contiguës à la déchetterie, dont la parcelle A 212 (8,7 ha, presque entièrement boisée en taillis) et la parcelle A 465 (145 ha, taillis).

2. SUR LA PROCÉDURE
Ce projet n'a fait l'objet ni de l'évaluation environnementale du SCoT, ni d'un avis de l'Autorité environnementale (MRAe), ni d'une information du public dans le dossier soumis à enquête. Une aire de grand passage occupe au moins 4 hectares (décret n°2019-171 du 5 mars 2019) et peut accueillir jusqu'à 200 résidences mobiles. Inscrire ce site dans le SCoT après l'enquête, sur la seule demande d'une personne publique associée, reviendrait à introduire un aménagement significatif sans évaluation de ses incidences ni consultation du public. Je demande que ce site ne soit pas inscrit dans le SCoT approuvé sans évaluation environnementale et sans nouvelle consultation du public.

3. POURQUOI CE SITE N'EST PAS ADAPTÉ
3.1 Risque incendie de forêt
- Dans le même avis, la CC du Pays de Fayence s'oppose à une zone commerciale dans ce secteur parce qu'il est « soumis à un aléa très fort au regard du risque d'incendie de forêt ». Le même secteur ne peut pas être jugé trop dangereux pour des commerces et acceptable pour l'hébergement de 200 caravanes.
- Les grands passages ont lieu principalement à la belle saison, c'est-à-dire pendant la période de risque incendie maximal.
- Le SDIS du Var rappelle (avis PPA) que tout projet doit être apprécié au regard de sa « défendabilité » : desserte sécurisée, défense extérieure contre l'incendie, obligations légales de débroussaillement. Le dossier n'en dit rien pour ce site.
- Le dossier est incohérent sur ce point : l'État et la MRAe indiquent que Les Adrets disposent d'un PPRIF approuvé, alors que le SDIS indique qu'il n'existe qu'un porter-à-connaissance. Le SDIS juge par ailleurs la carte du risque incendie de l'état initial de l'environnement « inexploitable ». Cette question doit être clarifiée avant tout choix de site.

3.2 Trafic à l'échangeur des Adrets
La CC du Pays de Fayence elle-même souligne que l'échangeur autoroutier « connaît d'ores et déjà d'importantes difficultés de circulation ». Le site est desservi par la RD 837 à quelques dizaines de mètres de l'échangeur A8. Des convois de plusieurs dizaines à 200 véhicules tractant des caravanes s'y ajouteraient, sur l'axe emprunté par les habitants du secteur (dont ceux des Estérets du Lac) et par les usagers de la déchetterie. En cas de feu, l'évacuation simultanée de l'aire et des riverains passerait par ce même point.

3.3 Massif de l'Estérel et Opération Grand Site
La MRAe, l'inspecteur des sites (DREAL) et l'UDAP critiquent déjà l'ouverture d'une zone d'activités dans ce secteur. Selon la MRAe, elle se situe « en discontinuité de toute urbanisation au cœur du massif de l'Estérel » et apparaît « en contradiction avec les objectifs de protection des paysages emblématiques du territoire et du cadre de l'opération grand site ». Une aire de grand passage de plusieurs hectares sur des terrains boisés au même endroit soulève exactement les mêmes objections.

3.4 Eau et assainissement
Une aire de grand passage doit être alimentée en eau et équipée pour la collecte des eaux usées et des déchets (décret 2019-171). La MRAe relève pour Les Adrets des « fragilités à la fois qualitatives et quantitatives » de l'alimentation en eau potable. L'État signale que le raccordement du quartier de Chense, prévu depuis 2020, n'est toujours pas effectif. Le dossier ne démontre pas la capacité à desservir un tel équipement.

3.5 Consommation d'espace
Plusieurs hectares de terrain boisé consommés ne figurent pas dans le bilan de consommation foncière du SCoT.

3.6 Distance aux habitations
Selon nos mesures (BD TOPO IGN, cadastre), le bord de la parcelle A 212 se trouve à environ 790 m de l'habitation la plus proche. Environ 25 maisons des Estérets du Lac sont à moins de 1 km et plus de 200 à moins de 1,5 km. La CC du Pays de Fayence n'a publié aucun critère de distance. À titre de comparaison, le recensement indépendant du foncier public du Pays de Fayence retient une distance minimale de 1 km aux habitations : le site pressenti ne respecte pas ce seuil.

