Les contributions

Contribution n°5 (Web)

Par Peretto Gilbert
Déposée le 16 octobre 2026 à 14h03
Objet : Avis défavorable concernant le projet d’implantation d’une micro-centrale électrique sur le torrent du Bénétant – Commune [...]
Objet : Avis défavorable concernant le projet d’implantation d’une micro-centrale électrique sur le torrent du Bénétant – Commune de la Bathie
Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Par la présente, je tiens à exprimer mon opposition ferme et mon avis défavorable concernant le projet de création d’une micro-centrale hydroélectrique sur le torrent du Bénétant. Bien que sensible au développement des énergies renouvelables, je pense que les gains énergétiques de ce projet ne compenseront pas les dommages irréversibles infligés à un patrimoine naturel public.
Mes objections se fondent sur les arguments environnementaux, hydrologiques et économiques suivants :
1. Altération irréversible des écosystèmes et de la biodiversité aquatique
• Rupture de la continuité écologique : L'installation d'une prise d'eau et d'un seuil entrave la circulation des sédiments et le déplacement de la faune piscicole (notamment la truite fario sauvage).
• Destruction des habitats : Le prélèvement d'eau et le tronçon « court-circuité » (entre la prise d'eau et la restitution) réduisent drastiquement le débit du torrent. Cela entraîne un réchauffement de l'eau, une baisse de l'oxygénation et met en péril les zones de frai.
• Impact sur la flore rivulaire : Les variations artificielles de débit dégraderont les zones humides périphériques et la ripisylve.
2. Vulnérabilité face au changement climatique et incohérences hydrologiques
• Bilan hydrologique faussé : Les études d'impact s'appuient souvent sur des moyennes historiques qui ne reflètent plus la réalité actuelle du changement climatique. Les périodes d'étiage sévère et de sécheresse se multiplient.
• Faible productivité hivernale et estivale : Le torrent souffrira d'un manque de débit en été (sécheresse) et d'un gel en hiver, rendant la production électrique quasi nulle aux périodes où le réseau en a le plus besoin. Le rendement réel de l'installation sera donc très faible par rapport au coût écologique.
3. Risques géomorphologiques et sécurité publique
• Dynamique torrentielle : Les torrents de montagne se caractérisent par des crues subites et des transports solides massifs (embâcles, blocs, graviers). L'implantation d'infrastructures lourdes (conduite forcée enterrée ou aérienne, usine) modifie la dynamique naturelle et peut aggraver les risques d'inondation ou d'érosion des berges en aval.
• Ressource en eau potable : Les travaux de terrassement et la présence de la centrale font peser un risque de pollution ou de déstabilisation des nappes de captage d'eau potable environnantes.
4. Privatisation et dégradation d'un espace public naturel
• Perte de valeur paysagère et touristique : Le torrent est un bien commun public, vecteur d'attractivité touristique et de loisirs (randonnée, pêche, sports d'eau vive). Son artificialisation (conduites visibles, locaux techniques, bruits de turbine) dénature un paysage sauvage.
• Durée d'exploitation disproportionnée : Autoriser une concession pour une durée de 30 ou 40 ans sur un milieu aussi instable et précieux relève d'une vision à court terme, au détriment de l'intérêt général et des générations futures.
• Conclusion :
Au vu de ces éléments, le sacrifice écologique de l'un des derniers cours d'eau préservés de notre territoire ne peut être justifié par la production dérisoire d'une micro-centrale. Je vous demande donc de bien vouloir émettre un avis défavorable sur ce projet.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l'expression de ma considération distinguée.

Contribution n°4 (Web)

Par ROCHET Pierre
Déposée le 1 octobre 2026 à 11h08
Monsieur le Commissaire-enquêteur, Messieurs les Maires de La Bâthie et de Cevins.

1) PROPOS INTRODUCTIF :

« Battre le fer pendant [...]
Monsieur le Commissaire-enquêteur, Messieurs les Maires de La Bâthie et de Cevins.

