Contribution n°17 (Web)
Déposée le 17 septembre 2026 à 22h16
Tout en reconnaissant la nécessité de la transition énergétique, nous dénonçons les conséquences lourdes, irrémédiables et les multiples formes de pollutions qu'un tel aménagement entraînerait sur notre environnement, notre santé et notre cadre de vie :
Pollutions environnementales et des sols : Les milliers de tonnes de béton armé coulées en profondeur pour les fondations altèrent durablement la structure des sols et les nappes phréatiques. De plus, l'érosion progressive des pales sous l'effet du vent et des intempéries libère des microparticules de matériaux composites et de résines dans l'environnement.
Nuisances et pollutions sonores et visuelles : Les bruits de roulement mécanique, le souffle permanent des pales, les infrasons nocifs pour la santé et le sommeil des riverains, ainsi que le mitraillage lumineux intermittent (flashs nocturnes) dégradent gravement la qualité de vie au quotidien.
Dégradation du cadre de vie et dépréciation immobilière : L'impact visuel majeur, l'effet d'encerclement ainsi que l'ombre portée altéreront durablement notre paysage rural et entraîneront une perte de valeur financière importante de nos biens immobiliers.
Atteinte à la biodiversité et au patrimoine local : L'implantation industrielle menace les écosystèmes locaux, la faune (oiseaux, chauves-souris) ainsi que la préservation des paysages ruraux naturels.
En vertu du principe de précaution et du droit de chacun à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé (Article 1er de la Charte de l'environnement), nous demandons l'arrêt immédiat de ce projet et le refus de toute autorisation d'implantation sur ce site.
Cordialement
Mr Lejeune
Réponse apportée
• Impacts sur la santé, pollutions sonores et lumineuses :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°16.
• Impacts sur les sols et érosion des pales :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°10.
• Impact sur la valeur de l’immobilier :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.
• Impacts paysagers et patrimoniaux :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°13.
• Impacts sur la biodiversité :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°5.
Contribution n°16 (Web)
Déposée le 17 septembre 2026 à 17h01
Je m’oppose totalement au projet de construction d’éoliennes à Baigneaux.
Notre Beauce est déjà saturée d’éoliennes ; il y en a partout et de tous les côtés.
Elles apportent une nuisance visuelle incontestable .
Il n’y a plus de nuit mais des points rouges clignotants partout et on se croit dans une boîte de nuit .
Les éoliennes déjà existantes ne sont même pas toutes reliées au réseau ; il y a surproduction et défaut de capacité . Il ne sert à rien d’en construire de nouvelles .
Et en plus avec des mats de pratiquement 92 mètres et les pales culminant à 150 mètres : c’est de la folie, voire même c’est un scandale .
Pourquoi continuer à défigurer nos paysages , à empêcher les oiseaux de vivre normalement ( mortalité considérable) , à décaler les couloirs de migrations ( c’est le cas pour le pigeon ramier qui reste notre seul gibier), à développer une production d’énergie mal maîtrisée ( dépendante du vent), à polluer la campagne ( socles bétonnés, terres rares , démantèlement ...) ????
Ce projet n’a pas de sens sinon servir les intérêts financiers de certains, il est contraire à l’intérêt général et superfétatoire.
Merci de bien apprécier la réalité et la vérité avant de rendre votre avis .
Etienne Fougeron, 64 ans, ancien commissaire enquêteur pendant 20 ans auprès du TA de Paris.
Réponse apportée
• Raccordement au réseau électrique :
Un parc éolien en exploitation est nécessairement raccordé au réseau électrique. En revanche, entre l'obtention de l'autorisation environnementale et la mise en service du parc, un certain délai est nécessaire afin de réaliser les travaux de raccordement.
Le raccordement fait l'objet d'une demande spécifique auprès du gestionnaire de réseau (ENEDIS ou Entreprise Locale de Distribution) et ses délais de mise en œuvre dépendent notamment de la capacité d'accueil disponible aux postes sources concernés.
• Surproduction :
Des situations ponctuelles et limitées dans le temps peuvent conduire à un excédent de production d'électricité sur le réseau par rapport à la demande, on parle « d’heures négatives ». L’excédent d’électricité constaté concerne l’ensemble des moyens de production connectés au réseau et non la seule production éolienne.
Dans ce contexte, des mesures de régulation du système électrique peuvent être mises en œuvre afin de maintenir l’équilibre du réseau. Les moyens de production les plus facilement pilotables, notamment les installations d’énergies renouvelables telles que les parcs éoliens, peuvent alors faire l’objet d’un arrêt temporaire de leur production.
Toutefois, ces épisodes ne traduisent pas une surproduction structurelle du système électrique. Le développement des solutions de stockage de l’électricité et le renforcement des capacités de pilotage du réseau permettront à l'avenir de mieux valoriser ces surplus temporaires et d'améliorer l'équilibre entre production et consommation.
Par ailleurs, l'atteinte des objectifs de neutralité carbone repose sur une électrification croissante des usages, notamment dans les secteurs des transports, du bâtiment et de l’industrie. Cette évolution entrainera une augmentation des besoins en électricité dans les prochaines années, et justifie le développement de nouvelles capacités de production bas carbone afin de répondre à la hausse attendue des besoins électriques.
Dans ce contexte, l’offre doit pouvoir précéder la demander : mieux vaut organiser l’abondance que de devoir gérer demain la pénurie. Les grandes transitions économiques montrent que la demande ne précède jamais durablement l’offre : c’est la disponibilité d’une énergie abondante, compétitive et sécurisée qui permet de nouveaux usages, de nouveaux investissements et de nouvelles filières industrielles. Cette logique est confortée par les analyses prospectives de RTE qui montrent qu’un système électrique insuffisamment dimensionné entraine des coûts économiques bien supérieurs à ceux d’un système disposant de marges de production suffisantes. Une capacité excédentaire constitue une assurance collective face aux aléas climatiques, industriels et géopolitiques, tout en facilitant l’électrification progressive des usages. Les énergies renouvelables électriques telles que l’éolien constituent l’une des conditions essentielles de cette stratégie.
