Les contributions

Contribution n°64 (Web)

Par Guillaume
Déposée le 9 juillet 2026 à 07h36
Monsieur le Président de la commission d'enquête,

L'utilité d'un parc éolien repose entièrement sur sa production réelle d'électricité. [...]
Monsieur le Président de la commission d'enquête,

L'utilité d'un parc éolien repose entièrement sur sa production réelle d'électricité. Or, sur ce point central, le dossier affirme un chiffre sans donner au public les moyens de le vérifier.

1. Un gisement de vent modeste, de l'aveu même des données du dossier.
Le dossier (F5, étude d'impact, section 3.1.1.2, pages 71-72) indique que le mât de mesures installé par le porteur de projet, à 100 mètres de hauteur et sur la période du 8 septembre 2022 au 31 octobre 2023, a relevé une VITESSE MOYENNE ANNUELLE DE 5,9 m/s à 100 mètres. Une telle vitesse correspond à un gisement MODESTE, sensiblement inférieur à celui des sites éoliens réputés performants. La production annoncée le confirme : 74 000 MWh/an pour une puissance installée de 30 à 41 MW représente un facteur de charge de l'ordre de 21 à 28 % seulement, soit l'équivalent d'à peine un quart de l'année à pleine puissance.

2. Le productible annoncé est INVÉRIFIABLE, faute des éléments indispensables.
Vérifier une production annuelle suppose de disposer de deux éléments que le dossier ne fournit pas de façon exploitable :

- d'une part, la COURBE DE PUISSANCE de la machine effectivement retenue, c'est-à-dire la production électrique en fonction de la vitesse du vent, avec la VITESSE DE DÉMARRAGE (en deçà de laquelle l'éolienne ne produit rien et n'est pas couplée au réseau de distribution), la puissance nominale et la VITESSE D'ARRÊT. Or le dossier se borne à présenter, à titre d'EXEMPLE, un modèle (Siemens Gamesa SG 155, 6,6 MW — F5, Tableau 86, page 229) dont il n'indique que la vitesse de démarrage (3 m/s) et la vitesse d'arrêt (27 m/s), SANS la courbe de puissance complète. De plus, le modèle définitif n'est même pas arrêté : le dossier envisage plusieurs machines. Sans la courbe de puissance de la machine réellement retenue, il est impossible de convertir le vent mesuré en énergie produite.

- d'autre part, la DISTRIBUTION des vents réellement mesurée par le mât (et non la seule moyenne de 5,9 m/s) et l'ÉTUDE DE PRODUCTIBLE qui, en croisant cette distribution avec la courbe de puissance, aboutit au chiffre de 74 000 MWh. L'annexe 8 (bilan carbone) mentionne pourtant que ce bilan a été établi à partir des « données techniques fournies par Boralex (étude de productible) » : cette étude existe donc, mais elle N'EST PAS versée au dossier soumis au public. La distribution des vents mesurée n'y figure pas davantage.

En clair, on demande au public d'admettre une production de 74 000 MWh/an sans lui donner aucun des éléments qui permettraient de la recalculer. Le productible découle pourtant NÉCESSAIREMENT des mesures du mât : afficher le résultat en retenant les mesures et le calcul revient à soustraire au débat la donnée la plus déterminante pour apprécier l'utilité du projet, et donc la justification de ses atteintes à l'environnement.

3. Ce productible tient-il compte des arrêts en période de prix négatifs ?
La question est déterminante, à la fois pour la production réelle et pour le coût supporté par la collectivité. La Cour des comptes relève en effet (rapport du 17 mars 2026) qu'une MAJORITÉ des éoliennes sous complément de rémunération CESSENT désormais de produire lors des épisodes de prix négatifs. Or ces épisodes se multiplient (plus de 500 heures en 2025). Je demande donc à savoir :
- si le pétitionnaire a prévu d'ARRÊTER le parc lorsque le prix de marché de l'électricité sera négatif, voire inférieur à un seuil bas (de l'ordre de quelques euros par MWh) ;
- et, dans l'affirmative, si ces arrêts ont été DÉDUITS du productible annoncé (74 000 MWh/an) et intégrés au calcul de rentabilité. 500 h d'arrêt peut représenter jusqu'à 20 500 Mwh soit -28 % !!!
Car de deux choses l'une : soit ces arrêts n'ont pas été pris en compte, et le productible — donc l'utilité affichée du projet — est SURÉVALUÉ ; soit le parc continuera de produire en période de prix négatifs, et c'est alors le soutien public (complément de rémunération) qui comblera l'écart, AUX FRAIS DU CONTRIBUABLE. Dans les deux cas, le rapport entre la production réellement utile et le coût pour la collectivité doit être établi et porté à la connaissance du public.

