Contribution n°201 (Web)
Par Edith de PONTFARCY
Déposée le 12 juin 2026 à 06h34
Déposée le 12 juin 2026 à 06h34
Monsieur le Commissaire enquêteur,
Les objectifs en matière de développement d’ENRi ne sont pas contraignants (Conseil d’état, 6 novembre 2024, n° 471039 en pièce jointe).
Pour rejeter la requête d'EOLISE contre l'Etat, le Conseil d'Etat a considéré que:
"20. Il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que les objectifs fixés à l'article 3 du décret arrêtant la programmation pluriannuelle de l'énergie, relatifs à la contribution des différentes sources d'énergies renouvelables à la production d'électricité en France, et qui ne traduisent que des options hautes et basses, présenteraient un caractère contraignant à l'égard de l'Etat. Par suite, il ne peut utilement être soutenu que les décisions attaquées méconnaîtraient ces objectifs.
21. Il résulte de ce qui a été dit aux points 11 à 20 que les requérantes ne sont pas fondées à soutenir que le refus opposé par l'administration à leurs demandes tendant à ce qu'elle prenne les mesures nécessaires au respect, par la France, des objectifs de développement des énergies renouvelables serait entaché d'illégalité. Par suite, leurs demandes d'annulation du refus qui leur a, respectivement, été opposé doivent être rejetées..
Aucune obligation n'existe à développer le projet de MELUSINE contrairement aux allégations de la profession (contribution 190)
Un avis défavorable s'impose.
Avec mes salutations distinguées
Edith de PONTFARCY
Les objectifs en matière de développement d’ENRi ne sont pas contraignants (Conseil d’état, 6 novembre 2024, n° 471039 en pièce jointe).
Pour rejeter la requête d'EOLISE contre l'Etat, le Conseil d'Etat a considéré que:
"20. Il ne résulte d'aucune disposition législative ou réglementaire que les objectifs fixés à l'article 3 du décret arrêtant la programmation pluriannuelle de l'énergie, relatifs à la contribution des différentes sources d'énergies renouvelables à la production d'électricité en France, et qui ne traduisent que des options hautes et basses, présenteraient un caractère contraignant à l'égard de l'Etat. Par suite, il ne peut utilement être soutenu que les décisions attaquées méconnaîtraient ces objectifs.
21. Il résulte de ce qui a été dit aux points 11 à 20 que les requérantes ne sont pas fondées à soutenir que le refus opposé par l'administration à leurs demandes tendant à ce qu'elle prenne les mesures nécessaires au respect, par la France, des objectifs de développement des énergies renouvelables serait entaché d'illégalité. Par suite, leurs demandes d'annulation du refus qui leur a, respectivement, été opposé doivent être rejetées..
Aucune obligation n'existe à développer le projet de MELUSINE contrairement aux allégations de la profession (contribution 190)
Un avis défavorable s'impose.
Avec mes salutations distinguées
Edith de PONTFARCY
Document joint
Contribution n°200 (Web)
Par Sen Jupiter
Déposée le 11 juin 2026 à 20h10
Déposée le 11 juin 2026 à 20h10
M le Commissaire enquêteur
Covisibilité avec le patrimoine classé de Jazeneuil
Le village de Jazeneuil possède l'un des panoramas les plus remarquables du département de la Vienne. La vue depuis les berges de la Vonne offre une perspective sur deux édifices classés au titre des monuments historiques : l'église du XIIe siècle et la maison du XVe siècle. Ce cadre exceptionnel constitue un patrimoine paysager et historique d'une valeur inestimable, reconnu comme tel. Or le projet prévoit l'implantation de trois éoliennes d'une hauteur totale de 200 mètres directement en covisibilité avec ces deux monuments. Les photomontages présentés dans le dossier ne restituent pas fidèlement cette réalité. L'impact visuel sur ce panorama emblématique sera permanent, irréversible et d'une brutalité évidente. Aucune mesure de réduction ou de compensation ne peut pallier la défiguration d'une vue de cette qualité. Nous demandons que la covisibilité avec les monuments classés fasse l'objet d'une analyse indépendante, réalisée depuis les points de vue les plus représentatifs, avec des photomontages actualisés et techniquement irréprochables.