Concernant les autres thématiques abordées, se reporter aux autres réponses déjà apportés :
• Saturation visuelle :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
• Impacts paysagers et patrimoniaux :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°13.
• Impacts sur la biodiversité :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°5.
• Intermittence / équilibre électrique du réseau :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.
• Consommation de béton et terres rares :
En moyenne, les fondations d’une éolienne représentent entre 350 et 500 m3 de béton. Au total, environ 800 tonnes de béton en moyenne sont nécessaires pour la construction d'une éolienne terrestre de 3 MW.
Pour atteindre les objectifs d’environ 35 GW de puissance éolienne installée en 2035, les calculs conduisent au besoin de 250 000 m3 / an de béton, soit seulement 0,7 % de la production nationale de béton.
En comparaison, le Syndicat national du béton prêt à l’emploi et la Fédération de l’industrie du béton en France estiment à 110 millions de tonnes la quantité de béton utilisé en France chaque année. Il est également possible de comparer ces chiffres avec la consommation en béton nécessaire pour construire les nouveaux réacteurs nucléaires, l’EPR de Flamanville 3 a notamment nécessité environ 400 000 m3 de béton, soit un volume qui permettrait de construire les fondations de 1 250 éoliennes de 3 MW.
À l’heure actuelle, les éoliennes contenant des aimants permanents – et donc potentiellement des terres rares – sont très largement minoritaires dans le parc éolien installé en France : 6,2 % en France au 31 décembre 2019. La consommation de terres rares dans ce secteur réside essentiellement dans l’utilisation d’aimants permanents pour l’éolien en mer et qui représentent moins de 0,001 % du poids de l’éolienne.
En ce qui concerne le Champ éolien du Mont Oiseau, les modèles d’éoliennes retenus sont équipés de générateurs ne nécessitant pas l’emploi de terres rares. Les principaux matériaux utilisés sont l'acier, le fer et le cuivre. Seules de très faibles quantités de terres rares peuvent être présentes dans certains équipements ou éléments de fixation internes à la tour de l'éolienne.
• Impacts sur la santé, pollutions sonores et lumineuses :
Comme l’indique France Energie Eolienne : « L’un des mythes les plus répandu par les opposants à l’énergie éolienne est de faire croire que les éoliennes sont responsables de maladies. Pourtant à ce jour aucune étude ne confirme ces propos c’est même plutôt l’inverse ». Les éoliennes ne seraient pas dangereuses pour les riverains selon l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui estime en effet qu’il n’existe pas d’effets sanitaires pour les riverains spécifiquement liés à leur exposition à la part non audible des émissions sonores des éoliennes.
Un deuxième rapport de l’Académie de médecine publié en 2017 vient corroborer ces conclusions, mettant en cause « l’effet nocebo » des éoliennes. Une récente étude néo-zélandaise, menée en double aveugle, a ainsi montré que, seuls, les sujets ayant reçu des informations négatives sur les éoliennes ont rapporté des symptômes, qu’ils aient été ou non soumis à l’exposition aux infrasons. « En d’autres termes, la crainte de la nuisance sonore serait plus pathogène que la nuisance elle-même », constate l’Académie de médecine.
L’éolien contribue également à la qualité de l’air et de vie des citoyens car il ne rejette pas de particules fines et ne pollue pas les sols à proximité, contrairement aux énergies fossiles qui composent encore plus de 70% de notre mix énergétique.
- Emissions sonores :
En matière d’infrason, les campagnes de mesure de bruit réalisées par l’ANSES montrent que ces infrasons sont émis à des niveaux trop faibles pour constituer une gêne.
L’analyse de la production d’infrasons par les éoliennes semble démontrer que l’éolien est sans danger pour l’Homme. Les travaux de recherche concernant la mise en évidence d’une altération sensorielle par les infrasons pour expliquer certains symptômes restent à ce jour peu concluants. Si les symptômes décrits par les personnes ne sont pas à mettre en cause, le lien de causalité entre l’exposition aux infrasons, en particulier ceux émis par des éoliennes, et les effets somatiques n’a pas été à ce jour prouvé. Tel est le sens de la dernière publication de l’ANSES relative à l’évaluation sanitaire des basses fréquences sonores (inférieurs à 20Hz) émis par les parcs éoliens (2017). Dans ses conclusions, l’Agence souligne que les résultats de cette expertise ne justifient ni de modifier les valeurs limites d’exposition au bruit existantes, ni d’étendre les fréquences sonores actuellement considérées dans la réglementation aux infrasons et basses fréquences sonores.
Une étude acoustique a été réalisée par le bureau d’étude EREA Ingénierie pour le projet du Champ Eolien du Mont Oiseau (4-1-Mont-Oiseau_Etude-acoustique_complété). L’analyse prévisionnelle ne montre aucun risque de dépassement des seuils réglementaires en période de jour. En revanche en période de nuit, des dépassements sont calculés pour les modèles étudiés. Le risque de dépassement sera annulé par la mise en place de plan de bridage des éoliennes et selon des conditions de direction et de vitesse de vent définies dans cette étude. En appliquant cette mesure, les résultats du calcul des émergences indiquent le respect des seuils réglementaires en période de jour et de nuit pour le projet éolien du Mont Oiseau. A noter que le niveau sonore du parc sera contrôlé par des mesures lors des 6 premiers mois suivants sa mise en exploitation pour vérifier le respect de la réglementation avec, si nécessaire, une adaptation des plans de bridage.
- Emissions lumineuses :
En ce qui concerne le balisage aéronautique (flashs lumineux), en application de l’arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne modifié par l’arrêté du 29 mars 2022, le balisage des éoliennes est obligatoire pour assurer la sécurité vis-à-vis de la navigation aérienne. Néanmoins, il peut constituer une gêne pour certains riverains du fait du clignotement permanent. Afin de réduire ces gênes, les éclats des feux équipant les éoliennes doivent être synchronisés, de jour comme de nuit, conformément à l’article 3.2 de l’annexe II de l’arrêté du 23 avril 2018 modifié susmentionné : « Les feux à éclats de même fréquence implantés sur toutes les éoliennes sont synchronisés. Les feux à éclats initient leur séquence d'allumage à 0 heure 0 minute 0 seconde du temps coordonné universel avec une tolérance admissible de plus ou moins 50 ms. ».