1) PROPOS INTRODUCTIF :

« Battre le fer pendant qu’il est chaud », c’est précisément l’objet de cette nouvelle contribution (n°4), un jour seulement après la précédente.

Donc, pour faire suite à mes contributions :
- n°1 du 01/09/2026,
- n°2 du 15/09/2026,
- n°3 du 30/09/2026,
- Voici quelques réflexions supplémentaires résultant de mon emprunt de la route dite "du Mondon", hier 30/09 en après-midi et soirée.

2) CONSTAT SUR L’ÉTAT DE LA ROUTE :

- Dans toutes mes précédentes contributions, je n’ai pas manqué de relever en le décrivant, l’état déplorable de la route dite « du Mondon ».
- Mon précédent passage sur cette voie remonte au 30 juillet 2026, il y a tout juste 2 mois.
- Hier, je n’imaginais devoir constater une telle aggravation de cet état :
* sur le premier tronçon, le revêtement s’effrite sérieusement à partir du Monument aux Morts de Biorges et présente à quelques endroits des débuts d’affaissement. Son amorce au niveau de « chez Vivet » n’est guère plus brillante.
. Rappelons qu’il s’agit là et jusqu’à Brens, d’une voie départementale plus large et structurée que la route forestière qui la prolonge.
. On peut d’ailleurs s’interroger sur le positionnement, actuel et à venir, du Département à qui revient l’entretien, pour l’instant !
* au-delà de Brens et dès les premiers mètres, les affaissements et ouvertures de la chaussée, l’attirant de plus en plus vers la pente, le ravin bien souvent, se sont considérablement amplifiés.
* il en est de même, de façon tout aussi prononcée et presque sur tout le parcours, du Fugier à Montesseaux, puis jusqu’à la sortie des « Rochers de Lachat ».
* au-delà et jusqu’au Daru, de premiers affaissements s’ouvrent entre le Mondon et le Daru.
* je ne suis pas allé au-delà du Replat jusqu’à la Fenêtre 7, mais je garde le souvenir il y a quelques mois d’une route particulièrement fragile, avec un véritable « plongeon » à l’endroit dit des « Gabions ».

3) DÉDUCTION :

- Puisque le chantier de la microcentrale n’a pas encore débuté, il paraît évident que les dégâts actuels, et leur aggravation significative depuis l’été, portés à la RD puis à la route forestière, ne peuvent être imputés à ce jour à la SHBB.
- On ne peut donc que saluer l’écoute et la sagesse dont fait montre le porteur de projet de microcentrale, tendant à utiliser tous les dispositifs possibles pour, soit éviter l’emploi de cette chaussée, soit pour en doser fortement l’usage.
- Par contraste, à nouveau et pour rejoindre mes précédents commentaires sur la circulation de grumiers pleine charge, j’ai relevé hier au Daru, à 16h30 dans le sens montée, à 18h00 en descente, le passage d’un grumier chargé au maximum de son gabarit pour le retour. (tracteur GE285LZ – remorque GE753ML – société PALFORET).

4) QUESTIONNEMENTS :

- De quelle manière l’ONF se préoccupe :
* non seulement du choix des coupes de bois,
* mais également de l’état des routes utilisées par les grumiers pour les enlever,
* ainsi que de la vérification du poids de charge « réel ».de ces transports,
* voire pour imaginer, lui-aussi, d’autres dispositifs de débardage (câblage, héliportage sur une plateforme...).
* je ne reviens pas ici sur le sujet de la piste forestière largement développé précédemment.