3.7 Risque minier et pollution d'origine minière non traités
Le secteur se situe dans le district minier de Garrot-Fontsante et du Reyran. L'état initial de l'environnement du SCoT se limite à une ligne : aux Adrets, « anciennes exploitations minières qui peuvent provoquer des effondrements sur le secteur des Mines, anciennes mines de Vaux et quartier des Adréchons ». Il ne contient aucune carte d'aléa. L'État le relève dans son avis : « Sauf erreur, le risque minier n'est pas abordé. Un PAC a été transmis aux communes de Fréjus et des Adrets de l'Estérel en septembre 2018. »
- Les « Anciennes Mines des Vaux » se trouvent à environ 900 m de la parcelle A 212. L'ancienne mine de fluorine de Fontsante est à environ 2,2 km de cette parcelle et à environ 800 m de la parcelle A 465, également propriété de Montauroux et contiguë à la déchetterie.
- Selon l'étude d'aléas miniers GEODERIS S2016/018DE, annexée au PLU des Adrets, Fontsante est le plus gros gisement de fluorine du district. L'exploitation a cessé en 1986 et les travaux descendent jusqu'à 60 m de profondeur. Trente-cinq effondrements y ont été recensés, dont certains récents (a priori 2012), y compris sur des ouvrages déjà traités.
- Cette étude ne cartographie que les mouvements de terrain. Elle rappelle pourtant que les aléas miniers comprennent aussi les « pollutions des sols ou des eaux » et les « émissions de rayonnements ionisants ». À notre connaissance, aucune évaluation publique de la pollution des sols et des eaux liée à ces anciennes exploitations n'a été produite. Ni Fontsante ni les mines des Vaux ne figurent à l'inventaire des sites et sols pollués (BASOL) présenté dans le dossier, et le dossier n'en dit rien.
- Les bassins de décantation de Fontsante (Lenté et Saint-Barthélemy) « présentaient des risques de pollution de la retenue de Saint-Cassien », selon la même étude. Ils ont été restructurés puis placés sous surveillance par arrêté préfectoral en 2004, mais ils n'ont pas été évacués. Or la retenue de Saint-Cassien alimente le territoire en eau potable, et la nouvelle unité de potabilisation de Fustière, aux Adrets, y puisera.
Je demande que les cartes d'aléa minier du porter-à-connaissance de 2018 soient croisées avec le site pressenti, et qu'une évaluation de la qualité des sols et des eaux soit réalisée avant tout choix. Une aire destinée à accueillir des familles, dont des enfants, ne peut pas être implantée sans cette vérification.

4. DES ALTERNATIVES EXISTENT
Le recensement du foncier public des 9 communes du Pays de Fayence, données DGFiP 2025, cadastre Etalab, BD TOPO IGN) identifie des terrains publics de plus de 4 ha situés à plus de 1 km de toute habitation. Parmi ceux qui ne sont pas boisés selon le cadastre :
- Bagnols-en-Forêt, parcelle C 1005 : 19,9 ha, commune, nature « sols », environ 1,3 km des habitations, environ 300 m de la RD 4 -SMIDDEV;
- Bagnols-en-Forêt, parcelle D 805 : 6,1 ha, commune, nature « sols », environ 1,1 km des habitations, environ 450 m de la RD 4 -SMIDDEV;
- Mons, parcelle L 138 : 6,5 ha, environ 1,2 km des habitations, environ 250 m de la RD 563 ;
- Mons, parcelle C 115 : 26,7 ha, environ 1,1 km des habitations ;
- Seillans, parcelles Y 76, 81, 84 : plusieurs centaines d'hectares, plus de 1,5 km des habitations.

Ces terrains ne sont pas présentés comme des sites clés en main : leur zonage, leur exposition aux risques, leur pente et leur desserte doivent être vérifiés. Ils montrent cependant que le choix d'un terrain boisé, en aléa incendie très fort, contigu à un échangeur saturé et hors du territoire de la collectivité demandeuse, n'est pas le seul possible.

Contribution n°80 (Web)

Par ASSOCIATION COMMUNAUTE ENVIRONNEMENTALE EST VAR
Déposée le 15 octobre 2026 à 09h15
Révision du Schéma de cohérence territoriale 2025 (SCoT) d’Estérel Côte d’Azur Agglomération
Objet : insuffisances de la cartographie [...]
Révision du Schéma de cohérence territoriale 2025 (SCoT) d’Estérel Côte d’Azur Agglomération
Objet : insuffisances de la cartographie environnementale, continuités écologiques, trames vertes et bleues, protection des ZNIEFF et cohérence des zones tampons

À l'attention de Monsieur Olivier Riché, Commissaire Enquêteur, l’association Communauté Environnementale Est-Var, association déclarée et active sur le territoire (siège social à Fréjus au 1016 avenue Henri Giraud ), dépose la présente observation dans le cadre de l’enquête publique sur la Révision n°1 du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) d’Estérel Côte d’Azur Agglomération.