A noter par ailleurs que lorsque c’est réglementairement possible, les faisceaux lumineux peuvent être tournés vers le ciel afin de limiter l’impact visuel du balisage, conformément à l’arrêté du 29 mars 2022 qui modifie l'Arrêté du 23 avril 2018.
En ce qui concerne le Champ éolien du Mont Oiseau, les éoliennes E03, E04, E05 et E06 sont des éoliennes secondaires, leur balisage nocturne sera donc constitué de feux de moyenne intensité de type C ou de « feux sommitaux pour éoliennes secondaires » (feux à éclats rouges de 200 cd).
La filière éolienne, notamment via France Renouvelable, et en concertation avec l’armée et l’aviation civile, travaille depuis longtemps à des solutions de balisages permettant de réduire l’impact des parcs éoliens de nuit, comme l’expérimentation des signaux lumineux allumés uniquement lors du passage d’un aéronef. Les discussions et essais sont toujours en cours entre l’armée, l’aviation civile et la filière éolienne pour faire progresser le débat et la technologie.
- Emissions électromagnétiques :
Au sujet des champs électromagnétiques, il est tout d’abord important de souligner que nous sommes constamment exposés à divers champs électromagnétiques, provenant à la fois de sources naturelles telles que le champ magnétique terrestre et la lumière du soleil, ainsi que de sources artificielles créées par l'homme pour répondre à ses besoins en matière de communication, de transport, de confort, etc. Ces sources comprennent notamment les téléphones portables, les téléviseurs et les ordinateurs. Au fil des dernières décennies, le nombre de sources de champs électromagnétiques dans notre environnement a considérablement augmenté.
Dans son rapport "Champs électromagnétiques (CEM) et santé publique - Éoliennes et champs électromagnétiques", publié en 2006, l'OMS a conclu que les champs électromagnétiques générés par les éoliennes ne présentaient pas de risques sanitaires pour la population environnante à condition que les niveaux de champs électromagnétiques restent inférieurs aux normes internationales établies.
La valeur maximale possible pour le champ magnétique généré par une éolienne est de 4 μT soit 4,8 μT en tenant compte d’une incertitude de + 19.3 % des mesures (Source : Axcem, 2010), soit une valeur 20 fois inférieure à celle du niveau de référence appliqué au public : 100 μT. Étant donné que la réglementation exige une distance minimale de 500 mètres entre les éoliennes et les habitations, le champ magnétique généré par les éoliennes n'est absolument pas perceptible au niveau des habitations situées à proximité. De même, vis-à-vis des agriculteurs ou promeneurs, en dehors du périmètre de propriété des éoliennes, le champ magnétique généré par celles-ci n’est pas perceptible. Quant aux opérateurs et aux visiteurs, même s'ils se trouvent à proximité immédiate du local transformateur, le niveau de champ magnétique est partout inférieur au niveau de référence le plus bas c'est-à-dire celui appliqué au public, de 100 μT.
• Retombées économiques :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°8.
Contribution n°15 (Web)
Déposée le 15 septembre 2026 à 14h57
"(...) le paysage ouvert de la plaine de la Beauce ne doit pas subir un phénomène de saturation visuelle à raison d'une densification excessive de ces machines sans espaces de rupture entre les différents parcs ; le projet est, en outre, en co-visibilité avec plusieurs monuments historiques tels les châteaux de Villepion et de Goury ainsi que l'église de Loigny-la-Bataille ;"
ainsi que :
" (...) l'implantation d'un nouveau parc éolien dans le périmètre de la ZPS induit des effets cumulés sur l'avifaune que les études ne permettent pas de quantifier ; concernant l'alouette Calandrelle, il est inopportun d'implanter un parc éolien sur l'unique lieu de présence en région Centre d'une espèce inscrite à l'annexe I de la Directive Oiseaux et en déclin dans le nord de la France ; aucune variante d'implantation hors zone de protection spéciale n'a été proposée, alors même que des possibilités existent".
Le recours envisagé selon la décision à rendre, prendra en compte l'avis de la cours administrative de 2014.
Il n'est pas envisageable d'implanter des éoliennes à cet endroit.
Réponse apportée
• Décision de la CAA de NANTES, 5ème chambre, 18/04/2014, 12NT01658
Avant toute chose, il convient de souligner que le cas mentionné concerne un recours de la société Parc éolien de la Forte Place contre un refus de permis de construire délivré par le préfet. La décision de rejet de ce recours par la CAA de Nantes repose essentiellement sur la question de la compatibilité du projet avec les exigences de la défense militaire aérienne. En effet, la Cour a considéré que l’avis défavorable du ministère de la Défense du 23 mai 2008 s’imposait au préfet, lequel se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le permis de construire.
Les autres arguments accessoires évoqués dans l’avis, relatifs à l’aspect paysager et environnemental, n’ont été évoqué que subsidiairement. En effet, la CAA a jugé que le préfet ne disposait pas de pouvoir d’appréciation sur l’avis défavorable de l’armée (avis conforme) et donc n’avait d’autre choix que de rejeter le permis de construire. Les arguments accessoires sont alors devenus inopérants, et n’ont pas été tranchés sur le fond.
Par ailleurs, il est important de rappeler que la procédure menée dans le cadre du projet de Parc éolien de la Forte Place – à savoir une demande de permis de construire – est différente de celle menée dans le cadre du Champ éolien du Mont Oiseau – à savoir une demande d’autorisation environnementale. Il n’est donc pas possible de préjuger la position que pourrait adopter le préfet sur les enjeux environnementaux et paysagers au seul regard de cette décision.
De plus, la décision d’un préfet relative à une demande d’autorisation administrative, tout particulièrement lorsqu’elle conduit à un refus, doit être motivée au regard des caractéristiques propres et des éléments factuels du dossier instruit. L’appréciation portée par le préfet ne peut ainsi résulter d’une approche générale ou de principe, mais doit reposer sur une analyse concrète des caractéristiques du projet, de son environnement et des incidences qui lui sont imputables.