- Un état des lieux précis de la route, du chef-lieu jusqu’à la fenêtre 7 serait à mon sens indispensable :
* réalisé par un professionnel, en mesure notamment d’établir, sinon un devis, du moins une estimation précise de sa remise à niveau, évaluation qui permettrait :
. d’une part d’estimer le nombre de campagnes forestières que la commune devra consentir pour faire face à ce coût que l’on peut imaginer totalement disproportionné par rapport à la recette escomptée, déduction faite des 10% dus à l’ONF.
. d’autre part de conventionner avec la commune voisine de Tours-en-Savoie,
. non seulement les conditions et donc les contraintes d’utilisation de nos voiries pour évacuer ses propres coupes de bois depuis la Fenêtre 7,
. mais également pour chiffrer à sa juste proportion, sa contribution à la préservation, aux mesures d’urgence, et jusqu’aux chantiers plus importants que nécessiterait une reprise plus importante de l’ouvrage.

5) VŒU :

- Pour lors, croisons les doigts pour que les dégradations de plus en plus rapides de la chaussée, ne soient pas assombries, soit par un accident de circulation avec d’autres véhicules, soit par un déchaussement tel de la voirie, qu’il entrainerait tout bonnement le chargement ET surtout le conducteur, dans le fossé voire le ravin.

- Je ne puis donc qu’insister sur la demande précédente d’une participation de l’ONF à la prochaine réunion publique du 16 novembre à La Bâthie.
Il va de soi que cette participation n’exonérera en rien des incontournables réflexion et prise en compte globale évoquée ci-dessus.

Avec mes remerciements

Piere ROCHET

Contribution n°3 (Web)

Par ROCHET Pierre
Déposée le 30 septembre 2026 à 11h35
Monsieur le Commissaire-enquêteur, Messieurs les Maires de La Bâthie et de Cevins.

1) PROPOS INTRODUCTIF :

Pour faire suite à mes [...]
Monsieur le Commissaire-enquêteur, Messieurs les Maires de La Bâthie et de Cevins.

1) PROPOS INTRODUCTIF :

Pour faire suite à mes contributions :
- n°1 du 01/09/2026,
- n°2 du 15/09/2026...
- rédigée.à la suite de ma participation à la réunion publique du 14/09/2026 tenue en salle polyvalente de Cevins.
- Voici quelques réflexions supplémentaires résultant notamment des échanges et des remarques entendues à la volée d’habitants de La Bâthie

2) CONSTAT :
- J’avais, avec quelques autres personnes, signalé dès le premier jour, les difficultés qui pouvaient peser sur la bonne compréhension du dossier, compte tenu d’un amalgame et d’une confusion presque inéluctables, entre le projet de microcentrale et la réalisation d’une piste forestière.
- Les caractéristiques et les conditions de réalisation de cette piste, de cette « autoroute forestière » donne en effet, l’impression en tout cas, d’être « camouflées » derrière l’intérêt et l’enjeu propres au projet de microcentrale.
La « pêche miraculeuse » attendue de l’exploitation forestière prétendait gommer toutes les conséquences de cette tranchée adossée à une pente très raide, outre la recette attendue.

3) AMALGAME :
- L’approvisionnement du chantier de microcentrale, nécessitant l’utilisation de la Route Départementale jusqu’à Brens, puis de la route forestière jusqu’à Lachat, enfin de la fameuse piste forestière à créer, ne pouvaient que provoquer des réactions.
- Quitte à me répéter, outre l’incongruité de la piste forestière telle de prétendue, s’ajoutait à l’évidence l’état déplorable de la route dite du Mondon.