Dans le cadre de l’enquête publique relative à la révision du Schéma de cohérence territoriale 2025 (SCoT) d’Estérel Côte d’Azur Agglomération, nous souhaitons attirer votre attention sur plusieurs insuffisances du dossier concernant la représentation, l’identification et la préservation des continuités écologiques terrestres et aquatiques, ainsi que sur la protection des espaces naturels remarquables du territoire.
Ces observations s’appuient notamment sur les remarques formulées par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe), dont les conclusions appellent des réponses précises et des améliorations substantielles du document soumis à enquête publique.
L’enjeu est majeur : le SCoT doit permettre d’organiser le développement du territoire sans compromettre durablement les fonctionnalités écologiques qui assurent la préservation de la biodiversité, la circulation des espèces et la résilience des milieux naturels.
1. Une représentation de la trame verte et bleue à améliorer sensiblement
La MRAe relève que la représentation de la trame verte et bleue (TVB) doit être améliorée sensiblement. Elle souligne que l’échelle de la carte est insuffisante pour visualiser correctement l’ensemble des éléments de la TVB sur un territoire de 34 700 hectares.
Cette observation ne relève pas d’un simple problème de présentation graphique. Une cartographie insuffisamment lisible empêche le public, les collectivités et les acteurs de l’environnement d’apprécier correctement la continuité des corridors écologiques, les éventuelles ruptures, les secteurs de fragilité et les conséquences des choix d’aménagement.
La trame verte ne peut pas être appréhendée uniquement à travers de grands ensembles naturels ou des représentations générales. Elle doit également permettre d’identifier les liaisons entre les massifs forestiers, les espaces boisés, les milieux naturels intermédiaires, les haies, les boisements et les secteurs qui assurent la circulation des espèces au sein d’un territoire soumis à une pression urbaine importante.
De même, la trame bleue, qui concerne notamment les cours d’eau, les zones humides et leurs connexions écologiques, ne saurait se substituer à la trame verte. Les deux composantes sont complémentaires et doivent être représentées de manière à rendre visibles leurs interactions.
Nous demandons donc que le dossier soit complété par des cartographies à une échelle suffisamment précise, permettant :
• d’identifier distinctement les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques ;
• de visualiser les continuités terrestres, forestières et aquatiques ;
• de repérer les ruptures, les obstacles et les secteurs de fragmentation ;
• de localiser les secteurs où l’urbanisation pourrait compromettre les fonctionnalités écologiques ;
• de comparer clairement la situation antérieure avec celle retenue dans le projet de SCoT révisé.
2. La disparition ou la modification de certaines continuités terrestres doit être explicitée
Les comparaisons entre les cartographies antérieures et celles du projet de SCoT 2025 soulèvent des interrogations quant à l’évolution de la représentation des trames vertes et de certains corridors écologiques terrestres.
Il convient de préciser si ces évolutions résultent d’une actualisation scientifique des connaissances, d’une modification de la méthode d’identification des continuités, d’un changement de nomenclature ou d’un choix d’aménagement.
Une modification de représentation ne démontre pas, à elle seule, la disparition d’une fonctionnalité écologique sur le terrain. Toutefois, lorsqu’un corridor précédemment identifié n’apparaît plus, ou lorsque sa continuité devient difficile à discerner, le dossier doit expliquer les raisons de cette évolution et démontrer que les fonctionnalités écologiques concernées restent effectivement prises en compte.
La disparition graphique d’un corridor ne doit pas conduire à rendre invisible une continuité naturelle qui demeure nécessaire au déplacement des espèces.
Je demande par conséquent que la collectivité présente une comparaison documentée des cartographies successives, notamment celles du SCoT antérieur et du projet révisé, et justifie les modifications apportées aux trames vertes et bleues.
Cette analyse doit également préciser les conséquences de ces modifications sur la protection des espaces naturels et sur les possibilités d’urbanisation des secteurs concernés.
3. Les observations de la MRAe sur les ZNIEFF et la discontinuité des zones tampons
La MRAe relève également, au sujet des ZNIEFF et de la lisibilité de la carte, qu’elle s’interroge sur l’absence de continuité des zones tampons définies.
Le dossier indique que « des tampons sont appliqués aux contours de ces entités urbaines et croisés avec les sensibilités environnementales et protections réglementaires existantes ».
Cette méthode appelle plusieurs questions essentielles.
Comment ces zones tampons ont-elles été définies ? Quels critères scientifiques ont été retenus ? Quelle distance a été appliquée ? Comment les sensibilités environnementales et les protections réglementaires ont-elles été croisées ? Pour quelles raisons certaines zones tampons apparaissent-elles discontinues ?
Il convient notamment de préciser si ces interruptions correspondent à des réalités écologiques objectivement établies ou si elles résultent de choix de délimitation liés aux secteurs déjà urbanisés ou susceptibles de l’être.
Les ZNIEFF constituent des espaces d’inventaire et de connaissance du patrimoine naturel. Leur intérêt écologique ne s’arrête pas nécessairement à leurs limites cartographiques. Les espaces périphériques peuvent jouer un rôle essentiel dans le fonctionnement des habitats, la circulation des espèces et le maintien des connexions entre les milieux naturels.
Une zone tampon discontinue peut donc laisser subsister des secteurs de fragilité, voire des possibilités de fragmentation des continuités écologiques.
Nous demandons que la méthodologie de définition des zones tampons soit explicitée, que leurs discontinuités soient justifiées et que les secteurs de connexion entre les ZNIEFF et les espaces naturels environnants soient identifiés de manière lisible.
4. Le secteur de Valescure : un enjeu particulier de continuité écologique
Une attention particulière doit être portée au secteur de Valescure, à Fréjus, où les espaces boisés et les milieux naturels participent à la continuité écologique du territoire.
La présence de boisements, de secteurs identifiés au titre des ZNIEFF et d’espaces naturels en relation avec les massifs environnants impose d’examiner les continuités écologiques à une échelle suffisamment fine.
La fonctionnalité d’un tel secteur ne peut être appréciée en considérant uniquement les espaces protégés pris individuellement. Elle dépend également des liaisons entre les boisements, des espaces intermédiaires qui permettent le déplacement des espèces et des effets cumulés des extensions urbaines.
Les enjeux de Valescure doivent ainsi être analysés au regard :
• de la continuité des espaces boisés et des corridors terrestres ;
• des connexions entre les secteurs naturels et les espaces identifiés au titre des ZNIEFF ;
• de la fragmentation résultant de l’urbanisation et des infrastructures ;
• des risques de rupture des continuités écologiques à proximité des secteurs urbanisés ;
• de la cohérence entre la cartographie du SCoT et les protections prévues dans les documents d’urbanisme locaux.
Il est indispensable que les évolutions cartographiques du projet de SCoT ne conduisent pas à sous-estimer les fonctionnalités écologiques de ce secteur.
Nous demandons donc que la continuité écologique de Valescure fasse l’objet d’une analyse spécifique, accompagnée de documents cartographiques précis et d’une justification des éventuelles modifications apportées à son identification dans le projet révisé.