Il appartiendra donc au préfet de statuer à nouveau sur les questions environnementales et paysagères, comme sur l’ensemble des enjeux soulevés par le projet, au regard des éléments portés à sa connaissance dans le cadre de l’instruction de la demande d’autorisation environnementale. Cette appréciation devra notamment tenir compte des avantages et des inconvénients du projet et permettre de déterminer si celui-ci est susceptible de porter une atteinte excessive aux intérêts protégés par l’article L. 511-1 du Code de l’environnement, parmi lesquels figurent notamment la protection des paysages, du patrimoine, de la biodiversité, de la santé, de la sécurité et de la salubrité publiques.
Cette mise en balance des intérêts en présence ne saurait toutefois se limiter à l’identification des impacts potentiels du projet. Elle implique également de prendre en considération les bénéfices attendus de l’installation, notamment au regard de la contribution du projet à l’atteinte des objectifs énergétiques nationaux.
En ce qui concerne le sujet de l’Alouette calandrelle, bien que cette espèce ait justifié la désignation de la ZPS Beauce et Vallée de la Conie, il est important de souligner que cette espèce n’a pas été identifiée lors des inventaires réalisés sur la zone de projet, et à proximité (zone tampon de 200 m autour de la zone d’implantation potentielle du projet).
Par ailleurs, l'évaluation des incidences Natura 2000 qui a été réalisée révèle que les implantations retenues pour le projet et les mesures préconisées permettent de maitriser les impacts du projet et n’entrainent pas d’incidences significatives sur les espèces ayant justifiées le classement des sites Natura 2000.
En particulier, le projet conserve une part importante des habitats de l’Alouette calandrelle et cette dernière est peu victime de collisions (Auswirkungen von Windenergieanlagen auf Vögel und Fledermäuse, Tobias Dürr, 2026).
Par ailleurs, des éléments de réponse complémentaires ont précédemment été apportés concernant les thématiques suivantes :
• Saturation visuelle
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
• Impacts paysagers et patrimoniaux :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°13.
• ZPS Beauce et Vallée de la Conie :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
Contribution n°14 (Web)
Déposée le 15 septembre 2026 à 14h43
De ce fait il n'est pas envisageable un tel projet voir le jour à cet endroit.
Document joint
Réponse apportée
L’étude de saturation visuelle a été menée conformément à la méthode d’analyse de référence en la matière, développée par la DREAL Hauts-de-France en 2019, voir le document ci-joint. Celle-ci préconise à ce titre que les indices mesurables permettant d’évaluer le risque de saturation visuelle doivent être « déterminés pour deux distances par rapport au point de vue :
- éoliennes distantes de moins de 5 km, considérées comme des éoliennes prégnantes dans le paysage ;
- éoliennes distantes de 5 à 10 km, considérées comme des éoliennes nettement présentes visuelle ment par temps normal ; ».
L’étude de saturation visuelle menée pour le Champ éolien du Mont Oiseau respecte la méthode de référence en vigueur et présente, à ce titre, un caractère recevable et valide.
Il est par ailleurs à rappeler que l’analyse paysagère et patrimoniale a quant à elle été réalisée à différentes échelles, dont la plus large est l’aire d’étude éloignée, correspondant à une zone tampon de 20 km autour du projet. À ce titre, différents photomontages ont été réalisés à des distances comprises entre 10 et 20 km et mettent en évidence un impact paysager limité.
Document joint
Contribution n°13 (Web)
Déposée le 15 septembre 2026 à 14h09
De plus, l'impact sur la biodiversité sera encore plus important dans une zone classée ZPS avec des risques de collision pour certains oiseaux (axe migratoire fréquenté), une perturbation potentielle des habitats naturels et des effets cumulés lorsque plusieurs parcs éoliens sont implantés dans une même zone. Les oiseaux sont obligés de modifier leurs itinéraires pour contourner les parcs éoliens : allongement des trajets, augmentation de la dépense énergétique, perturbation de l'accès aux zones de repos ou d'alimentation.
Concernant les effets cumulés (saturation de l'espace naturel par des éoliennes), il est fort probable qu'il y aura un fort risque de collision avec la réduction significative des corridors migratoires disponibles.
L'implantation d'éoliennes dans une Zone de Protection Spéciale (ZPS) désignée au titre de la Directive européenne Oiseaux est particulièrement sensible, car ces sites ont précisément été créés pour protéger les espèces d'oiseaux sauvages, notamment les migrateurs.
La présence même d'une Zone de Protection Spéciale constitue la reconnaissance officielle d'un enjeu ornithologique majeur. L'implantation d'éoliennes peut être contraire à l'objectif de maintien ou de restauration dans un état de conservation favorable des espèces ayant justifié le classement du site.
La ZPS couvre environ 72 000 hectares et a été classée en raison de la présence de 17 espèces inscrites à l'annexe I de la Directive Oiseaux. La jurisprudence Natura 2000 est claire : dès lors qu'un projet est susceptible de compromettre les objectifs de conservation des espèces ayant motivé la désignation du site, l'autorisation peut être refusée. Le document de gestion Natura 2000 de la ZPS fixe notamment comme objectif de : « limiter l'impact des activités humaines sur le dérangement et la mortalité des oiseaux ».
Il n'est pas envisageable de construire un nouveau parc éolien sur Baigneaux, qui de toute évidence sera appelé à se développer dans les années à venir. Il est préférable de se concentrer sur les parcs existants et d'effectuer un repowering pour ne pas dégrader encore plus l'environnement.
Réponse apportée
• Impacts paysagers et patrimoniaux
Le volet paysager de l'étude d'impact sur l’environnement étudie précisément l’impact du projet éolien sur les sensibilités paysagères et patrimoniales identifiée au sein de l’aire d’étude éloignée, définie dans un rayon de 20 km autour du projet, voir le document intitulé : « 4-1-Mont-Oiseau_Etude-paysagere_complété ».