4) DES ÉVOLUTIONS NOTABLES DE LA PART DE L’ENTREPRISE SHBB :
- Au fil de l’enquête publique et notamment lors de la réunion publique du 14/09 à Cevins, nous avons pu constater que le porteur du projet était ouvert à l’idée de tenir compte des éléments qui seraient soulevés au cours de l’enquête publique.
- Pour preuve et sans attendre même, il exposait dès cette séance des améliorations conséquentes pour l’approvisionnement du chantier (héliportage, limitation du gabarit des engins aux seules nécessités du chantier etc. (cf. ma contribution n°2).
- D’autres évolutions peuvent vraisemblablement intervenir dans les temps qui viennent, et qui résulteraient d’une collaboration d’intérêts partagés avec l’usine ALTÉO d’Arbine, laquelle envisagerait, non seulement d’améliorer encore l’état de sa prise d’eau sur le Bénétant, mais également de rénover voir de remplacer la conduite amenée et la conduite forcée desservant sa propre centrale.
L’incident survenu il y a quelques jours sur le 1er tiers du tracé de la conduite ne peut que rendre réaliste à court terme cette perspective.
Parmi les améliorations : celle de partager un passage à gué sur le Bénétant, ainsi que celle de dérouler la ligne de transport de l’électricité produite par la microcentrale en suivant le tracé de la conduite, pour se prolonger ensuite aisément en direction du poste près du stade de foot.

5) PAR CONTRASTE, UNE IMPRESSION DE MUTISME DE LA PART DE L’ONF :

- Depuis le début je décris clairement dans mes contributions auxquelles j’invite à vous reporter :
- Non seulement la démesure de la piste forestière et ses conséquences,
- Mais également la question du débardage de la « pêche miraculeuse » qui, à aucun moment ne paraît être envisagée par câble, privilégiant la fameuse piste.
- Et de plus est éludée la question de l’utilisation et du saccage de la route du Mondon par des grumiers d’au moins 50 tonnes, dont certains viennent en outre de la forêt communale de Tours-en-Savoie, via la Fenêtre 7 également plus que dégradée !!!

6) CONCLUSION ET DEMANDE EXPRESSE :
- Force est de constater que les dégâts imputés initialement, exclusivement à l’entreprise SHBB, tant pour la piste forestière que pour la route du Mondon jusqu’à Lachat, doivent être analysé avec circonspection.
- En effet, ces dégâts paraissent très largement imputables à l’ONF tant pour sa piste forestière, que pour le débardage de l’exploitation d’un nouveau secteur, que pour la circulation de grumiers hors normes, et cela encore plus loin puisque jusqu’à la Fenêtre 7 au moins.
- La commune de La Bâthie, à l’écoute, a semble-t-il, saisi formellement l’ONF.

----- Dans ces conditions :
- Puisque le projet de microcentrale risque de souffrir plus du rôle de l’ONF, que de ses propres conditions de réalisation à partir du moment où elles sont en cours d’amélioration et continueraient à l’être,
- IL EST INDISPENSANSABLE QUE L’ONF PARTICIPE à la réunion publique fixée le 16 novembre 2026 à la salle polyvalente de La Bâthie, d’autant plus qu’il était absent lors de la réunion précitée tenue à Cevins.

Avec mes remerciements.

Pierre ROCHET

Contribution n°2 (Web)

Par ROCHET Pierre
Déposée le 15 septembre 2026 à 16h26
Monsieur le Commissaire-enquêteur, Messieurs les Maires de La Bâthie et de Cevins.

1) PROPOS INTRODUCTIF :

Pour faire suite à ma [...]
Monsieur le Commissaire-enquêteur, Messieurs les Maires de La Bâthie et de Cevins.

1) PROPOS INTRODUCTIF :

Pour faire suite à ma première contribution du 1er septembre 2026, voici les réflexions complémentaires que je souhaite apporter, à l’issue notamment de la réunion publique, tenue hier soir 14 septembre de 18h00 à 20h00 en salle polyvalente de CEVINS.

2) LA RÉUNION :

Accueillie par Philippe Branche, maire de Cevins, elle a été animée par Philippe Nivelle, commissaire-enquêteur pour la partie procédurale, et par Bertrand Pilot, porteur du projet.
On peut regretter que très peu de personnes aient participé à cette séance (2 pour Cevins le maire et un conseiller, 6 pour La Bâthie).