4-1. Un ancrage historique et une stabilité écologique remarquable depuis 2017 Il est rappelé que la Trame Verte et Bleue (TVB) sur le secteur de Valescure était déjà parfaitement identifiée, fléchée et protégée dans le SCoT initial approuvé en décembre 2017. Depuis près de dix ans, ce secteur n’a subi aucune modification structurelle ni aucune construction anthropique. Les corridors biologiques et réservoirs naturels y sont restés totalement fonctionnels et préservés de toute artificialisation. L'absence d'urbanisation passée démontre que le maintien de cette trame est indispensable et parfaitement compatible avec un aménagement équilibré. Supprimer ou déclasser aujourd’hui des zones préservées depuis 2017 ne répond à aucune dégradation écologique factuelle du site, mais relève d'une pure opportunité foncière d'urbanisation, ce qui caractérise une erreur manifeste d'appréciation. Paragraphe de transition – Preuve cartographique versée aux débats : Afin d'étayer cette stabilité historique, notre association verse formellement à la présente enquête la carte officielle de la TVB issue du SCoT approuvé en 2017 (Annexe 3). Ce document factuel démontre le fléchage initial et le haut niveau de protection dont bénéficiait déjà ce secteur, établissant un point de comparaison incontestable avec les régressions actuellement projetées.

4-2. Une atteinte caractérisée à un réservoir de biodiversité : la ZNIEFF de Valescure Le secteur visé par les projets d'aménagement intercepte directement la ZNIEFF de type II « Plaine et vallon de Valescure ». Cet espace constitue un ensemble écologique homogène et d'intérêt patrimonial majeur. Il abrite une faune et une flore hautement protégées, à commencer par la Tortue d'Hermann. Toute destruction de pinèdes, de maquis ou de vallons dans ce périmètre compromettrait irrémédiablement la viabilité de cette population faunique.

