Contribution n°84 (Web)
Déposée le 11 juillet 2026 à 16h39
Sur l'atteinte au paysage et à la commodité du voisinage résultant de l'effet de surplomb et d'écrasement
Les éléments versés au dossier conduisent à constater que le projet est susceptible de porter une atteinte significative au paysage et à la commodité du voisinage, au sens de l'article L.511-1 du code de l'environnement.
1. Le porteur de projet reconnaît lui-même l'existence d'un effet de surplomb et d'écrasement
Dans sa note de présentation destinée au public (fichier F2, p. 22), le pétitionnaire indique que :
« l'impact du projet sur ces itinéraires est FORT en raison de leur grande proximité, notamment pour le GR41 qui longe les éoliennes E1 à E4 engendrant un effet de SURPLOMB voire d'ÉCRASEMENT ».
Cette appréciation émane du pétitionnaire lui-même. Elle constitue donc un aveu particulièrement significatif de l'importance des incidences paysagères du projet.
Le dossier reconnaît ainsi expressément que les éoliennes projetées, d'une hauteur de 200 mètres en bout de pale, créeront un effet de domination visuelle susceptible d'altérer fortement la perception des lieux.
2. Les impacts reconnus par le pétitionnaire concernent directement des lieux habités
L'étude paysagère (annexe 1) classe les hameaux de la Fayère et de l'Écluse en sensibilité TRÈS FORTE, en raison de leur proximité immédiate avec le site d'implantation.
Douze autres hameaux sont classés en sensibilité FORTE, notamment :
• la Croix de Fragne (700 m) ;
• la Cheviche (780 m) ;
• Faye (990 m) ;
• les Jarras (1 040 m) ;
• Courtille (1 080 m).
Ces distances traduisent un rapport de proximité particulièrement marqué entre les habitations et des ouvrages culminant à 200 mètres de hauteur.
Il résulte ainsi des propres documents du pétitionnaire que l'effet de surplomb ne concerne pas seulement les usagers du GR41 mais également plusieurs secteurs habités identifiés comme particulièrement sensibles.
3. La jurisprudence administrative récente a déjà considéré qu'un tel effet justifiait le refus d'un projet comparable dans l'Allier
Cette analyse est corroborée par une jurisprudence récente concernant un parc éolien de caractéristiques similaires implanté sur la commune de Le Bouchaud, dans le même département.
Par un arrêté de refus, la préfète de l'Allier a estimé que les éoliennes projetées, d'une hauteur de 200 mètres, portaient atteinte à la commodité du voisinage en raison notamment de leur effet de surplomb et d'écrasement.
Cette appréciation a été validée par la Cour administrative d'appel de Lyon dans son arrêt n° 24LY01831 du 5 juin 2025.
La Cour a notamment relevé que :
« compte tenu de la hauteur importante des machines, qui s'élèvent à 200 mètres en bout de pales »,
ni le relief ni les écrans végétaux existants n'étaient de nature à atténuer suffisamment
« les sérieux effets de surplomb »
subis par les habitants concernés.
Il est particulièrement notable que la Cour a retenu cette atteinte alors même que certains hameaux étaient situés jusqu'à 1,43 kilomètre des éoliennes.
Par décision n° 506909 du 13 février 2026, le Conseil d'État a refusé l'admission du pourvoi formé contre cet arrêt, rendant cette appréciation juridictionnelle définitive.
4. La situation du projet d'Auzelon apparaît objectivement comparable
Le projet soumis à enquête présente des caractéristiques particulièrement proches de celles ayant justifié le refus confirmé par les juridictions administratives :
• même département ;
• même hauteur d'éoliennes (200 mètres) ;
• même problématique de surplomb ;
• effet d'écrasement explicitement reconnu par le pétitionnaire ;
• présence de nombreux hameaux à des distances comparables ou même inférieures à celles retenues dans l'affaire de Le Bouchaud.
Les hameaux de la Croix de Fragne (700 m), de la Cheviche (780 m), de Faye (990 m), des Jarras (1 040 m) ou de Courtille (1 080 m), ainsi que ceux de la Fayère et de l'Écluse, apparaissent ainsi exposés à des conditions au moins aussi défavorables que celles examinées par la Cour administrative d'appel de Lyon.
5. Les mesures de réduction invoquées ne permettent pas de neutraliser cet impact
Comme dans l'affaire de Le Bouchaud, le dossier met en avant diverses plantations destinées à atténuer les perceptions visuelles.
Or la Cour administrative d'appel de Lyon a précisément considéré que de telles mesures n'étaient pas de nature à réduire notablement l'effet d'écrasement induit par des machines de 200 mètres de hauteur.
En outre, l'Autorité environnementale relève que les mesures paysagères annoncées ne sont :
« ni contractualisées, ni délimitées »
(avis du 3 juillet 2026, p. 20).
Elle relève également la persistance d'impacts visuels résiduels, notamment pour les hameaux de la Fayère et de la Cheviche.
Enfin, l'Architecte des Bâtiments de France a émis un avis défavorable sur le volet paysage et patrimoine.
Conclusion
Au regard :
• des propres constats du pétitionnaire reconnaissant un effet de « surplomb voire d'écrasement » ;
• de la forte sensibilité paysagère des hameaux les plus proches ;
• de la jurisprudence devenue définitive relative au projet de Le Bouchaud ;
• de l'insuffisance des mesures de réduction proposées ;
il apparaît que le projet est susceptible de porter une atteinte caractérisée au paysage et à la commodité du voisinage.
Je demande en conséquence à la commission d'enquête de constater cette atteinte et d'émettre un avis défavorable au projet.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.