3) LES PRÉCISIONS RECUEILLIES :

J’ai ainsi pu conforter MON impression initiale, aiguisée par le parcours professionnel, qu’il y avait bien dans l’approche globale ressentie, deux sujets distincts :
- Celui du projet de microcentrale, avec toutes ses contraintes techniques, environnementales et calendaires, auxquelles s’ajoutent les conditions de mise en œuvre du chantier, depuis sa desserte jusqu’à l’acheminement des pièces et des matériaux, enfin au transport de l’électricité produite.
- Et celui de la piste forestière envisagée par l’ONF sur la commune de La Bâthie au départ de Lachat, présentée semble-t-il (et en tout cas comprise comme telle) comme indispensable à une exploitation « miraculeuse » de la forêt en contrebas, à grand renfort d’engins de débardage et de piste boulevard.
- La confusion créée par cette ambiguïté avait spontanément, et à juste titre par ses conséquences évidentes, provoqué chez certains et c’est bien mon cas, une réaction de rejet, non pas du projet de microcentrale, bienvenu celui-là, mais plutôt de ses conditions de mise en œuvre s’agissant de la desserte et de l’alimentation du chantier. * L’interprétation induite tendait à présenter la piste comme une facilité consentie pour la mise en œuvre du chantier de microcentrale, alors qu’au contraire ses caractéristiques et les dommages adjacents risquent plutôt de nourrir des réactions du public, attribuées de ce fait à tort au projet de microcentrale
- Dans cette préoccupation « routière », je n’oublie pas l’état très dégradé de la route du Mondon, dont la desserte du chantier pouvait faire craindre l’aggravation, si d’autres solutions n’étaient recherchées et trouvées. Je reviendrai plus loin sur la question.

- La réunion d’hier soir a permis à ma grande satisfaction, partagée par les autres participants me semble-t-il, de confirmer le sérieux du maître d’ouvrage, très attentif, pragmatique et imaginatif pour recadrer son projet initial et l’ajuster, avec comme objectif la bonne réalisation de l’opération.

- C’est ainsi que nous avons pu noter avec grande satisfaction que :
- Au départ de Lachat, le chantier en lui-même ne nécessitait pas d’« autoroute forestière » mais uniquement un élargissement du chemin actuel (et non pas de ce qui est à tort qualifié de « piste » dans le dossier), avec un gabarit de 2 mètres environ.
- Une solution d’héliportage des matériaux est sérieusement étudiée sinon arrêtée, avec comme point de départ une plateforme au niveau du Villard de Cevins, permettant une mobilité plus aisée de l’hélicoptère avec un portage dans le sens plongée vers le torrent plutôt qu’une remontée depuis la vallée.

- Mais une autre formule plus intéressante de mon point de vue, a été évoquée (elle figure d’ailleurs en option dans le dossier présenté), à savoir celle de l’installation d’un blondin ou desserte par câble.
. Son tracé pourrait suivre celui de la conduite forcée partant du Grand Nant et plongeant, après quelques mètres sous chaussée, directement sur le site de la microcentrale.
. Il bénéficierait ainsi du défrichement indispensable pour le passage de la conduite.
. Son coût serait en revanche de + 150.000 € par rapport à la solution héliportage.
. En revanche, ce dispositif présente de nombreux intérêts tels que :
* Une utilisation libérée des contraintes qu’impose le survol en site classé (période de nidification, bruit...) les aléas climatiques, voire une disponibilité aléatoire des engins très demandés pour les chantiers des stations de sports d’hiver.
* On aura compris que cette formule, plus souple et permanente, peut faciliter la réalisation du chantier et ses délais d’exécution ; elle recueille à l’évidence ma préférence et il m’a paru que cela était partagé.
- L’acheminement de la turbine, de l’alternateur et du transformateur serait quant à lui, nécessairement assuré par une piste existante du côté du Villard.
- Quant au transport de l’électricité produite, il fait encore l’objet d’études notamment avec l’usine Altéo d’Arbine, de manière à envisager des travaux mutualisés.
Mais c’est surtout les discussions avec Enedis qui seront déterminantes, notamment en termes calendaires.