4-3. L'extension majeure de la zone humide de la ZNIEFF en novembre 2024 La valeur écologique de ce secteur a été officiellement renforcée et réévaluée à la hausse très récemment. En novembre 2024, la superficie de la zone humide associée à la ZNIEFF de Valescure a fait l'objet d'une mise à jour majeure entraînant l'augmentation significative de sa surface protégée. Notre association a d'ailleurs saisi la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) afin de faire cartographier officiellement le cours d'eau du Couniller, qui s'inscrit pleinement dans ce réseau hydrographique et environnemental préservé. L'agglomération ne peut ignorer cette extension scientifique et administrative de la zone humide de 2024 dans le cadre de la révision actuelle du SCoT.

4-4. Une rupture des continuités liée à la mitoyenneté biologique avec l'Estérel La ZNIEFF de Valescure présente la particularité écologique d'être directement mitoyenne de la ZNIEFF du Massif de l'Estérel. À ce titre, la plaine, le vallon et sa zone humide étendue font office de zone-tampon et de corridor biologique absolument vital, assurant la jonction et les flux migratoires de la faune entre le cœur du Massif de l’Estérel et les zones humides de la basse vallée de l’Argens. Urbaniser, amincir ou restreindre la largeur de cette Trame Verte et Bleue à cet endroit précis revient à isoler génétiquement les espèces de l'Estérel, briser une continuité territoriale historique et détruire définitivement la fonctionnalité de la trame régionale (SRADDET).


4-5. Violation directe du Principe de Non-Régression Environnementale Le Code de l'environnement (article L. 110-1) et la jurisprudence administrative (notamment la décision du Conseil d'État de mars 2026) consacrent le principe de non-régression : le niveau de protection des espaces naturels ne peut faire l'objet que d'une amélioration constante. Supprimer ou réduire une trame verte et bleue existante et préservée pour satisfaire des besoins fonciers, d'autant plus que les inventaires de novembre 2024 prouvent l'extension des zones humides locales, sans démontrer scientifiquement l'absence d'impact et sans justifier de "solutions de substitution raisonnables", entache le document d'une illégalité flagrante.

5. La prise en compte des documents régionaux et du principe de préservation de la biodiversité
Le SCoT doit s’inscrire dans le cadre des objectifs régionaux relatifs à la biodiversité, aux continuités écologiques et à la limitation de la fragmentation des milieux naturels.
À ce titre, il convient d’examiner la cohérence du projet avec le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) de la Région Sud, notamment ses objectifs relatifs à la biodiversité et à la préservation des continuités écologiques.
Cette vérification doit porter sur le fond du document, et non uniquement sur la présence de références aux objectifs régionaux dans le rapport de présentation.
La collectivité doit démontrer comment les continuités écologiques régionales sont traduites dans le SCoT, comment les éventuelles évolutions de la cartographie sont justifiées et quelles mesures permettent d’éviter que les corridors naturels soient interrompus par les choix d’urbanisation.
Il convient également de prendre en compte les principes du Code de l’environnement relatifs à la préservation de la biodiversité et à la limitation de la fragmentation des milieux naturels.
La protection des espaces naturels ne peut pas se réduire à la conservation de quelques réservoirs isolés : elle suppose également le maintien des connexions nécessaires à leur fonctionnement.
6. La nécessité d’une évaluation environnementale plus précise et d’une analyse des effets cumulés
L’évaluation environnementale doit permettre d’apprécier concrètement les conséquences des orientations du SCoT sur les espaces naturels, les corridors écologiques et les secteurs présentant des sensibilités environnementales.
Une carte générale ne suffit pas lorsque la continuité des trames vertes et bleues, la cohérence des zones tampons ou les conséquences des extensions urbaines ne peuvent pas être clairement appréciées.
Il est nécessaire de croiser les enjeux écologiques avec les secteurs susceptibles d’accueillir de nouveaux aménagements, en tenant compte des effets cumulés de l’urbanisation, des infrastructures et des équipements.
Cette analyse doit notamment permettre de déterminer si les espaces naturels conservent des connexions fonctionnelles entre eux, si certains corridors sont fragilisés et si des mesures d’évitement ou de protection supplémentaires sont nécessaires.
Nous demandons que les lacunes relevées soient corrigées avant l’approbation définitive du SCoT, afin que les orientations d’aménagement reposent sur une connaissance suffisamment précise des enjeux écologiques.