Contribution n°83 (Web)
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Contribution n°82 (Web)
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Contribution n°81 (Web)
Déposée le 11 juillet 2026 à 07h43
Contribution n°80 (Web)
Déposée le 10 juillet 2026 à 22h29
Les énergies fossiles ont pollués notre atmosphère depuis 2 siècles et continuent à la polluer. Toutefois, elles ont permis notre développement économique et social grâce aux évolutions technologiques qu'elles ont pu engendrer. Sans elles nous n'en serions pas là où nous en sommes. (certains diront que c'est catastrophique mais ils auraient été, sans aucun doute, contre l’installation des pylônes électriques hautes tension dans nos campagnes, collines et montagnes).
Mais en tout cas, ces énergies fossiles sont amenées à disparaître, notamment le pétrole, dans les toutes prochaines dizaines d'années.
Et il faut bien que de nouvelles énergies les remplacent et sans polluer.
Car sans ce remplacement, nos modèles économiques et sociaux s'écroulent.
Et je ne suis pas sûr que nos contemporains, nos enfants et petits-enfants, pourraient se satisfaire de modèles économiques et sociaux frugaux que certains préconisent.
Il faut donc mettre en place ces énergies alternatives et donc renouvelables, dans un mixe dans lequel pourront cohabiter différentes énergies ; et en essayant d'éviter le plus possible de reproduire les erreurs passées.
L'éolien en fait donc partie.
Il n'est pas parfait, certes ; le solaire non plus, ni l'hydraulique ni l'hydrogène ni le nucléaire. Mais leurs inconvénients sont largement inférieurs à ceux du pétrole, du charbon et du gaz.
Il faut bien avoir en tête la masse énorme énergétique nécessaire à notre système économique et cette masse va disparaître : il faut donc remplacer 60% de notre énergie nécessaire, produite par les énergies fossiles. Le nucléaire en prendra une grosse part mais ne suffira pas. Il faut donc d'autres moyens de produire de l'énergie.
Ces 6 éoliennes apporteront leur pierre à cette édifice.
- Elles vont dénaturer notre "beau paysage bourbonnais" : des bosquets, des haies, des champs, des petites collines, on en voit partout en France. Qu'est ce qu'il a de mieux que les autres paysages ailleurs ? Rien
Et que penser de ce "beau paysage bourbonnais" dénaturé par des stabulations agricoles de très grandes envergures et surfaces, supports aux panneaux photovoltaïques et qui poussent partout depuis quelques années déjà ? Participent-elles à cette image bucolique de notre environnement rural ? Non
- Elles vont tuer des oiseaux : d'après la LPO, 63000 oiseaux sont tués à cause des éoliennes. Il y en a environ 11000 en France = 5-6 oiseaux sont tués par une éolienne tous les ans. C'est sans doute 5-6 de trop mais maintenant les pales disposent de radar détectant les vols d'oiseaux migrateurs et s'arrêtent à temps.
- Le recyclage pose problème (c'"tait avant) : l’exploitant a l'obligation de tout recycler : le béton est concassé et entre dans dans les circuits des composants du BTP. Les pales sont soit "recyclées" en étant réinstallées ailleurs comme en Espagne pour les 10-15 ans qui leur reste, soit en entrant dans les circuits du recyclage de la fibre de verre entrant dans la composition de différents matériaux du BTP par ex.
- Elles font un "bruit du diable" : on les entend en étant dessous. Mais plus à 500 m (= cf Quinssaines). Et d'ailleurs une technique a été mise en place sur le mat pour limiter le bruit des pales passant devant le mat.
- A St Angel, la maison la plus proche est à 650 m. La réglementation préconise 500 m.
les maisons perdraient de la valeur à cause des éoliennes. Sommes-nous dans un secteur avec une forte pression démographique et de demandes de logement, propices à une hausse des prix ? Je ne suis absolument pas sûr du tout que, seules, les éoliennes auraient un impact négatif sur la valeur marchande des biens. Et on connaît tous des exemples de biens qui ont été achetés ou construites, dans un environnement, qu'à titre personnel, nous n'aurions jamais acquis à cause de cet environnement : ex des maisons dans l'environnement proche de la centrale à béton de La Colas à St Victor. C'est l'offre et la demande.
- "Ce n'est que question de pognon" : grâce aux premières retombées financières, une cuve de 10000 litres d'eau a déjà été installée à St Angel ; une opération de détection aérienne des passoires thermiques a été réalisée, permettant ainsi aux propriétaires de réfléchir et d'engager (à vérifier) des travaux de rénovations de leur maison. Et la Collectivité s'est engagée à investir ces retombées dans des investissements et projets pour le bien-être des habitants et l'environnement.
- On pourrait remplacer ces 6 éoliennes par des panneaux photovoltaïques, permettant ainsi à notre Département de continuer à être dans les 1ers producteurs d'énergie solaire de notre Région. Pour remplacer une éolienne, il faut 2 hectares de surface (en production énergétique moyenne). Ici, il faudrait donc 12 hectares de terres agricoles non exploitables (ex des landes non valorisées) : existent-ils sur ces 2 communes fortement agricoles ? Ou existent-ils des surfaces goudronnées ou des toits de grandes surfaces totalisant 12 hectares ? A vérifier mais je crois bien que non.
Et les habitants préfèront-ils les éoliennes ou ces panneaux réfléchissants sur une surface immense ? (comme à Quinssaines)
Le projet a été monté avec Boralex et qui a été choisie, parmi une dizaine d'autres, parce qu'elle s'engage à respecter les cahiers des charges, les normes environnementales, voire mieux, l'accompagnement dans la durée jusqu'au recyclage, choses très importantes pour ce projet sur le très long terme.
Contribution n°79 (Web)
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