Non à ce projet destructeur
Covisibilité avec le patrimoine classé de Jazeneuil
Le village de Jazeneuil possède l'un des panoramas les plus remarquables du département de la Vienne. La vue depuis les berges de la Vonne offre une perspective sur deux édifices classés au titre des monuments historiques : l'église du XIIe siècle et la maison du XVe siècle. Ce cadre exceptionnel constitue un patrimoine paysager et historique d'une valeur inestimable, reconnu comme tel. Or le projet prévoit l'implantation de trois éoliennes d'une hauteur totale de 200 mètres directement en covisibilité avec ces deux monuments. Les photomontages présentés dans le dossier ne restituent pas fidèlement cette réalité. L'impact visuel sur ce panorama emblématique sera permanent, irréversible et d'une brutalité évidente. Aucune mesure de réduction ou de compensation ne peut pallier la défiguration d'une vue de cette qualité. Nous demandons que la covisibilité avec les monuments classés fasse l'objet d'une analyse indépendante, réalisée depuis les points de vue les plus représentatifs, avec des photomontages actualisés et techniquement irréprochables.
Non à ce projet destructeur
Contribution n°199 (Web)
Par Alexandre SAPIN
Déposée le 11 juin 2026 à 19h31
Déposée le 11 juin 2026 à 19h31
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Le porteur du projet écrit (page 602, compatibilité du projet avec l’affectation des sols définie par le document d’urbanisme) : « Actuellement, la commune de Jazeneuil dispose d’un PLU communal, approuvé par le conseil municipal le 3 février 2014. Le projet Mélusine n’est à ce jour pas compatible avec ce document d’urbanisme car des zones ont été affectées spécifiquement aux projets éoliens (Ae) et que le projet se situe en zone A et Ap où la hauteur est limitée. ».
Autrement dit, il n’est pas possible d’implanter les éoliennes projetées sur les parcelles choisies par le promoteur.
Le projet éolien Mélusine n’étant pas conforme aux règles du PLU de Jazeneuil doit faire l’objet d’un refus.
Veuillez agréer l’assurance de mes salutations distinguées.
Alexandre SAPIN
Le porteur du projet écrit (page 602, compatibilité du projet avec l’affectation des sols définie par le document d’urbanisme) : « Actuellement, la commune de Jazeneuil dispose d’un PLU communal, approuvé par le conseil municipal le 3 février 2014. Le projet Mélusine n’est à ce jour pas compatible avec ce document d’urbanisme car des zones ont été affectées spécifiquement aux projets éoliens (Ae) et que le projet se situe en zone A et Ap où la hauteur est limitée. ».
Autrement dit, il n’est pas possible d’implanter les éoliennes projetées sur les parcelles choisies par le promoteur.
Le projet éolien Mélusine n’étant pas conforme aux règles du PLU de Jazeneuil doit faire l’objet d’un refus.
Veuillez agréer l’assurance de mes salutations distinguées.
Alexandre SAPIN
Contribution n°198 (Web)
Par Jacques SAPIN
Déposée le 11 juin 2026 à 18h17
Déposée le 11 juin 2026 à 18h17
Monsieur le Commissaire-enquêteur,
Selon le promoteur, les 3 éoliennes du projet sont implantées à une distance en bout de pale des habitats qualifiés à enjeux fort pour les chauves-souris de :
99 m pour E2,
59,5 m pour E1,
et 51,5 m pour E3,
alors qu’EUROBATS et la SFEPM préconisent une distance minimale de 200 mètres afin de limiter les risques de mortalité des chiroptères.
La MRAe a bien relevé que le projet ne respectait pas les distances d’éloignement prescrites.
Aussi, afin d’éviter une hécatombe d’espèces protégées, je vous remercie de rendre un avis défavorable au projet éolien Mélusine.
Veuillez agréer l’assurance de mes salutations distinguées.
Jacques SAPIN
Selon le promoteur, les 3 éoliennes du projet sont implantées à une distance en bout de pale des habitats qualifiés à enjeux fort pour les chauves-souris de :
99 m pour E2,
59,5 m pour E1,
et 51,5 m pour E3,
alors qu’EUROBATS et la SFEPM préconisent une distance minimale de 200 mètres afin de limiter les risques de mortalité des chiroptères.
La MRAe a bien relevé que le projet ne respectait pas les distances d’éloignement prescrites.
Aussi, afin d’éviter une hécatombe d’espèces protégées, je vous remercie de rendre un avis défavorable au projet éolien Mélusine.
Veuillez agréer l’assurance de mes salutations distinguées.