7. Demandes adressées à la commission d’enquête
Au regard de ces observations, nous demandons à la commission d’enquête de solliciter des réponses précises de la part d’Estérel Côte d’Azur Agglomération sur les points suivants :
1. La production de cartes de la trame verte et bleue à une échelle permettant d’identifier les corridors, les réservoirs de biodiversité, les ruptures et les connexions écologiques (les légendes apparaissent sur le côté de la carte mais rien n’est fléché).
2. La présentation comparative des cartographies antérieures et du projet de SCoT 2025, avec une justification des suppressions, déplacements ou modifications de représentation des corridors terrestres.
3. L’explication de la méthode de définition des zones tampons autour des entités urbaines et des espaces sensibles, ainsi que la justification des discontinuités relevées par la MRAe.
4. L’identification précise des continuités écologiques entre les ZNIEFF, les espaces boisés et les milieux naturels environnants.
5. Une analyse spécifique du secteur de Valescure, tenant compte des boisements, des corridors terrestres et des effets cumulés de l’urbanisation.
6. La démonstration de la cohérence du projet avec les objectifs régionaux de préservation de la biodiversité et de limitation de la fragmentation écologique.
7. La correction du dossier, si nécessaire, afin que les continuités écologiques soient correctement identifiées et protégées dans les orientations du SCoT et dans les documents d’urbanisme qui devront le mettre en œuvre.

Conclusion
La révision du SCoT constitue une étape déterminante pour l’avenir du territoire d’Estérel Côte d’Azur Agglomération.
La qualité de ce document ne peut être appréciée uniquement au regard de ses objectifs généraux. Elle dépend également de la précision des diagnostics, de la lisibilité des cartographies et de la capacité du projet à garantir la cohérence des protections environnementales.
Les observations de la MRAe relatives à la représentation de la trame verte et bleue et à la discontinuité des zones tampons autour des espaces sensibles doivent donc recevoir des réponses précises et vérifiables.
Il importe en particulier que les corridors terrestres et forestiers ne soient pas relégués au second plan au profit d’une représentation principalement axée sur les continuités aquatiques, et que les espaces naturels ne soient pas considérés comme des entités isolées sans lien fonctionnel entre elles.
Nous demandons en conséquence que la commission d’enquête formule des observations et recommandations visant à obtenir une cartographie environnementale plus précise, une justification des évolutions apportées au projet et une protection effective des continuités écologiques, notamment dans le secteur de la ZNIEFF de Valescure et de la ZNIEFF du massif de l’Estérel.
Nous réclamons donc, que dans le projet du SCoT 2025, les trames vertes et bleues soient cartographiées et fléchées.
La préservation durable du patrimoine naturel de notre territoire nécessite un SCoT cohérent, transparent et fondé sur une analyse environnementale suffisamment détaillée pour éclairer les décisions d’aménagement.
Nous vous remercions, Monsieur le Commissaire Enquêteur, de bien vouloir consigner cette opposition officielle au registre de l'enquête afin qu’elle soit pleinement intégrée au rapport final.
Pour l’association Communauté Environnementale Est-Var,
Fait à Fréjus, le 14 octobre 2026.
Le Président de l'association
Gérard Fassy
Pièces annexées au présent document :
1. Courrier officiel de la DREAL attestant et qualifiant formellement la ZNIEFF de Valescure de « corridor écologique ».
2. Fiche d'inventaire scientifique de la ZNIEFF de type II « Plaine et vallon de Valescure », explicitant sa fonction biologique majeure de corridor.
3. Carte officielle de la Trame Verte et Bleue (TVB) du secteur de Valescure et du massif de l'Estérel, extraite du SCoT initial approuvé en décembre 2017.

Contribution n°79 (Web)

Anonyme
Déposée le 14 octobre 2026 à 12h55
Bonjour,
Nous avons eu connaissance du projet de réalisation d’une aire de grand passage des gens du voyage sur le territoire de notre [...]
Bonjour,
Nous avons eu connaissance du projet de réalisation d’une aire de grand passage des gens du voyage sur le territoire de notre commune et nous nous y opposons fermement.
Si un sondage était mis en œuvre, nous y participerons.
En vous remerciant

Contribution n°78 (Web)