4. Le droit impose la communication de ces données au public.
Ce défaut d'information n'est pas admissible au regard du droit à l'information et à la participation du public en matière d'environnement. La convention d'Aarhus du 25 juin 1998 garantit l'accès du public à l'information environnementale (article 4) et sa participation effective (article 6). Le Conseil d'État a jugé, par une décision de principe du 15 novembre 2021 (n° 434742), que le paragraphe 4 de l'article 6 de cette convention est d'EFFET DIRECT en droit français. Les articles L.124-1 et suivants du code de l'environnement, comme l'article 7 de la Charte de l'environnement (valeur constitutionnelle), consacrent ce même droit d'accès. Le public est donc fondé à exiger la communication des données mesurées et des éléments de calcul qui fondent le productible annoncé.

Je demande donc à la commission d'enquête :
- de solliciter du pétitionnaire la production au dossier, accessible au public : (1) l'identification de la machine retenue et sa COURBE DE PUISSANCE complète (production en fonction de la vitesse du vent, vitesse de démarrage, puissance nominale, vitesse d'arrêt) ; (2) les RÉSULTATS COMPLETS de la campagne de mesure du mât (série et distribution statistique des vitesses de vent sur site, taux de disponibilité) ; (3) l'ÉTUDE DE PRODUCTIBLE détaillée (hypothèses, pertes, bridages, productible P50 et P90) ;
- de faire préciser si le plan d'arrêt des machines inclut les périodes de prix négatifs ou inférieurs à un seuil bas, et si ces arrêts ont été pris en compte dans le productible (74 000 MWh/an) et dans le calcul de rentabilité, afin d'établir le rapport entre la production réellement utile et le coût pour la collectivité ;
- de rappeler, sur le fondement de la convention d'Aarhus (articles 4 et 6), de la jurisprudence du Conseil d'État (15 novembre 2021, n° 434742) et des articles L.124-1 et suivants du code de l'environnement, que ces données mesurées et ces éléments de calcul doivent être mis à la disposition du public ;
- de considérer que, tant que ces éléments ne sont pas communiqués, l'utilité énergétique du projet n'est pas établie et le public n'a pas été mis en mesure d'en débattre.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

Contribution n°63 (Web)

Par Annelaure
Déposée le 9 juillet 2026 à 06h25
le naturel est sacrifie au nom du progres... Il nous faut respecter la biodiversite au maximum sous peine d etre la cause de notre [...]
le naturel est sacrifie au nom du progres... Il nous faut respecter la biodiversite au maximum sous peine d etre la cause de notre propre perte. Non a ce projet tout simplement, il ne devrait même pas y avoir de debat au vu de ce qui est propose .

Contribution n°62 (Web)

Anonyme
Déposée le 9 juillet 2026 à 04h58
1000t de béton, durée de vie de 20ans , des prix spot déjà très souvent négatif a cause des ENR et maintenant, destruction du bocage [...]
1000t de béton, durée de vie de 20ans , des prix spot déjà très souvent négatif a cause des ENR et maintenant, destruction du bocage tout cela pour que quelques personne s’en mettent plein les poches grâce à un prix du kw/h largement subventionné par de l’argent publics in fine!!
Si encore l’ensemble des retombées financière aller dans la poches de la collectivité...! Mais bien sûr que non!
On détruit le cadre de vie de centaines de personnes au profits de quelques privés prêt à vendre leur mère s’il le fallait!
Donc on en met partout, comme les allemands qui on prouvé leur mauvais choix!
Puis en face, il va falloir des centrales à gaz pour maintenir la puissance des enr et de leur intermittence!
sans parler qu’il y a d’autres modèles d’éolienne moins « intrusives » mais bon les lobbys on préfèrés diriger l’argent dans les pires!
Bref, la France saccagée, a n’importe quel prix!

On pourra exporter encore plus de courant vers nos copains européen qui vont déjà nous forcer à donner le gérance de 40% de nos barrages hydrau électrique!

Pas de ça chez nous, on a déjà largement contribué dans le coin au solaire et aux éoliennes !!

Contribution n°61 (Web)

Anonyme
Déposée le 9 juillet 2026 à 00h16
Avis défavorable en raison de l'impact sur la faune et la flore.

Contribution n°60 (Web)

Anonyme
Déposée le 8 juillet 2026 à 23h42
Nous vendons notre bocage comme nous vendons notre pays. Au plus offrant, quelqu'en soit les conséquences.
Sous couvert d'une électricité [...]
Nous vendons notre bocage comme nous vendons notre pays. Au plus offrant, quelqu'en soit les conséquences.
Sous couvert d'une électricité propre et vertueuse, un gâchis, un massacre. Ce projet est honteux !