Jacques SAPIN
Contribution n°197 (Web)
Par Jupiter Sen
Déposée le 11 juin 2026 à 13h36
Déposée le 11 juin 2026 à 13h36
M Soudé, Commissaire enquêteur
Monsieur,
Saturation visuelle
Le projet éolien Mélusine s'inscrit dans un territoire déjà fortement marqué par la présence de parcs éoliens. Q Energy développe ou a développé pas moins de cinq projets dans le seul Pays Mélusin, représentant 21 machines au total : Berceronne à Jazeneuil (3 éoliennes), Croix d'Érable à Saint-Sauvant (4), Plaine de Thou à Rouillé (5), Champs Carrés à Rouillé (6) et Mélusine à Jazeneuil (3). Il est pour le moins singulier que le promoteur lui-même reconnaisse, dans son propre dossier, que les projets antérieurs ont créé une saturation visuelle du territoire, tout en affirmant que son nouveau projet ne l'aggraverait qu'à la marge. Cette auto-absolution mérite d'être relevée avec la plus grande attention. Le promoteur est à la fois l'auteur de la saturation constatée et le juge de l'impact marginal de sa nouvelle contribution à cette saturation. Cette posture n'est pas acceptable. L'analyse de la saturation visuelle, conduite à partir de critères objectifs et indépendants, aurait dû conclure à l'incompatibilité du projet avec l'état du territoire tel qu'il résulte précisément de l'activité antérieure de Q Energy dans ce secteur.
Respectueusement
Jupiter Sen
Monsieur,
Saturation visuelle
Le projet éolien Mélusine s'inscrit dans un territoire déjà fortement marqué par la présence de parcs éoliens. Q Energy développe ou a développé pas moins de cinq projets dans le seul Pays Mélusin, représentant 21 machines au total : Berceronne à Jazeneuil (3 éoliennes), Croix d'Érable à Saint-Sauvant (4), Plaine de Thou à Rouillé (5), Champs Carrés à Rouillé (6) et Mélusine à Jazeneuil (3). Il est pour le moins singulier que le promoteur lui-même reconnaisse, dans son propre dossier, que les projets antérieurs ont créé une saturation visuelle du territoire, tout en affirmant que son nouveau projet ne l'aggraverait qu'à la marge. Cette auto-absolution mérite d'être relevée avec la plus grande attention. Le promoteur est à la fois l'auteur de la saturation constatée et le juge de l'impact marginal de sa nouvelle contribution à cette saturation. Cette posture n'est pas acceptable. L'analyse de la saturation visuelle, conduite à partir de critères objectifs et indépendants, aurait dû conclure à l'incompatibilité du projet avec l'état du territoire tel qu'il résulte précisément de l'activité antérieure de Q Energy dans ce secteur.
Respectueusement
Jupiter Sen
Contribution n°196 (Web)
Par MARTINET Eric
Déposée le 10 juin 2026 à 21h56
Déposée le 10 juin 2026 à 21h56
Je m'oppose à ce projet en raison de l'absence de démonstration convaincante de la recherche d'alternatives
Le dossier ne démontre pas de manière convaincante qu'une véritable recherche de sites alternatifs a été menée par le promoteur.
En effet, l'étude de plusieurs variantes d'implantation au sein d'une même zone d'implantation potentielle (ZIP) ne peut être assimilée à une recherche d'alternatives géographiques. Elle consiste essentiellement à comparer différentes configurations d'un même projet sur un même secteur, sans remettre en cause le choix initial du site. Cette démarche est souvent présentée comme la preuve d'un processus d'optimisation et de prise en compte des enjeux environnementaux et paysagers. Elle conduit fréquemment à une réduction progressive du nombre d'éoliennes entre la variante initiale et la variante retenue, donnant ainsi l'image d'un projet ayant fait l'objet d'efforts importants d'adaptation.
Dans le cas présent, pour le projet de Jazeneuil, le nombre d'éoliennes passe ainsi de sept machines dans la variante 1 à quatre machines dans la variante 4 finalement retenue. Toutefois, cette évolution ne constitue pas la démonstration d'une recherche effective de solutions alternatives à l'échelle du territoire.
Par ailleurs, la note de présentation non technique (page 29 et illustration 15) identifie deux zones potentielles ne présentant pas de contraintes rédhibitoires immédiates : les secteurs correspondant aux projets Mélusine (Jazeneuil) et Plaine de Thou (Rouillé), tous deux portés par le même promoteur.