Anonyme
Déposée le 14 octobre 2026 à 11h49
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de la révision du SCoT, je tiens à exprimer mon refus total de voir inscrite une aire de grand passage [...]
Madame, Monsieur,
Dans le cadre de la révision du SCoT, je tiens à exprimer mon refus total de voir inscrite une aire de grand passage des gens du voyage près de la déchetterie des Adrets.
Les Adrets sont un village minuscule. Nous n'avons ni les équipements ni les moyens d'absorber l'arrivée soudaine de centaines de personnes et de véhicules. Les conséquences seraient immédiates : un risque d'incendie accru dans un secteur déjà exposé, des accès et une circulation vite saturés, une sécurité des habitants fragilisée, des dégradations quasi inévitables.
C'est aussi l'avenir de notre commune qui est en jeu. Un tel projet ferait chuter la valeur des maisons et ruinerait l'attractivité d'un village qui vit de son cadre.
Il y a enfin l'Esterel, un patrimoine naturel exceptionnel que nous avons le devoir de préserver, pas de fragiliser.
Ce projet n'a pas sa place aux Adrets. Je vous demande de ne pas l'inscrire au SCoT et de faire preuve de bon sens.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma contribution.
Cordialement.

Contribution n°77 (Web)

Anonyme
Déposée le 14 octobre 2026 à 11h01
Bonjour,
Je souhaite partager ma contribution pour le SCot.
Je suis tout a fait opposé a l'inscription au SCoT d'une aire de grand [...]
Bonjour,
Je souhaite partager ma contribution pour le SCot.
Je suis tout a fait opposé a l'inscription au SCoT d'une aire de grand passage des gens du voyage dans le secteur de la déchetterie des Adrets.
Cela serait une nuisance terrible pour notre village des Adrets. Le village est très petit. Nos infrastructures et moyens ne sont pas adaptés et cela mettrait en grande difficulté nos habitants (le risque incendies, les accès, la circulation, la sécurité et les dégradations).
Ce serait absolument préjudiciable également concernant la valeur et à l'attractivité du village.
Il est également important de continuer de protéger le site de l'Esterel.

Cette inscription est absolument inenvisageable. Nous comptons sur votre aide et votre bon sens.

Merci d'avance,

Cordialement.

Contribution n°76 (Web)

Anonyme
Déposée le 13 octobre 2026 à 14h44
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Je souhaite exprimer mon opposition au projet d’implantation d’une aire de grand passage pouvant [...]
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Je souhaite exprimer mon opposition au projet d’implantation d’une aire de grand passage pouvant accueillir jusqu’à 200 caravanes sur la commune des Adrets-de-l’Estérel.

Cette opposition porte sur le choix du site, ses contraintes environnementales et les conditions de sécurité nécessaires à un équipement de cette capacité. Je demande que cette implantation soit réexaminée au regard des caractéristiques particulières du territoire et des risques identifiés.

1. Un risque majeur d’incendie de forêt

Les Adrets-de-l’Estérel sont situés dans un environnement particulièrement exposé aux incendies de forêt. La Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe), dans son avis du 16 juillet 2026 sur le projet de SCoT, a souligné l’importance du risque incendie sur le territoire et la nécessité de mieux prendre en compte les secteurs exposés.

Le dossier de Fontsante constitue également un précédent à prendre en considération, le risque incendie ayant motivé le rejet de ce projet selon les éléments dont je dispose. Je demande que cette décision soit mise en perspective avec le choix du terrain envisagé aux Adrets-de-l’Estérel et que la collectivité explique précisément comment la sécurité des personnes serait garantie dans le cas présent.

L’accueil temporaire d’un nombre important de caravanes soulève des questions essentielles : accessibilité des secours, possibilités d’évacuation rapide, voies d’accès en cas d’incendie, exposition au vent et moyens de lutte disponibles.

Je demande que le classement exact de la parcelle au regard du Plan de prévention des risques d’incendies de forêt (PPRIF) soit établi et que la compatibilité du projet avec son règlement soit démontrée. Si le terrain se situe en zone rouge, les interdictions et restrictions applicables doivent être examinées explicitement.

2. Une ressource en eau et un assainissement à garantir

La MRAe a également attiré l’attention sur la fragilité de l’approvisionnement en eau aux Adrets-de-l’Estérel et sur la nécessité de mieux évaluer les besoins supplémentaires liés au développement du territoire, notamment en période de forte demande.

Pour un équipement de cette capacité, je demande que soient présentées des données concrètes concernant les besoins en eau potable, la capacité réelle des réseaux, les périodes de pointe et les garanties d’approvisionnement, sans compromettre les besoins des habitants et des activités existantes.

Je demande également que la capacité des installations d’assainissement soit démontrée pour la fréquentation maximale prévue. Les modalités de collecte et de traitement des eaux usées, ainsi que la gestion des eaux pluviales, doivent être précisées afin de prévenir tout risque de pollution du milieu naturel et du bassin versant du lac de Saint-Cassien.