Après analyse des enjeux du territoire, l’implantation du projet a été conçue de manière à maximiser l’intégration paysagère du parc. Cela s’est traduit par :
- La diminution du nombre d’éoliennes à 8, limitées à une hauteur maximale de 150 m ;
- Le choix d’éviter les structures végétales ;
- Le choix d’une implantation en lignes régulières dont les interdistances entre les mâts d’une même ligne sont homogènes et concentrées, ce qui favorise la lisibilité dans le paysage et limiter l’étalement du motif éolien ;
- Le choix de maintenir un certain recul entre les éoliennes projetées et lieux de vie proches ;
- La concentration du projet au sud-est de la zones d’implantation potentielle permettant de réduire les perceptions sur le Château classé de Goury ;
- Le choix d’une implantation suivant la même orientation que les parcs éoliens en limite ouest de l’aire d’étude rapprochée, tout en tenant compte de l’ensemble des contraintes du territoire (écologiques, techniques...).
La mise en œuvre de ces choix d’implantation permet d’aboutir à un niveau d’impact acceptable du projet du point de vue paysager et patrimonial.
En ce qui concerne les sites patrimoniaux cités dans cette contribution :
- Le Dolmen de la Pierre Godon et le Tumulus mégalithique de Menainville ont tous les deux été évalués avec une sensibilité paysagère très faible à l’état initial ;
- Le Château de Villeprévost a été identifié avec une sensibilité faible à l’état initial, et avec un niveau d’impact résiduel faible à l’aide du photomontage N°18 ;
- Au vu de la distance séparant la Butte Montmartre du projet (plus de 90 km), aucun impact paysager n’est à prévoir.
L’analyse paysagère conclut à un impact faible à nul du projet – et donc non significatif – sur ces différents sites patrimoniaux.
En ce qui concerne le Château de Goury, les mesures d’évitement mises en place, et notamment la concentration du projet au sud-est de la ZIP, permettent de réduire les perceptions sur ce Monument Historique. L’impact paysager résiduel est finalement modéré, comme en atteste les photomontages N°8 et 11 du cahier de photomontage (cf les documents « 4-1-Mont-Oiseau_Cahier-PM_complété » N° 1 à 4).
• ZPS Beauce et Vallée de la Conie
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
• Repowering :
Le repowering des parcs éoliens existants ne peut pas, à lui seul, répondre à l'ensemble des objectifs de production d'énergie renouvelable.
En effet, même si tous les parcs existants étaient éligibles à un renouvellement – ce qui n’est pas toujours le cas – les gains de production resteraient insuffisant par rapport aux besoins futurs en électricité décarbonée.
Pour rappel, la 3ème édition de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE3), qui couvrira les 2 périodes successives 2026-2030 et 2031-2035, a été publiée le 13 février 2026. Elle fixe l’objectif de passer d’une consommation énergétique à 60% carbonée à une consommation énergétique à 60% décarbonée d’ici à 2030, c'est-à-dire de sources nucléaire et renouvelable. En ce qui concerne l’éolien terrestre, sont prévus des objectifs de puissance installée de 31 GW en 2030, et 35 à 40 GW en 2035, avec un rythme annuel de 1,6 GW/an sur l’ensemble de la période.
L’atteinte de ces objectifs repose donc à la fois sur le repowering des parcs existants et sur le développement de nouveaux projets éoliens.
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 15 septembre 2026 à 09h16
Indépendamment de mon avis sur le projet éolien du Mont Oiseau, je souhaite proposer une mesure d'accompagnement bénéficiant réellement et durablement à l'ensemble du territoire concerné.
L'implantation de huit éoliennes entraîne une modification importante et durable du paysage de Baigneaux et des communes environnantes. Cette transformation du paysage sera supportée collectivement par les habitants pendant plusieurs décennies.
En contrepartie de cette atteinte au paysage, je demande que le porteur du projet, en collaboration avec les gestionnaires de réseaux et les collectivités concernées, participe à un programme d'enfouissement des lignes électriques aériennes existantes sur le territoire.
Cette mesure présenterait un double intérêt : elle permettrait de supprimer une partie des équipements aériens existants et donc d'améliorer le paysage, tout en apportant un bénéfice concret et durable au territoire.
En zone agricole, elle permettrait également, lorsque cela est techniquement possible, la suppression des poteaux électriques présents dans les parcelles, qui constituent aujourd'hui une gêne pour l'exploitation et la circulation des matériels agricoles.
Cette mesure ne devrait pas être réservée aux propriétaires ou exploitants accueillant directement une éolienne. Elle devrait bénéficier à l'ensemble du territoire et être mise en œuvre selon des critères objectifs, transparents et indépendants de l'implantation des éoliennes sur telle ou telle propriété.
Puisque le territoire accepte la présence de nouvelles infrastructures électriques particulièrement visibles, il me paraît cohérent qu'en contrepartie, le projet contribue à réduire le nombre d'infrastructures électriques aériennes existantes.
Je demande donc que soit étudiée la mise en place d'un programme d'enfouissement des réseaux électriques aériens à Baigneaux et dans le périmètre directement concerné par le projet, financé en tout ou partie dans le cadre des mesures d'accompagnement du parc éolien.
Réponse apportée
• Enfouissement des lignes électriques
Certaines liaisons électriques aériennes HTA seront enfouies pour les besoins du projet et sont en cours de chiffrage, en particulier pour limiter les éventuelles gênes en phase travaux. L’enterrement de ces portions de lignes non encore définies permettra également de limiter les gênes pour l’activité agricole des parcelles concernées.
En revanche, l’enfouissement de l’ensemble des lignes électriques ne peut être envisagé en raison des coûts particulièrement élevés qu’il engendrerait, lesquels seraient susceptibles de compromettre l’équilibre et la viabilité économiques du projet.
Il est par ailleurs rappelé que le pétitionnaire n'est pas gestionnaire du réseau public de distribution d'électricité et n'est donc pas compétent pour décider des modalités d'aménagement de celui-ci. Les questions relatives à l'évolution du réseau électrique, et notamment à l'éventuel enfouissement des lignes relèvent de la compétence des gestionnaires de réseau, notamment ENEDIS. Les demandes portant sur ces sujets doivent donc être adressées directement aux organismes concernés.
Contribution n°11 (Web)
Déposée le 15 septembre 2026 à 09h13
Des publications scientifiques montrent que les pales subissent une érosion progressive, notamment sous l’effet des impacts de pluie et des conditions atmosphériques. Cette usure entraîne nécessairement une perte de matière et donc la dispersion de particules provenant des matériaux et revêtements constituant les pales.
