Contribution n°10 (Web)
Déposée le 3 septembre 2026 à 10h51
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 20h03
Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas opposé au principe de reconversion de cet ancien site industriel. Il est évidemment souhaitable qu’un site devenu disponible puisse évoluer et trouver une nouvelle utilité.
En revanche, je suis opposé à ce que cette reconversion conduise à une densification importante et à une intensification des usages, susceptibles de modifier durablement l’équilibre et le cadre de vie de Croissy.
J’ai choisi de vivre à Croissy précisément pour ce qui la distingue des communes plus urbanisées qui l’entourent : une ville à taille humaine, familiale, verdoyante, largement pavillonnaire et conservant une véritable ambiance de village. Ce caractère constitue à mes yeux une richesse qu’il faut préserver.
Une intensification importante des usages
Le projet ne consiste pas simplement à remplacer des bâtiments existants. Il prévoit simultanément des hébergements et résidences, un internat pour la British School, un complexe sportif et de bien-être ainsi que plusieurs milliers de mètres carrés de bureaux et d’activités économiques.
Cela signifie nécessairement davantage de résidents, salariés, élèves, visiteurs, clients, prestataires et véhicules présents quotidiennement sur le site.
Le dossier prévoit d’ailleurs de passer de 350 à 407 places de stationnement. Cette augmentation de plus de 16 % pose une question très concrète : quelle augmentation des déplacements automobiles est réellement anticipée ?
Je demande qu’avant toute décision soient clairement communiqués aux Croissillons le nombre maximal de personnes susceptibles de fréquenter quotidiennement le site, les flux automobiles supplémentaires attendus aux heures de pointe ainsi que leurs conséquences sur le chemin de Ronde et les axes environnants.
Quelle capacité réelle de Croissy à accueillir davantage de population et d’activités ?
Le dossier affirme que les nouveaux hébergements pourront être créés « sans alourdir les services publics ». Cette affirmation mérite, selon moi, d’être précisément démontrée.
Une ville ne se résume pas au nombre de logements qu’elle peut construire. Il faut mettre en rapport sa population avec ses écoles, ses crèches, ses équipements sportifs et culturels, ses espaces publics, sa voirie, ses capacités de stationnement, ses services municipaux et ses infrastructures.
Croissy dispose d’un territoire limité et ses équipements ne sont pas extensibles indéfiniment.
Je souhaiterais donc connaître la projection démographique globale retenue par la municipalité : combien d’habitants Croissy souhaite-t-elle accueillir dans 5, 10 ou 20 ans, en tenant compte non seulement du projet Servier mais également des autres opérations immobilières réalisées ou envisagées ?
Il me paraît indispensable de raisonner sur l’effet cumulé de la densification de la commune, et non projet immobilier par projet immobilier.
Préserver l’identité de Croissy
Le projet prévoit également des bâtiments pouvant atteindre R+4 et jusqu’à 15 mètres de hauteur.
Je reconnais que l’OAP proposée apporte certaines garanties, notamment un recul de 15 mètres par rapport au chemin de Ronde. Mais le recul d’un bâtiment ne supprime ni sa hauteur, ni son volume, ni l’intensité des usages qu’il accueille.
La question dépasse donc la seule conformité réglementaire : quel paysage urbain souhaitons-nous pour Croissy demain ?
À force d’autoriser progressivement des bâtiments plus importants et des programmes plus denses, nous risquons de transformer ce qui fait aujourd’hui la particularité de Croissy et de passer progressivement d’une ambiance de village résidentiel à celle d’une ville beaucoup plus dense et urbaine.
Une occasion exceptionnelle de créer davantage de nature
Je suis également surpris par la présentation du projet comme une « reconquête écologique ambitieuse ».
Le tableau comparatif présenté dans le dossier indique 8 675 m2 de surfaces végétalisées actuellement et 8 675 m2 dans l’état futur, soit toujours 26 % du terrain.
Les quelque 6 300 m2 de toitures végétalisées annoncés constituent évidemment une amélioration environnementale, mais une toiture végétalisée ne remplace pas un véritable espace vert de pleine terre, arboré et accessible aux habitants.
Croissy manque justement de véritables espaces verts publics permettant aux familles, aux enfants et aux habitants de se retrouver.
Dans un contexte de réchauffement climatique et d’épisodes de canicule de plus en plus fréquents, la reconversion d’un terrain de plus de trois hectares constitue une occasion rare d’augmenter réellement la place de la nature dans notre commune.
Pourquoi ne pas profiter de cette opportunité pour diminuer davantage l’emprise bâtie, augmenter significativement les surfaces de pleine terre, planter davantage d’arbres et créer un véritable parc ou espace vert accessible aux Croissillons ?
Les habitants doivent pouvoir choisir l’évolution de leur ville
En tant qu’habitant et contribuable de Croissy-sur-Seine, je considère légitime de pouvoir m’exprimer sur les choix d’aménagement qui auront des conséquences durables sur notre environnement et sur les équipements et services de la commune.
Je comprends les contraintes auxquelles la municipalité doit répondre ainsi que l’intérêt économique de reconvertir le site. Mais ces contraintes ne doivent pas empêcher un véritable débat sur le niveau de densification acceptable et le modèle de ville que nous souhaitons transmettre aux générations futures.
Je demande donc que le projet soit revu afin de privilégier une densité plus faible, des bâtiments plus contenus, davantage de pleine terre et d’arbres, la création d’un véritable espace vert accessible aux habitants, ainsi qu’une évaluation transparente des conséquences du projet sur la circulation, le stationnement, les infrastructures et les équipements publics.
Je suis favorable à la reconversion du site Servier, mais pas à n’importe quel prix.
La question qui devrait guider cette décision me paraît finalement très simple :
Quelle ville voulons-nous pour Croissy dans 10 ou 20 ans ?
Pour ma part, je souhaite que Croissy puisse évoluer tout en conservant ce qui fait aujourd’hui son identité et son attractivité : une commune résidentielle, verdoyante, familiale, largement pavillonnaire et à taille humaine.
Je vous remercie de bien vouloir prendre en considération cette contribution dans le cadre de la modification simplifiée n°1 du PLU.
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 19h50
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 19h33
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 17h10
A poursuivre activement
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 17h02
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 14h56
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 14h16
Pas de moyen de transport supplémentaire.
La location de bureaux et de locaux parait très aléatoire; de nombreux locaux sont inoccupés actuellement.
Engorgement du centre ville.
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 2 septembre 2026 à 12h39
Belle opportunité.
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 1 septembre 2026 à 16h53
Merci à Monsieur le Maire et à son équipe