Contribution n°32 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 15h57
Une remarque préalable : il est regrettable que l’organisateur de la réunion (la Ville d’Orange qui a mis le Théâtre Municipal à disposition) n’ait pas prévu, dans le début de celle-ci, la mise à disposition de plusieurs micros : cela n’a sans doute pas participé à la sérénité des débats.
De même, les projections de documents se sont faites sur un écran placé en fond d’estrade : placé au 5ème rang, je ne voyais rien de ce qui était projeté, donc j’imagine ce qu’il en était pour ceux qui se trouvaient en fond de salle.
De plus, il aurait été judicieux de fournir aux intervenants un pointeur laser, ou autre équipement, pour accompagner leurs exposés.
Le Commissaire-Enquêteur a commencé par présenter le cadre de la procédure de « Consultation du public ayant pour objet une demande d’autorisation environnementale relative aux travaux d’aménagement urbain ‘’Orange Baie des Princes’’», en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une enquête publique, mais d’une nouvelle procédure, de consultation du public.
Son rôle de Commissaire-Enquêteur n’est pas de rendre un avis sur le dossier, mais de faire une synthèse des contributions qui seront émises par la population sur ce dossier, à l’attention du Préfet de Vaucluse.
Au 02 mai (16h00), 31 contributions ont été publiées sur le site Internet de la consultation. Sur ces 31 contributions, 4 émettent un avis favorable, sans argument autre que « c’est une chance pour Orange, c’est un projet créateur d’emplois, qui va renforcer l’attractivité d’Orange, … ».
Comment peut-on encore se laisser avoir avec cet argument de l’emploi : on voit bien ce que ça donne avec tous les centres commerciaux qui se créent en périphérie des villes, soit disant pour dynamiser un territoire, mais qui n’ont pour seul effet que de tuer les centres-villes.
Et dire qu’il est prévu l’ouverture prochaine d’un nouveau centre commercial à Orange-La Violette.
Le projet prévoit, notamment, la construction d’un hôtel de 120 chambres, 4 ou 5 étoiles : quelles seront les incidences de cette ouverture sur les structures existantes, quel est, aujourd’hui, le taux de remplissage des hôtels sur Orange ?
Sur les 4 contributions favorables au projet, 2 sont anonymes : quel sort le Commissaire-Enquêteur leur réservera-t-il ?
Monsieur PURPAN a signalé que l’enquête publique sur la modification du PLU, qui avait duré de 2021 à 2023, n’avait recueilli que 120 avis défavorables, pour une ville de 30 000 habitants, et d’en conclure, donc, que les 29 880 autres Orangeois étaient favorables à la question posée.
Mais je pose alors la question : COMBIEN Y AVAIT-IL D’AVIS FAVORABLES ?
Pourrait-on en conclure pour autant que le complément à 30 000 Orangeois représentait des personnes défavorables à la question posée ?
Pour la présente consultation du public, comment l’information a-t-elle été proposée au public, à part 2 panneaux d’information plantés rue du Bel Enfant : une information par voie de presse, sur les panneaux d’information de la ville d’Orange, son site Internet, … ?
S’il n’y avait pas eu d’opération de tractage au marché d’Orange les 23 et 30 avril, et une distribution dans les boites aux lettres du Quartier de l’Etang et de la Colline Saint-Eutrope … ?
Le Commissaire-Enquêteur a ensuite précisé, répondant en cela aux réserves formulées, sur le site dématérialisé, sur sa nomination, alors qu’il avait rendu précédemment un avis favorable, en 2023, sur la modification du PLU d’Orange, que le recours qui a été effectué contre la décision de validation du PLU par le Conseil Municipal d’Orange, n’était pas suspensif, et que, donc, la procédure pouvait se poursuivre.
Qu’en sera-t-il si le Tribunal Administratif répond favorablement au recours ?
Mais il semble que, dans cette affaire, la partie défenderesse ne soit pas pressée de remettre ses conclusions, et joue ainsi la montre.
Nous avons ensuite eu droit à des exposés, sur la biodiversité, exposé de l’inventaire qui montre bien la richesse de la zone.
Il sera notamment créé des « zones interdites », où l’intervention humaine sera proscrite pendant les travaux.
Pense-t-on vraiment que les espèces protégées ne seront pas dérangées par le bruit, la pollution, l’activité pendant cette période … qui va durer pendant plusieurs années ?
Sera-t-il procédé à un nouvel inventaire à l’issue des travaux ?
Sur les problèmes hydrauliques … en fait, il n’y en a pas, tout va rester dans la carrière, et disparaître par infiltration …
Sur les volumes que représenteront les constructions, il est encore trop tôt pour en avoir une idée : on sait seulement que les bâtiments ne pourront pas dépasser le haut de la falaise !
Je regrette que les aspects financiers du dossier n’aient pas été abordés.
Quel est le montage financier de ce dossier, qui va financer les travaux d’aménagement de la zone ?
Sur la carrière elle-même, ce devrait être Immobilis, … normalement : comment est bâti son plan de financement !
Qu’en sera-t-il pour tous les autres travaux : les routes, les travaux de viabilisation, leur entretien futur ?
Monsieur Purpan aurait pu présenter les contacts qu’il détient à ce jour, intéressés par une installation … sans nous opposer le secret des affaires …
N’oublions pas que, dans cette affaire, Immobilis est un aménageur, c’est-à-dire qu’il va réaliser des zones, des plateformes, qu’il a prévu d’affecter à diverses activités, créer des voies de circulation internes.
Ensuite, il va falloir trouver des « investisseurs » : diantre !
Et après, Immobilis se retirera, sans se soucier de ce qu’il arrivera ensuite.
Comment se répartiront les responsabilités en cas de problème : c’est la collectivité qui en assumera les conséquences ?