4) RÉFLEXION LIÉE :

- Tout ces développements et points postitifs ne sauraient faire oublier les préoccupations évoquées plus haut, et déjà relevées dans ma première contribution, concernant l’état de la route du Mondon.

- En effet quand on observe les efforts et l’imagination déployés par l’entreprise pour répondre notamment aux préoccupations des habitants, on ne peut qu’être perplexe face au silence, a priori en tout cas, de l’ONF à propos des dégâts que peut provoquer la circulation de grumiers d’au minimum 50 tonnes, pour débarder les bois non seulement de la Commune de La Bâthie, mais également de la commune de Tours via la Fenêtre 7.
* Et s’ajouterait à cela le transport des bois tirés le long de la ravine du Bénétant.

- Quelle solution l’ONF propose-t-il pour acheminer ces bois d’une autre manière, et / ou pour remettre totalement en état la route depuis La Bâthie jusqu’à la Fenêtre 7, en précisant que jusqu’à Brens elle est de statut départemental (qu’en pense le Département ?).
- L’ONF connait parfaitement le poids des charges de billes de bois puisque, par exemple, dans l’arrêté préfectoral du 15 juin 2026 autorisant la microcentrale du Bayet Amont sur Rognaix/Saint-Paul, il est exigé du porteur de projet (titre 4 article 10.2 que « la conduite forcée qui passera sous la desserte forestière devra être suffisamment enterrée pour supporter le passage d’un grumier de 70 tonnes ».
- Parmi les solutions, celle du câble ne pourrait-elle être étudiée, notamment pour l’évacuation de grumes de la ravine du Bénétant ?
* J’ai noté, à la lecture du rapport du commissaire-enquêteur relatif au dossier de classement du site du Col de La Bâthie etc., que l’ONF avait lui-même porté en exemple des réalisations opérées dans le cadre du site classé des Bauges, avec des « coupes à câble » à Puygros et à Saint-Jean d’Arvey.

6) QUESTIONS FINANCIERES :

- Elles n’ont pas été évoquées hier soir en réunion publique.
Pour autant, parmi les éléments permettant d’apprécier un des intérêts pour les communes d’accueillir un tel équipement, figure à l’évidence le montant annuel de la redevance attendue par chacune.
* Le parcours de divers documents m’amène à constater que :
. Une délibération du conseil municipal de La Bâthie du 16 décembre 2016 approuve le principe d’un projet d’implantation,
. Une délibération du même conseil du 02 mars 2020 approuve la convention avec le porteur de projet, mais cette convention ne comporte aucun chiffre de pourcentage par rapport au produit de la revente à EDF pas plus que de répartition entre les deux communes La Bâthie et Cevins.
. Une délibération du 10 juin 2025 approuvant à nouveau une convention recèle les mêmes carences, et il en est de même côté Cevins.

* Il conviendra cependant que les montants se définissent enfin car j’observe, à nouveau, que l’arrêté préfectoral du 15 juin 2026 autorisant le projet pour le Bayet Amont fixe en son article 28.2 la « répartition de la valeur locative de la force motrice », avec 74% pour Rognaix et 26 % pour Saint-Paul.
* C’est au moins cela mais, dans notre cas, nous ne disposons d’aucune indication ni même d’une évaluation chiffrée de la recette escomptée par chacune des communes.
Qu’en est-il pas conséquent ?