Cette question me paraît particulièrement importante dans le cas du parc du Mont Oiseau, puisque les éoliennes seraient implantées au cœur d’une zone de production agricole. Les particules émises sont donc susceptibles de se déposer sur les sols et les cultures environnants pendant plusieurs décennies d’exploitation.
Les estimations scientifiques disponibles sur les quantités émises sont variables. Cette incertitude ne justifie pas d’écarter le sujet ; elle justifie au contraire de demander au pétitionnaire une évaluation spécifique aux machines qui seront effectivement installées.
Je demande donc au pétitionnaire de préciser :
– la composition exacte des pales et de leurs revêtements de surface ;
– les substances susceptibles d’être libérées lors de leur érosion ;
– la quantité annuelle de matière dont la perte est prévisible par pale et par éolienne ;
– le devenir de ces particules et leur zone potentielle de dispersion autour des éoliennes ;
– les connaissances disponibles concernant leur accumulation dans les sols agricoles ;
– les éventuelles mesures de suivi prévues pendant toute la durée d’exploitation du parc.
Pour les 8 éoliennes et 24 pales prévues au Mont Oiseau, je demande également que soit estimée la quantité cumulée de matière susceptible d’être dispersée dans l’environnement sur la totalité de la durée d'exploitation du parc.
Il me paraît insuffisant d’évaluer uniquement l’emprise directe des éoliennes sur les terres agricoles sans examiner également les conséquences potentielles de leur fonctionnement pendant plusieurs décennies sur les sols qui les entourent.
Je demande donc que cette question fasse l’objet d’une réponse chiffrée, documentée et spécifique au modèle de pale retenu pour le parc du Mont Oiseau, et que les références scientifiques ou données du constructeur utilisées pour cette évaluation soient rendues publiques.
Réponse apportée
• Impacts sur les sols et érosion des pales :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°10.
Contribution n°10 (Web)
Déposée le 15 septembre 2026 à 09h11
Des publications scientifiques récentes confirment que l'érosion des revêtements des pales, notamment sous l'effet des impacts répétés de la pluie, entraîne l'émission de particules plastiques dans l'environnement.
Une étude scientifique publiée en mars 2026 modélise, dans des conditions défavorables, des émissions pouvant atteindre environ 340 g par pale et par an. D'autres publications donnent des estimations inférieures, ce qui montre qu'une incertitude importante subsiste sur les quantités réellement émises selon les machines et leurs conditions d'exploitation.
Dans le cas d'un parc implanté au milieu de terres agricoles, cette question mérite une attention particulière : contrairement à l'éolien offshore, les particules issues de l'érosion sont susceptibles de se déposer sur les sols agricoles environnants.
Je demande donc que le pétitionnaire précise la nature exacte des revêtements des pales qui seront utilisées sur le parc du Mont Oiseau, leur composition, leur vitesse et leur niveau d'érosion prévisible, les quantités de particules susceptibles d'être émises durant la durée d'exploitation du parc et les éventuelles mesures de surveillance ou de prévention prévues.
Je demande également que soit évaluée la question de l'accumulation à long terme de ces particules dans les sols agricoles.
Réponse apportée
• Impacts sur les sols et érosion des pales :
- Erosion des pales :
Le sujet de l’érosion du revêtement des pales d’éoliennes et des émissions potentielles de particules fait actuellement l’objet de travaux de recherche scientifique.
Le contributeur évoque l’article « Wind Turbine Blade Surface Roughening and Plastic Emission Due to Leading Edge Erosion: Multiple Impact Modeling Framework de Antonios Tempelis et Leon Mishnaevsky Jr », publié dans la revue Materials en mars 2026. Cette étude estime que les émissions pourraient atteindre, dans le scénario le plus défavorable de l’étude, environ 340 g de matériau érodé par pale et par an. Toutefois, les auteurs précisent que cette valeur correspond à un cas majorant et ne constitue absolument pas une valeur représentative de l’ensemble des éoliennes en exploitation. Les émissions réelles dépendent notamment des conditions climatiques locales, de l’intensité des précipitations, de la vitesse de rotation des pales, du type de revêtement utilisé ainsi que de la qualité des pratiques de maintenance des pales mises en œuvre.
Par ailleurs, comme le souligne le contributeur, d’autres publications scientifiques aboutissent à des estimations significativement plus faibles. L’article « Microplastics Emission from Eroding Wind Turbine Blades: Preliminary Estimations of Volume », publiée dans la revue Energies en décembre 2024, estime par exemple des émissions comprises entre 8 et 50 g par pale et par an pour les éoliennes terrestres, illustrant la forte variabilité des résultats selon les hypothèses retenues et les conditions considérées.
Ces dernières estimations sont cohérentes avec celles réalisées par Vestas, le constructeur des éoliennes retenues pour le Champ éolien du Mont Oiseau, qui estime à moins de 50 g la quantité de matériau qui pourrait être érodée chaque année pour une pale d’une grande éolienne. A noter que cette quantité est extrêmement faible, à titre de comparaison, une seule pale d’éolienne pèse généralement entre 10 et 15 tonnes.
Toutefois, Vestas précise que :
- Les pales sont conçues pour limiter le risque d’érosion grâce des technologies de protection du bord d’attaque ;
- Les opérations de maintenance en phase exploitation permettent de prévenir les phénomènes d’érosion des pales par une surveillance continue de l’état des protections du bord d’attaque ;
- Le matériau susceptible d’être érodé est constitué de particules de peinture entièrement polymérisées, c’est-à-dire de particules polymères pigmentées considérées comme chimiquement inertes et ne rejetant aucune substance chimique dans l’environnement. Cela signifie que les particules issues de l’érosion des pales ne présentent pas de danger pour l’environnement ;
- Ce n’est que dans les cas sévères d’érosion du bord d’attaque que la structure composite sous-jacente en résine époxy peut être mise à nue. Une telle dégradation est intrinsèquement indésirable, tant d’un point de vue environnemental qu’économique. En effet, l’érosion du bord d’attaque réduit les performances aérodynamiques des pales et peut entraîner une diminution de la production annuelle d’énergie. C’est pourquoi les pales d’éoliennes font l’objet d’une maintenance continue, afin de prévenir ce phénomène et d’en limiter les effets au maximum.