Contribution n°59 (Web)

Par Dubuisson Lolita
Déposée le 8 juillet 2026 à 22h37
Madame, Monsieur, Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Par la présente, je tiens à exprimer fermement mon opposition totale au projet [...]
Madame, Monsieur, Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Par la présente, je tiens à exprimer fermement mon opposition totale au projet d'implantation d'éoliennes prévu sur les communes de Saint Victor et Saint Angel.
Si la transition énergétique est un sujet majeur, elle ne doit pas se faire au détriment de notre territoire, de sa biodiversité et de la santé de ses habitants.
Notre commune, Verneix, bien que limitrophe, subira de plein fouet les nuisances de ce projet sans en avoir le contrôle.
Voici les raisons majeures de mon opposition :
1. La dégradation de notre patrimoine paysager
Notre force réside dans la beauté, le calme et l'authenticité de notre campagne. L'implantation de structures industrielles de plus de 150 mètres de haut va totalement dénaturer ce paysage. Ce projet créera une pollution visuelle, visible à des kilomètres à la ronde, brisant l'harmonie de nos champs.

2. Un impact désastreux sur la faune locale
La campagne qui nous entoure est un refuge pour de nombreuses espèces protégées et menacées. Les éoliennes représentent un danger mortel et permanent pour l'avifaune :
Les chauves-souris : Victimes de barotraumatismes (lésions internes dues aux variations de pression) et de collisions directes.
Les oiseaux (hirondelles, rapaces, passereaux) : Leurs couloirs de migration et leurs zones de chasse seront directement coupés par ces pales en mouvement, entraînant une mortalité intolérable.

3. Une hérésie écologique : le bétonnage des sols
On nous présente l'éolien comme une énergie "verte", mais la réalité industrielle est tout autre. Chaque éolienne nécessite l'injection de milliers de tonnes de béton et d'acier dans le sol pour ses fondations. Ce processus détruit durablement les terres agricoles, perturbe les nappes phréatiques et engendre une empreinte carbone massive lors de la construction. Est-ce vraiment cela, protéger la planète ?

4. Des risques avérés pour la santé humaine
Enfin, la proximité de ces géants d'acier soulève de graves questions de santé publique. De nombreuses études et témoignages mettent en avant le "syndrome de l'éolienne". Les infrasons (basses fréquences inaudibles mais ressenties par le corps) ainsi que le bruit aérodynamique incessant et le flashage lumineux nocturne provoquent des troubles majeurs chez les riverains :
Troubles du sommeil chroniques et insomnies.
Stress, anxiété et maux de tête.
Altération générale de la qualité de vie et de la santé mentale.

En conclusion :
On ne peut pas prétendre sauver l'environnement en détruisant localement la biodiversité, en défigurant nos campagnes, en coulant des blocs de béton industriels dans nos sols et en sacrifiant la santé des habitants des communes environnantes.
Pour toutes ces raisons, je demande l'abandon pur et simple de ce projet et appelle à une prise de conscience collective pour protéger notre territoire.

Contribution n°58 (Web)

Par Sen jupiter
Déposée le 8 juillet 2026 à 22h25
M le Commissaire enquêteur

Les éoliennes représentent un danger pour les oiseaux, les chauves-souris, les animaux et les êtres humains. [...]
M le Commissaire enquêteur

Les éoliennes représentent un danger pour les oiseaux, les chauves-souris, les animaux et les êtres humains. Elles représentent un sacrifice du patrimoine, de la qualité de vie et de l'histoire naturelle. Non seulement elles sont laides et destructrices du paysage, mais elles sont également inefficaces, gourmandes en ressources et coûteuses. Seules les subventions les rendent rentables, et cela uniquement au profit de capitalistes voraces qui se nourrissent du citoyen ordinaire. Ils ne se soucient absolument pas de l'environnement. Ils fabriquent en Chine, détruisent la campagne française avec leurs projets, empochent leurs subventions et cachent leurs profits derrière des structures opaques. Se soucient-ils un tant soit peu de l'Allier ? Absolument pas. Nous demandons un avis résolument défavorable à ce projet.

Respectueusement
Jupiter Sen

Contribution n°57 (Web)

Par Planchon Aude
Déposée le 8 juillet 2026 à 21h03
Le Milan Noir et 56 autres espèces d'oiseaux sacrifiés :

Le dossier prévoit la destruction préventive de 3 nids de milan noir. Sur [...]
Le Milan Noir et 56 autres espèces d'oiseaux sacrifiés :

Le dossier prévoit la destruction préventive de 3 nids de milan noir. Sur les 7 éoliennes prévues, 5 sont situées à moins de 500 mètres de nids, en zone de risque fort !