CONCLUSION ET REMERCIEMENTS :
Pour ma part, cette réunion publique a permis :
- Outre une présentation claire du projet, de ses enjeux ET de son périmètre de responsabilité.
- D’apprécier l’écoute du porteur du projet et les propositions faites pour en améliorer les caractéristiques, quand cela est possible, au fur et à mesure des remontées d’informations et d’observations.
- D’apprécier la disponibilité du commissaire-enquêteur et du porteur de projet, en souhaitant une participation plus conséquente lors de la seconde réunion publique prévue le 16 novembre à la salle polyvalente de La Bâthie.
- D’apprécier la façon très opérationnelle dont le maire de La Bâthie s’est emparé des préoccupations exprimées par ses administrés, ouvrant ainsi la voie aux échanges et avancées très constructives avec le porteur du projet de microcentrale.
- Il faut espérer qu’il retrouve la même capacité d’écoute de la part de l’ONF, et sur point-là également, notre vigilance restera déterminée.
- D’apprécier l’accueil du maire de Cevins, car même si je connais moins ce versant, j’ai compris que sa commune avait montré ses capacités de recherches de solutions, au profit de tous.
- En résumé, une séance très utile et positive.

Pierre ROCHET

Contribution n°1 (Web)

Par ROCHET Pierre
Déposée le 1 septembre 2026 à 16h44
Bonjour,

PROPOS INTRODUCTIF :
Précaution indispensable pour éviter toute interprétation : ce projet de microcentrale, utilisant [...]
Bonjour,

PROPOS INTRODUCTIF :
Précaution indispensable pour éviter toute interprétation : ce projet de microcentrale, utilisant la force motrice de l'eau pour produire de l'électricité "presque verte", est a priori accueilli favorablement.
- D’autant plus qu’en l'état actuel, le dossier de présentation montre une réelle volonté du porteur de répondre aux contraintes techniques et environnementales.

Le dossier :
- Les éléments exposés auraient nécessité des actualisations ponctuelles pour faire le lien entre le projet initial 2018, sa version 2023 et l'état du jour 2026. Il en est ainsi par exemple de certaines planches photos pouvant laisser accroire qu’une piste reliait déjà et encore Lachat en direction de Bénétant.
Il en ressort au fil d'une lecture, certes pour l'instant très rapide, une certaine confusion dans les dates de référence et les perspectives calendaires.
- Il peut en résulter une impression de précipitation de dernière minute pour tenir, notamment, telle ou telle échéance commerciale, sensation ou pressentiment qui pourrait affecter l'adhésion au projet.

UNE APPROCHE D'INEGALE QUALITÉ :
- Alors que le dossier s'avère très détaillé et argumenté en ce qui concerne le projet industriel avec ses divers satellites...
- Il l'est bien moins ou beaucoup plus nuancé s'agissant de la desserte forestière et totalement vide à propos de son accès routier en amont, tout particulièrement sur la commune de La Bâthie.

LES ACCES :
Les pistes :
* Les largeurs de piste qui paraissent être nécessaires pour le porteur de projet, prennent des dimensions bien autres lorsqu'apparaissent les attentes formulées par l'ONF. De 2 à 3 mètres et pourquoi pas 3,50 m, avec des variantes selon les tronçons.
* La confusion entre les termes d'élargissement et de création ne contribue pas à une véritable clarté, sans parler à cet instant de "donner confiance".
* La même confusion est générée par l’emploi alternatif des termes « déboisement » (coupe de bois) et « défrichement » (opération conduisant à ôter à la partie concernée sa vocation forestière), la piste vraisemblablement.
L’accès routier :
Est totalement passé sous silence, l'accès routier préalable et indispensable, depuis le chef-lieu de La Bâthie jusqu’au hameau de Lachat, sur une bonne dizaine de km, pour moitié en route départementale (à noter !).
* L'état fort dégradé de cette route, surtout sa partie communale, porte sur tout son linéaire les stigmates d’un affaissement notable qui ne fait que s’aggraver au fil du temps.
* Il est patent que cet itinéraire ne supportera pas la circulation de camions nécessaire pour alimenter le chantier, rendant de ce fait bien plus pertinente l’hypothèse d’utiliser le câble ou l’héliportage.
 Cette réflexion sur l’état de la route et sur l’utilisation du câble vaut tout autant, sinon plus, pour la partie exploitation forestière, avec des grumiers de 40 à 60 tonnes pour évacuer l’éventuelle pêche miraculeuse.
* A noter que, dans l’autorisation accordée le 15 juin 2026 à la SHBA sur le Bayet amont - Rognaix et Saint-Paul - une résistance de 70 tonnes est fixée pour les pistes chevauchant la conduite forcée.