En d’autres termes, dans des conditions normales d’exploitation et de maintenance, les matériaux de surface des pales ne sont pas considérés comme toxiques. Les programmes d’entretien visent précisément à prévenir toute dégradation avancée susceptible d’exposer les couches internes de la structure des pales.
La quantité maximale potentielle de microplastiques susceptible d’être libérée par les éoliennes est considérée comme négligeable, et demeure marginale par rapport à d’autres sources courantes de pollution par les microplastiques.
À titre de comparaison, les émissions de microplastiques liées à l’usure des pneus ou des vêtements synthétiques lors de leur utilisation quotidienne sont largement supérieures à celles susceptibles d’être générées par les éoliennes.
Par ailleurs, il est à noter que Vestas continue d’investir dans la recherche et le développement relatifs à la protection des bords d’attaque, afin de minimiser tout effet d’érosion potentiel, même mineur.
- Impacts sur les sols :
Concernant l’impact des fondations des éoliennes sur les sols et les nappes phréatiques, il convient de préciser que leur conception fait l’objet d’études géotechniques préalables permettant d’adapter leur dimensionnement aux caractéristiques du sous-sol, et de garantir leur stabilité tout en limitant les incidences sur le milieu. Par ailleurs, en phase d’exploitation, les fondations sont des ouvrages inertes ne générant aucun rejet vers le sol ou la nappe.
Les impacts du projet sur le sol, le sous-sol, les eaux superficielles et souterraines sont analysées en détail au sein des chapitres 6.2.2 et 6.2.3 en page 221 et 222 du document intitulé « 4-Mont-Oiseau_EIE_complétée ». Cette analyse conclut à l’absence d’impact significatif sur ces composantes de l’environnement en phase travaux comme en phase exploitation.
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 11 septembre 2026 à 10h58
Êtes vous sûrs de l'accord de l'armée de l'air déjà refusé pour Tillay?
Réponse apportée
• Saturation visuelle
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
• Interrogation relative à un autre projet
Concernant la question relative à l’avis de l’aviation militaire émis dans le cadre d’un autre projet situé à Tillay-le-Péneux, le pétitionnaire n’est pas en mesure d’apporter une réponse étant donné qu’il n’a pas d’information sur ce sujet, et que ce dernier ne concerne pas le projet de Champ éolien du Mont Oiseau, objet de la présente procédure de consultation du public.
Toutefois, en ce qui concerne le Champ éolien du Mont Oiseau, le pétitionnaire rappelle que le projet a bien reçu l’avis favorable de l’aviation militaire, voir le document ci-joint.
Document joint
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 11 septembre 2026 à 10h37
* La Beauce et particulièrement la région de Baigneaux est saturée d'éoliennes. Si les gens s'installent dans des villages tels que Lumeau, Baigneaux, Poupry ou autre commune environnante, c'est pour avoir une tranquillité et profiter de la nature.
* Si une entreprise ou une collectivité s'intéresse à ce type d'énergie renouvelable, c'est dans les rares cas où il y a un projet environnemental, dans la majorité des cas c'est pour uniquement gagner de l'argent.
* Les terres cultivables sont réduites d'année en année, les agriculteurs et leurs fédérations pointent régulièrement ce fait. Les agriculteurs qui laissent volontiers leur terrain pour l'installation d'éoliennes oublient largement ce fait: quelle est donc la motivation première si ce n'est qu'un rendement uniquement financier? L'écologie :) ?
* Les habitants des communes où sont installé des éoliennes constatent généralement, qu'ils ne profitent pas des revenus issus de cette production d'énergie. Le plus gros risque est de voir le prix des habitations diminuer (qui aime vivre à la campagne (avec tous les inconvénients que cela comporte) avec des éoliennes face à sa maison? Est-ce que collectivité, qui est favorable à ce projet a pour ambition de financer un Zénith, une piscine, un collège, refaire les trottoirs en marbre?
* Habiter dans une zone rurale est un choix délibéré, une contrainte artificielle qui dénature l'environnement ne permet pas l'attrait d'une commune. Ce type d'installation ne génère pas d'emploi significatif, même pour Baigneaux.
Les communes impactées se verront bientôt dans le palmarès de "La France moche" comme d'autres le sont avec les panneaux publicitaires: il faut alors dores et déjà arrêter les opérations de "slow tourisme" financées par le département.
Je m'oppose à l'installation d'une telle "ferme éolienne".
Réponse apportée
• Intermittence / équilibre électrique du réseau :
L’énergie éolienne n’est pas intermittente mais variable et prévisible.
En effet, elle peut être prédite de manière grossière à l'échelle annuelle mais surtout avec précision trois ou cinq jours à l'avance en utilisant des données météorologiques. Avec trois zones géographiques ayant des régimes de vent différents (façade Manche-Mer du Nord, front atlantique et zone méditerranéenne), les variations de la production éolienne s'équilibrent à l'échelle nationale. RTE, le gestionnaire du réseau électrique, est donc chargé d'ajuster en permanence la production et la consommation pour maintenir l'équilibre. A noter par ailleurs que le système électrique est de plus en plus pilotable grâce au stockage, à la flexibilité et à la planification.
De plus, le réseau électrique français est interconnecté avec le réseau européen, ce qui permet d'équilibrer les flux d'électricité variables à une échelle beaucoup plus large. Cette interconnexion permet de lisser la variabilité en fonction des conditions météorologiques et des différentes sources d'énergie renouvelable. En cas de besoin d'ajustement de la production d'électricité, il est possible de recourir à une capacité de production pilotable issue d'énergie renouvelable telle que les barrages hydrauliques, mais aussi de production d'origine nucléaire, avant de faire appel aux centrales à gaz ou à charbon voire tout simplement d’importer depuis le réseau de nos voisins européens (qui font de même en important depuis le réseau Français en cas de besoin).
L’arrêt des éoliennes peut être lié à des opérations de maintenance, aux mesures de bridages mises en place (pour des raisons acoustiques ou écologiques), ou bien lors des périodes de surproduction d’électricité sur le réseau par rapport à la consommation, lorsque les prix de l’électricité deviennent négatifs.