Or ces deux projets ont été retenus et poursuivis simultanément. Dès lors, ils ne peuvent être considérés comme de véritables alternatives l'un à l'autre. Une alternative implique un choix entre plusieurs options concurrentes conduisant à retenir l'une et à abandonner les autres. En l'espèce, les deux secteurs sont développés parallèlement, ce qui démontre qu'ils ne sont pas analysés comme des solutions de substitution mais comme des projets complémentaires.
Dans ces conditions, le dossier ne permet pas d'établir qu'une recherche approfondie de localisations alternatives a réellement été menée en amont du projet. Il apparaît davantage que les variantes étudiées visent à optimiser l'implantation au sein de sites déjà présélectionnés qu'à démontrer l'absence d'autres solutions raisonnables présentant un impact moindre sur les paysages, le cadre de vie et l'environnement.
Cette pratique étant irrégulière, merci de rendre un avis défavorable
Le dossier ne démontre pas de manière convaincante qu'une véritable recherche de sites alternatifs a été menée par le promoteur.
En effet, l'étude de plusieurs variantes d'implantation au sein d'une même zone d'implantation potentielle (ZIP) ne peut être assimilée à une recherche d'alternatives géographiques. Elle consiste essentiellement à comparer différentes configurations d'un même projet sur un même secteur, sans remettre en cause le choix initial du site. Cette démarche est souvent présentée comme la preuve d'un processus d'optimisation et de prise en compte des enjeux environnementaux et paysagers. Elle conduit fréquemment à une réduction progressive du nombre d'éoliennes entre la variante initiale et la variante retenue, donnant ainsi l'image d'un projet ayant fait l'objet d'efforts importants d'adaptation.
Dans le cas présent, pour le projet de Jazeneuil, le nombre d'éoliennes passe ainsi de sept machines dans la variante 1 à quatre machines dans la variante 4 finalement retenue. Toutefois, cette évolution ne constitue pas la démonstration d'une recherche effective de solutions alternatives à l'échelle du territoire.
Par ailleurs, la note de présentation non technique (page 29 et illustration 15) identifie deux zones potentielles ne présentant pas de contraintes rédhibitoires immédiates : les secteurs correspondant aux projets Mélusine (Jazeneuil) et Plaine de Thou (Rouillé), tous deux portés par le même promoteur.
Or ces deux projets ont été retenus et poursuivis simultanément. Dès lors, ils ne peuvent être considérés comme de véritables alternatives l'un à l'autre. Une alternative implique un choix entre plusieurs options concurrentes conduisant à retenir l'une et à abandonner les autres. En l'espèce, les deux secteurs sont développés parallèlement, ce qui démontre qu'ils ne sont pas analysés comme des solutions de substitution mais comme des projets complémentaires.
Dans ces conditions, le dossier ne permet pas d'établir qu'une recherche approfondie de localisations alternatives a réellement été menée en amont du projet. Il apparaît davantage que les variantes étudiées visent à optimiser l'implantation au sein de sites déjà présélectionnés qu'à démontrer l'absence d'autres solutions raisonnables présentant un impact moindre sur les paysages, le cadre de vie et l'environnement.
Cette pratique étant irrégulière, merci de rendre un avis défavorable
Contribution n°195 (Web)
Par MARTINET Eric
Déposée le 10 juin 2026 à 21h40
Déposée le 10 juin 2026 à 21h40
Je m'oppose à ce projet dont la fiabilité et le réalisme des photomontages présentés présentent de vraies insincérités et lacunes.
La qualité et la fiabilité des photomontages constituent un élément essentiel de l'information du public. Or, l'examen du dossier révèle de nombreuses insuffisances qui conduisent à s'interroger sur leur capacité à restituer fidèlement l'impact réel du projet sur les paysages.
De manière générale, plusieurs photomontages reposent sur des prises de vue anciennes qui ne reflètent plus l'état actuel du territoire. D'autres semblent recourir à des procédés qui ont pour effet de minimiser artificiellement la perception des éoliennes : utilisation de masques végétaux temporaires ou appelés à disparaître, exploitation de faux-plats topographiques, choix particulièrement sélectifs de l'azimut ou du point de prise de vue afin de réduire la visibilité des parcs existants, voire disparition inexpliquée de certaines éoliennes pourtant bien présentes dans le paysage.