- Pour rester sur la partie accès, rien n’est précisé concernant les interventions sur le site et ses satellites, interventions qui seraient rendues nécessaires, pour dégriller par exemple ou autre. En effet quelle que soit la qualité des outils de surveillance et de report à distance, l’intervention humaine et mécanique ne peut être exclue, non seulement en période hivernale moins propice à la production, mais désormais en toute période compte tenue des évolutions climatiques.

QUELQUES ASPECTS FINANCIERS :
- L’exposé de la répartition financière entre les deux communes, a priori de 21% (Cevins) à 79% (La Bâthie), pour conclure sur un 50/50, manque de clarté, et surtout de chiffrage actuel et son évolution sur les 50 années de validité de l’autorisation.
* En résumé : quel désagréments et/ou dégâts, pour quel bénéfice ?

- Aucun montant n’est indiqué en ce qui concerne les investissements, leurs montants, ceux à charge de l’entreprise, ceux à charge partagée avec la commune concernant la piste forestière, surtout si elle devient, au fur et à mesure, essentiellement une piste d’exploitation forestière.

- A cet égard, les contribuables que nous sommes ont le droit de savoir quels financements publics vont couvrir ce projet, (Europe, État Français, Région Aura, autres). Ces informations, outre qu’elles ont dûes, permettent d’éclairer utilement sur les zones d’influence des divers partenaires financiers, notamment pour les pistes forestières.

AUTORITÉS COMPÉTENTES :
- Pour l’autorisation environnementale ?
- Pour les autorisations de déboisement et celles de défrichement – en site classé ?
- Pour le permis de construire de la centrale ?

PREMIERES RÉFLEXIONS :
- Voici, à la volée, de premières réflexions car d’autres suivront en fonction de l’apport d’autres contributions, et de précisions venant compléter le dossier.
- Je tiens à rappeler mon propos introductif exprimant mon a priori favorable à ce projet de microcentrale sur le Bénétant, MAIS pas à n’importe quel prix, impact à l’intérieur du site certes mais à l’extérieur également, car tout n’est pas « négligeable » comme il est souvent écrit dans les documents.

AUTRES APPROCHES ???
Enfin, même si ce projet est en gestation depuis 10 ans, il semble qu’il soit resté figé sur sa configuration et son positionnement d’origine.
- Il serait pourtant intéressant de connaître :
...les autres formules envisagées si c’est le cas,
...ou si d’autres peuvent être encore imaginées,
 ---- telle qu’une microcentrale au fil de l’eau au niveau 1) du bowling, ou 2) du parking du terrain de foot à Arbine, usine qui turbinerait l’ensemble des eaux rejointes du ruisseau de Bénétant et de la sortie de turbine de la centrale Alteo.
- inconvénient (éventuel) une dénivelée de 1) 40 m (421 à 382) 2) 50m (421 à 371).
- avantages : accès au site à tout moment, pour le chantier puis pour l’exploitation, voisinage immédiat avec le raccordement Enedis, centrale à Béton à 1km etc.
- la décantation des eaux en période de crues torrentielles pourrait, pour le coup, bénéficier d’un aménagement adapté, supporté par les économies notables réalisées par rapport au projet perché qui nous est présenté.
- la rentabilité même pour le porteur du projet pourrait-elle y trouver sa place ?

---- Idée loufoque peut-être, mais qui mériterait contradiction argumentée, d’autant plus qu’elle n’est pas solitaire.

MERCI.

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