Mais là, le mal aura été fait, sans possibilité de retour en arrière !
De plus, ce projet vient se télescoper avec le projet d’extension du collège-lycée Saint-Louis, dans lequel il est prévu le transfert de l’école Notre-Dame, avec, là aussi, les mêmes problèmes de biodiversité, d’hydraulique, d’aggravation de la circulation.
D’ailleurs, il faudrait que les 2 dossiers soient conjoints.
La conclusion n’est-elle pas, finalement, de se poser la question de savoir si Orange a vraiment besoin d’un tel projet ?
La seule décision à prendre aujourd’hui pour y mettre un terme : c’est le rachat des terrains par la Ville d’Orange (la CCPOP ?), afin de lui conserver son caractère de zone verte protégée en raison de sa richesse de biodiversité, ouverte au bénéfice des Orangeois.
Contribution n°31 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 15h20
Contribution n°30 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 15h04
Il risque d’entraîner une artificialisation supplémentaire des sols, réduisant des espaces naturels déjà fragilisés.
Cette urbanisation accentuerait la perte de biodiversité locale, en détruisant des habitats pour la faune et la flore.
L’augmentation du trafic généré contribuerait à la pollution de l’air et aux émissions de gaz à effet de serre.
Le projet pourrait aussi aggraver les risques d’inondation en limitant la capacité naturelle des sols à absorber l’eau.
Il va à l’encontre des objectifs de sobriété foncière fixés par les politiques environnementales nationales.
De plus, l’imperméabilisation des sols perturbe les cycles naturels de l’eau.
Ce type d’aménagement privilégie un développement à court terme au détriment de la résilience écologique.
Des alternatives plus durables, comme la réhabilitation de zones déjà urbanisées, devraient être privilégiées.
En l’état, ce projet apparaît incompatible avec les enjeux climatiques et de préservation des écosystèmes. Et ce malgré l argumentaire long et cafouilleux présente lors de la présentation publique en date du jeudi 30 avril 2026 à Orange qui voulait nous nous convaincre qu'au contraire le projet allait améliorer la situation actuelle....
Contribution n°29 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 14h35
Contribution n°28 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 14h34
Contribution n°27 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 13h59
- Manque de justification claire : les objectifs du projet ne sont pas suffisamment démontrés, ni en termes d’intérêt général, ni au regard des besoins réels du territoire. Plusieurs contributions soulignent d’ailleurs l’absence d’arguments convaincants.
- Impacts négatifs sous-estimés : qu’ils soient environnementaux, paysagers, ou liés à la qualité de vie, les conséquences semblent minimisées dans le dossier, alors qu’elles sont largement relevées par les habitants.
Concertation insuffisante : malgré la mise en place du registre, beaucoup de remarques convergent sur un sentiment de consultation tardive ou formelle, sans réelle prise en compte des avis exprimés.
- Incohérences techniques et/ou urbanistiques : certains éléments du projet apparaissent en contradiction avec les orientations existantes (documents d’urbanisme, protection du patrimoine, logique territoriale…).
- Absence d’alternatives étudiées sérieusement : aucune solution crédible ou moins impactante ne semble avoir été explorée de manière approfondie.
- Un coût public indirect pour un projet privé :
L’augmentation prévisible du flux de circulation induite par ce projet va nécessairement entraîner des investissements publics importants (aménagements routiers, sécurisation, entretien des voiries, gestion des nuisances).
Ces coûts seront supportés par les contribuables, donc par les habitants d’Orange, alors même que le projet relève d’un intérêt privé. Cette socialisation des coûts pour une privatisation des bénéfices est difficilement acceptable.
- Une problématique hydrogéologique majeure ignorée : le tunnel de la mine :
Le secteur s’inscrit dans un contexte karstique complexe, où les circulations d’eau souterraine sont particulièrement sensibles et structurantes. Des infrastructures souterraines anciennes (galeries, tunnels) joue un rôle déterminant dans le drainage des eaux.
L’absence de prise en compte rigoureuse de ce tunnel soulève plusieurs enjeux majeurs :
absence de cartographie et de référencement précis,
absence d’évaluation de son rôle dans le drainage du versant,
absence de plan d’entretien ou de surveillance,
risque pour la stabilité des terrains et la gestion de l’eau à long terme.
Ignorer un tel élément compromet directement la compréhension globale du site et met en cause la fiabilité des études d’impact.
Une insuffisance globale dans l’analyse des risques et des impacts :
Dans un territoire déjà soumis à des contraintes hydrauliques et à des risques identifiés (notamment inondations et mouvements de terrain), tout projet doit s’appuyer sur une connaissance exhaustive du sous-sol et des écoulements.
En l’état, cette exigence ne semble pas remplie.
Conclusion :
au vu des nombreuses réserves exprimées et du manque de réponses satisfaisantes apportées à ce stade,
Au regard des coûts publics induits pour un projet privé,
des lacunes majeures dans l’analyse hydrogéologique,
et de l’absence de prise en compte d’un ouvrage souterrain potentiellement structurant,
je me positionne clairement contre ce projet, en l’état actuel du dossier.
Contribution n°26 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 12h35
Contribution n°25 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 10h43
Contribution n°24 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 10h28
Des hébergements et parkings qui vont pousser vers le ciel, les voisins du quartier de l' étang entre autres vont être contents !
Contribution n°23 (Web)
Déposée le 2 mai 2026 à 10h03
Le deuxième point est la valeur économique du projet : je ne vois pas de plus value possible pour la ville, le projet est voué à terme à l'abandon car absolument pas rentable, et il y a aussi un élément qui me choque le projet d'un musée de la Romanité ( projet annoncé par Monsieur Martinet lors de sa campagne, Monsieur Martinet est il parti prenant dans le projet ?)