La Cigogne Noire : Bien que le promoteur reconnaisse sa présence sur le site, elle est exclue de la demande de dérogation sous prétexte qu'aucune mortalité n'est tolérée. Une incohérence totale alors que le risque de collision est bien réel !

Chauves-souris en péril : L'activité des chiroptères est jugée « très forte » et verra ses habitats détruits.
Massacre du bocage : Ce sont 715 mètres de haies et des arbres séculaires qui vont disparaître pour laisser passer les machines.

Prenez soin de notre nature, nous vous en serons gré.

Contribution n°56 (Web)

Par Drogou victor
Déposée le 8 juillet 2026 à 20h41
Vive l’eolien!

Contribution n°55 (Web)

Par JEAN PIERRE
Déposée le 8 juillet 2026 à 17h19
Monsieur le Président de la commission d'enquête,

Je suis CONTRE ce projet et voici une raison supplémentaire pour illustrer mon [...]
Monsieur le Président de la commission d'enquête,

Je suis CONTRE ce projet et voici une raison supplémentaire pour illustrer mon opposition.

Un parc éolien ne produit rien tant qu'il n'est pas raccordé au réseau électrique. Le raccordement — la liaison souterraine jusqu'au poste source et, le cas échéant, le renforcement de ce poste — est donc une composante INDISPENSABLE et FONCTIONNELLEMENT LIÉE au parc : sans lui, le projet n'a aucune existence ni aucune utilité.

Le droit en tire une conséquence claire. L'article L.122-1 du code de l'environnement définit le « projet » à évaluer comme un ensemble : lorsqu'un projet est composé de plusieurs travaux ou ouvrages, il doit être APPRÉHENDÉ DANS SON ENSEMBLE, y compris en cas de réalisation échelonnée dans le temps et l'espace et y compris lorsque les ouvrages relèvent de maîtres d'ouvrage différents, afin que l'ensemble de ses incidences sur l'environnement soit évalué. La doctrine du ministère de la Transition écologique (guide « Éolien et urbanisme ») comme la jurisprudence du Conseil d'État confirment que le raccordement aux réseaux publics d'électricité fait partie du périmètre de l'autorisation environnementale.

Or, dans le présent dossier, le raccordement au poste source n'est PAS inclus dans le périmètre de l'étude d'impact : ses caractéristiques, son tracé et ses incidences ne font l'objet d'aucune analyse approfondie. C'est précisément ce que relève l'AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE dans son avis du 3 juillet 2026 (pages 6 et 7) : « L'Autorité environnementale recommande d'inclure dans le périmètre du projet et donc de l'étude d'impact, le raccordement au réseau électrique, fonctionnellement lié au parc éolien, et les éventuels renforcements du réseau électrique national associés, de les décrire, ainsi que leur calendrier, puis d'évaluer leurs incidences environnementales et les mesures prises pour les éviter, les réduire et si besoin les compenser. »

Cette lacune est d'autant plus grave qu'elle masque une difficulté de fond. Le dossier (F5, section 5.1.4.3, page 230) indique que deux postes sources sont « pressentis » pour accueillir le raccordement : celui de Saint-Jacques (à 4,5 km) et celui de La Durre (à 5,4 km). Comme le souligne l'Autorité environnementale, la capacité disponible de ces postes n'est, à ce stade, PAS SUFFISANTE pour accueillir le projet. Il en résulte que des travaux de renforcement du réseau — avec leurs propres incidences (tranchées, emprises, coût, délais) — seront probablement nécessaires, sans que ni leur nature, ni leur tracé, ni leur bilan environnemental ne soient portés à la connaissance du public.

Le public est ainsi appelé à se prononcer sur un projet AMPUTÉ d'une de ses composantes essentielles, dont on ignore à la fois la faisabilité (capacité d'accueil du réseau) et les impacts.

Je demande donc à la commission d'enquête :
- de constater que l'exclusion du raccordement (et des éventuels renforcements de postes sources) du périmètre de l'étude d'impact n'est pas conforme à l'article L.122-1 du code de l'environnement, comme le relève l'Autorité environnementale ;
- de solliciter la production, au dossier soumis au public, de la description du raccordement (tracé, technique, calendrier, maîtrise d'ouvrage), de son bilan d'incidences et des mesures associées, ainsi que de la confirmation de la capacité d'accueil réelle des postes sources ;
- de retenir, à défaut, que le dossier est incomplet et que le public n'a pas été mis en mesure d'apprécier l'ensemble des incidences du projet.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

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