Ces éléments doivent reposer sur des données techniques vérifiables et tenir compte des conditions réelles d’utilisation du site.

3. L’imperméabilisation des sols et la préservation des milieux naturels

La création d’une aire de grand passage peut nécessiter des voies de circulation, des accès, des équipements et des surfaces aménagées susceptibles d’artificialiser ou d’imperméabiliser les sols.

Je demande que la superficie concernée soit précisée et que les conséquences du projet sur l’infiltration des eaux, le ruissellement, l’érosion et les milieux naturels soient évaluées à l’échelle de la parcelle.

Des mesures concrètes de limitation de l’imperméabilisation et de gestion des eaux pluviales doivent être prévues. Ces enjeux sont particulièrement importants dans un territoire soumis à des épisodes de fortes pluies et à un risque incendie élevé.

4. La cohérence avec la démarche Grand Site de France

Le massif de l’Estérel fait l’objet d’une démarche de préservation et de valorisation paysagère et environnementale dans le cadre du projet Grand Site de France.

Je demande que la compatibilité de l’implantation envisagée avec les objectifs de cette démarche soit explicitement examinée, notamment en matière de préservation des paysages, de protection des espaces naturels et de maîtrise des aménagements.

La proximité d’un environnement naturel sensible impose une analyse précise des incidences du projet, au-delà d’une appréciation générale à l’échelle du SCoT.

5. La configuration du terrain et les nuisances de son environnement immédiat

La configuration du terrain, notamment son exposition au vent, doit être étudiée au regard du confort d’occupation et des conditions de sécurité, en particulier en cas d’incendie.

La proximité de l’autoroute et de la déchetterie soulève également des questions concernant les nuisances sonores et atmosphériques, la qualité du cadre de séjour et la sécurité des accès. Je demande que ces éléments soient évalués objectivement et que les mesures éventuelles de protection soient précisées.

La proximité de l’école communale mérite par ailleurs une attention particulière. Je demande que soient étudiées les conséquences éventuelles du projet sur les déplacements, la sécurité des accès et le fonctionnement quotidien de cet équipement scolaire.

Il ne s’agit pas de présumer de nuisances qui n’auraient pas été mesurées, mais de demander que les conséquences de cette implantation soient évaluées avant toute décision.

6. La cohérence avec le schéma départemental d’accueil des gens du voyage

Les éléments dont je dispose concernant le schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage du Var mentionnent une aire de grand passage de 200 places à Montauroux, relevant de la Communauté de communes du Pays de Fayence.

Je demande que la collectivité explique clairement l’articulation entre cette orientation départementale et le projet envisagé aux Adrets-de-l’Estérel, et qu’elle justifie le choix de ce site au regard des contraintes environnementales et des équipements déjà existants sur le territoire.

Les solutions alternatives doivent être examinées de manière transparente afin de démontrer que le terrain retenu constitue une option adaptée et compatible avec les exigences de sécurité et de préservation du territoire.

Conclusion

Au regard de l’ensemble de ces éléments, je m’oppose à l’implantation de cette aire de grand passage sur le site envisagé aux Adrets-de-l’Estérel.

Je demande que cette localisation soit réexaminée et qu’elle ne soit pas retenue tant que la compatibilité avec le PPRIF, la sécurité des personnes, la disponibilité de l’eau, les capacités d’assainissement, les incidences de l’imperméabilisation des sols et les objectifs de préservation de l’Estérel n’auront pas été rigoureusement démontrés.

Je demande également que le précédent de Fontsante soit pris en considération dans l’analyse de la cohérence des décisions relatives au risque incendie, et que les raisons du choix des Adrets-de-l’Estérel au regard du schéma départemental soient clairement exposées.

La nécessité de prévoir des équipements d’accueil ne dispense pas de choisir leur implantation avec la plus grande vigilance, en tenant compte des risques, des ressources disponibles, de l’environnement et du cadre de vie local.

Je souhaite que ces observations soient prises en compte dans le cadre de l’enquête publique et que les réponses apportées aux questions soulevées soient rendues accessibles au public.

Je vous remercie de l’attention portée à cette contribution.
Une habitante des Adrets de l'Estérel

Apportez votre contribution à cette enquête publique : Déposer une contribution

Apportez votre contribution

Déposer un avis sur le registre dématérialisé de cette enquête publique est simple, sécurisé et si vous le souhaitez anonyme.

Il vous reste encore 2 jours.

Déposer une contribution