Toutefois, une éolienne produit dès que le vent souffle à environ 10 km/h et tourne en moyenne 75 % à 95 % du temps (Guide de l’éolien, ADEME 2021).
• Compétitivité :
L’éolien s’est affirmé en France comme dans le monde comme une des énergies les plus compétitives. Le coût de production moyen de l'électricité éolienne terrestre est estimé à 59 €/MWh pour les nouvelles installations éoliennes en 2022, selon l'ADEME.
Les coûts de production de l’énergie éolienne suivent une tendance à la baisse grâce à l’amélioration des performances des machines et à l’optimisation des projets. L’ADEME fait notamment état d’une réduction de 18 % des coûts de production pour les parcs installés entre 2015 et 2020 (Étude 2019 sur les coûts des énergies renouvelables et de récupération).
Pour comparaison le coût du nucléaire historique sera au minimum de 62€/MWh avec la prolongation des centrales existantes alors que pour l’EPR de Flamanville, le prix de référence sera entre 110€/MWh et 120€/MWh si l’on se réfère au coût de production de l’EPR d’Hinkley Point.
Par ailleurs, les énergies renouvelables électriques sont un outil de stabilité face à la volatilité des prix des énergies fossiles, pour lesquelles la France est majoritairement dépendante des importations et donc du contexte géopolitique. Le mécanisme de soutien des énergies renouvelables, selon lequel les producteurs reversent à l’État la différence entre le prix garanti et le prix de vente de l’électricité sur le marché a notamment permis de financer le bouclier tarifaire au plus haut de la crise énergétique de 2022.
• Saturation visuelle :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°6.
• Impacts agricoles et artificialisation des sols :
Se référer à la réponse apportée sur cette thématique à la contribution n°45.
• Retombées économiques :
De par les différentes taxes auxquelles il sera soumis (IFER, taxe foncière, etc.), le projet éolien sera à l'origine de retombées économiques pour les collectivités locales : Département, Communauté de communes et commune d'implantation. Les montants de ces différentes taxes et leur répartition entre les différentes institutions seront calculés sur la base des caractéristiques du projet par le centre local des impôts fonciers, voir le chapitre 6.1.2 page 195 de l’étude d’impact sur l’environnement (document intitulé « 4-Mont-Oiseau_EIE_complétée »).
Les indemnités qui seront versées à la Mairie de Baigneaux pourront permettre de sécuriser les comptes communaux, et d'accompagner la mise en place de projets locaux, ce qui bénéficiera indirectement aux riverains à travers l’amélioration de leur cadre de vie.
À ce stade, les échanges menés avec la commune ont permis de faire émerger plusieurs pistes de projets, sans qu’aucune décision n’ait encore été arrêtée, comme la réfection des trottoirs et l’installation d’un éclairage public dans les zones actuellement non éclairées.
Le pétitionnaire souhaite également rappeler que le projet éolien s’inscrit avant tout dans les objectifs énergétiques à l’échelle nationale et régionale, comme décrit au sein du chapitre 1.3 de l’étude d’impact sur l’environnement, intitulée « 4-Mont-Oiseau_EIE_complétée ».
Sa réalisation repose sur un modèle économique qui doit assurer sa viabilité financière, comme toute infrastructure de production d’énergie. Toutefois, cet objectif économique n’est pas incompatible avec les bénéfices environnementaux attendus pour le projet.
Les propriétaires et exploitants agricoles concernés perçoivent une rémunération en contrepartie de l’occupation d’une partie de leurs parcelles. Cette rémunération constitue une compensation pour les contraintes liées à l’implantation des ouvrages et représente souvent une source de diversification des revenus agricoles.
A nouveau, les retombées fiscales versées aux collectivités contribuent au financement des services publics locaux au bénéfice de l’ensemble des habitants (entretien des équipements publics, voirie, services à la population, etc.). Leur utilisation relève ensuite des décisions prises par les assemblées délibérantes concernées.
Ainsi, l’existence d’intérêts économiques pour les différents acteurs du projet ne remet pas en cause sa finalité de production d’électricité renouvelable, ni sa contribution à l’atteinte des objectifs de transition énergétique.
• Impact sur la valeur de l’immobilier
En matière d’immobilier, l’ADEME a rendu en mai 2022 une étude spécifique intitulée « Eoliennes et immobilier, Analyse de l’évolution du prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens ». Cette étude comporte deux volets. Un volet quantitatif consistant en une mesure par doubles différences qui porte sur plus d’un million de transactions de maisons recensées par la base DVF entre 2015 et 2020. Un volet qualitatif consistant en une série d’enquêtes de terrain, d’entretiens d’acteurs et la diffusion de sondages auprès de professionnels de l’immobilier ainsi qu’une synthèse bibliographique.
Le volet quantitatif montre que l’éolien a un impact très faible sur l’immobilier : de l’ordre de -1.5% sur le prix au m2, soit 10 à 20 fois moins que la marge d’appréciation des agents immobiliers en milieu rural. De plus, cet impact est limité aux biens situés à moins de 5 km d’une éolienne. Enfin, le taux de transaction n’est pas significativement affecté : autrement dit les biens ne sont pas « invendables » comme certaines associations opposantes le disent parfois. L’étude note également que l’impact de l’éolien est comparable à celui d’autres infrastructures telles que des lignes à haute tension ou des antennes de télécommunication : le plus souvent nul ou non significatif et parfois faiblement négatif.
L’étude qualitative vient appuyer les conclusions déjà connues d’autres études à savoir que la localisation du bien, son équipement et sa situation, les services, transports, l’accès à internet très haut débit par exemple ont bien plus d’impact sur la valeur d’un bien que la simple présence d’éoliennes qui peut jouer à la marge.
A ce titre, il est important de souligner que le premier facteur de baisse de la valeur de l’immobilier dans les territoires ruraux est l’absence de services publics : services de santé, transports publics, écoles et accueil des enfants, infrastructures sportives... Or, les projets éoliens contribuent, par les retombées sociales, économiques et fiscales qu’ils génèrent pour les collectivités qui les accueillent, à rétablir ces services publics.