Les contributions

Contribution n°1 (Web)

Par ROCHET Pierre
Déposée le 1 septembre 2026 à 16h44
Bonjour,

PROPOS INTRODUCTIF :
Précaution indispensable pour éviter toute interprétation : ce projet de microcentrale, utilisant [...]
Bonjour,

PROPOS INTRODUCTIF :
Précaution indispensable pour éviter toute interprétation : ce projet de microcentrale, utilisant la force motrice de l'eau pour produire de l'électricité "presque verte", est a priori accueilli favorablement.
- D’autant plus qu’en l'état actuel, le dossier de présentation montre une réelle volonté du porteur de répondre aux contraintes techniques et environnementales.

Le dossier :
- Les éléments exposés auraient nécessité des actualisations ponctuelles pour faire le lien entre le projet initial 2018, sa version 2023 et l'état du jour 2026. Il en est ainsi par exemple de certaines planches photos pouvant laisser accroire qu’une piste reliait déjà et encore Lachat en direction de Bénétant.
Il en ressort au fil d'une lecture, certes pour l'instant très rapide, une certaine confusion dans les dates de référence et les perspectives calendaires.
- Il peut en résulter une impression de précipitation de dernière minute pour tenir, notamment, telle ou telle échéance commerciale, sensation ou pressentiment qui pourrait affecter l'adhésion au projet.

UNE APPROCHE D'INEGALE QUALITÉ :
- Alors que le dossier s'avère très détaillé et argumenté en ce qui concerne le projet industriel avec ses divers satellites...
- Il l'est bien moins ou beaucoup plus nuancé s'agissant de la desserte forestière et totalement vide à propos de son accès routier en amont, tout particulièrement sur la commune de La Bâthie.

LES ACCES :
Les pistes :
* Les largeurs de piste qui paraissent être nécessaires pour le porteur de projet, prennent des dimensions bien autres lorsqu'apparaissent les attentes formulées par l'ONF. De 2 à 3 mètres et pourquoi pas 3,50 m, avec des variantes selon les tronçons.
* La confusion entre les termes d'élargissement et de création ne contribue pas à une véritable clarté, sans parler à cet instant de "donner confiance".
* La même confusion est générée par l’emploi alternatif des termes « déboisement » (coupe de bois) et « défrichement » (opération conduisant à ôter à la partie concernée sa vocation forestière), la piste vraisemblablement.
L’accès routier :
Est totalement passé sous silence, l'accès routier préalable et indispensable, depuis le chef-lieu de La Bâthie jusqu’au hameau de Lachat, sur une bonne dizaine de km, pour moitié en route départementale (à noter !).
* L'état fort dégradé de cette route, surtout sa partie communale, porte sur tout son linéaire les stigmates d’un affaissement notable qui ne fait que s’aggraver au fil du temps.
* Il est patent que cet itinéraire ne supportera pas la circulation de camions nécessaire pour alimenter le chantier, rendant de ce fait bien plus pertinente l’hypothèse d’utiliser le câble ou l’héliportage.
 Cette réflexion sur l’état de la route et sur l’utilisation du câble vaut tout autant, sinon plus, pour la partie exploitation forestière, avec des grumiers de 40 à 60 tonnes pour évacuer l’éventuelle pêche miraculeuse.
* A noter que, dans l’autorisation accordée le 15 juin 2026 à la SHBA sur le Bayet amont - Rognaix et Saint-Paul - une résistance de 70 tonnes est fixée pour les pistes chevauchant la conduite forcée.

- Pour rester sur la partie accès, rien n’est précisé concernant les interventions sur le site et ses satellites, interventions qui seraient rendues nécessaires, pour dégriller par exemple ou autre. En effet quelle que soit la qualité des outils de surveillance et de report à distance, l’intervention humaine et mécanique ne peut être exclue, non seulement en période hivernale moins propice à la production, mais désormais en toute période compte tenue des évolutions climatiques.

QUELQUES ASPECTS FINANCIERS :
- L’exposé de la répartition financière entre les deux communes, a priori de 21% (Cevins) à 79% (La Bâthie), pour conclure sur un 50/50, manque de clarté, et surtout de chiffrage actuel et son évolution sur les 50 années de validité de l’autorisation.
* En résumé : quel désagréments et/ou dégâts, pour quel bénéfice ?

- Aucun montant n’est indiqué en ce qui concerne les investissements, leurs montants, ceux à charge de l’entreprise, ceux à charge partagée avec la commune concernant la piste forestière, surtout si elle devient, au fur et à mesure, essentiellement une piste d’exploitation forestière.

- A cet égard, les contribuables que nous sommes ont le droit de savoir quels financements publics vont couvrir ce projet, (Europe, État Français, Région Aura, autres). Ces informations, outre qu’elles ont dûes, permettent d’éclairer utilement sur les zones d’influence des divers partenaires financiers, notamment pour les pistes forestières.

AUTORITÉS COMPÉTENTES :
- Pour l’autorisation environnementale ?
- Pour les autorisations de déboisement et celles de défrichement – en site classé ?
- Pour le permis de construire de la centrale ?

PREMIERES RÉFLEXIONS :
- Voici, à la volée, de premières réflexions car d’autres suivront en fonction de l’apport d’autres contributions, et de précisions venant compléter le dossier.
- Je tiens à rappeler mon propos introductif exprimant mon a priori favorable à ce projet de microcentrale sur le Bénétant, MAIS pas à n’importe quel prix, impact à l’intérieur du site certes mais à l’extérieur également, car tout n’est pas « négligeable » comme il est souvent écrit dans les documents.

AUTRES APPROCHES ???
Enfin, même si ce projet est en gestation depuis 10 ans, il semble qu’il soit resté figé sur sa configuration et son positionnement d’origine.
- Il serait pourtant intéressant de connaître :
...les autres formules envisagées si c’est le cas,
...ou si d’autres peuvent être encore imaginées,
 ---- telle qu’une microcentrale au fil de l’eau au niveau 1) du bowling, ou 2) du parking du terrain de foot à Arbine, usine qui turbinerait l’ensemble des eaux rejointes du ruisseau de Bénétant et de la sortie de turbine de la centrale Alteo.
- inconvénient (éventuel) une dénivelée de 1) 40 m (421 à 382) 2) 50m (421 à 371).
- avantages : accès au site à tout moment, pour le chantier puis pour l’exploitation, voisinage immédiat avec le raccordement Enedis, centrale à Béton à 1km etc.
- la décantation des eaux en période de crues torrentielles pourrait, pour le coup, bénéficier d’un aménagement adapté, supporté par les économies notables réalisées par rapport au projet perché qui nous est présenté.
- la rentabilité même pour le porteur du projet pourrait-elle y trouver sa place ?

---- Idée loufoque peut-être, mais qui mériterait contradiction argumentée, d’autant plus qu’elle n’est pas solitaire.

MERCI.

Apportez votre contribution à cette consultation : Déposer une contribution

Apportez votre contribution

Déposer un avis sur le registre dématérialisé de cette consultation est simple, sécurisé et si vous le souhaitez anonyme.

Il vous reste encore 90 jours.

Déposer une contribution