Ces observations suivantes doivent être prises en compte :
Panorama 30 : Jazeneuil, centre-bourg, berge de la Vonne. Il s'agit d'une vue emblématique du territoire dont la représentation appelle des réserves quant à sa fidélité paysagère.
Panorama 32 : Jazeneuil, Cité de la Vigne. Le photomontage est devenu obsolète. Deux peupliers qui masquaient partiellement les éoliennes ont été abattus en juillet 2025, modifiant significativement la perception réelle du paysage.
Panorama 33 : Le Chemin Blanc – La Gaud. Cette vue, utilisée à plusieurs reprises comme illustration de couverture dans différents dossiers, présente selon mes observations des éoliennes « gommées » ou omises. De plus, l'azimut retenu apparaît décalé vers la droite de manière à éviter la visibilité des éoliennes du parc de Berceronne.
Panorama 10, entrée Est de Rouillé. Plusieurs éoliennes existantes semblent avoir disparu du photomontage, y compris celles du parc éolien de Berceronne.
L'analyse générale mettant en évidence le manque de réalisme de plusieurs photomontages.
Panorama 23 : Curzay, carrefour D94-D40. Le rendu s'appuie sur un masque végétal temporaire et sur une lecture du relief qui tend à atténuer artificiellement la visibilité des installations.
Ces différents exemples soulèvent une question de fond : le public et les autorités disposent-ils d'une représentation sincère et actualisée des impacts paysagers du projet ? Lorsque les photomontages constituent l'un des principaux outils d'évaluation visuelle, leur exactitude doit être irréprochable. En présence de telles incohérences, leur valeur démonstrative s'en trouve nécessairement affaiblie.
Il apparaît dès lors indispensable que les photomontages soient actualisés, réalisés à partir de vues représentatives du paysage réellement observé et soumis à une vérification indépendante afin de garantir une information complète et objective du public.
Pour ces vices, un avis défavorable de votre part s'impose.
La qualité et la fiabilité des photomontages constituent un élément essentiel de l'information du public. Or, l'examen du dossier révèle de nombreuses insuffisances qui conduisent à s'interroger sur leur capacité à restituer fidèlement l'impact réel du projet sur les paysages.
De manière générale, plusieurs photomontages reposent sur des prises de vue anciennes qui ne reflètent plus l'état actuel du territoire. D'autres semblent recourir à des procédés qui ont pour effet de minimiser artificiellement la perception des éoliennes : utilisation de masques végétaux temporaires ou appelés à disparaître, exploitation de faux-plats topographiques, choix particulièrement sélectifs de l'azimut ou du point de prise de vue afin de réduire la visibilité des parcs existants, voire disparition inexpliquée de certaines éoliennes pourtant bien présentes dans le paysage.
Ces observations suivantes doivent être prises en compte :
Panorama 30 : Jazeneuil, centre-bourg, berge de la Vonne. Il s'agit d'une vue emblématique du territoire dont la représentation appelle des réserves quant à sa fidélité paysagère.
Panorama 32 : Jazeneuil, Cité de la Vigne. Le photomontage est devenu obsolète. Deux peupliers qui masquaient partiellement les éoliennes ont été abattus en juillet 2025, modifiant significativement la perception réelle du paysage.
Panorama 33 : Le Chemin Blanc – La Gaud. Cette vue, utilisée à plusieurs reprises comme illustration de couverture dans différents dossiers, présente selon mes observations des éoliennes « gommées » ou omises. De plus, l'azimut retenu apparaît décalé vers la droite de manière à éviter la visibilité des éoliennes du parc de Berceronne.
Panorama 10, entrée Est de Rouillé. Plusieurs éoliennes existantes semblent avoir disparu du photomontage, y compris celles du parc éolien de Berceronne.
L'analyse générale mettant en évidence le manque de réalisme de plusieurs photomontages.
Panorama 23 : Curzay, carrefour D94-D40. Le rendu s'appuie sur un masque végétal temporaire et sur une lecture du relief qui tend à atténuer artificiellement la visibilité des installations.
Ces différents exemples soulèvent une question de fond : le public et les autorités disposent-ils d'une représentation sincère et actualisée des impacts paysagers du projet ? Lorsque les photomontages constituent l'un des principaux outils d'évaluation visuelle, leur exactitude doit être irréprochable. En présence de telles incohérences, leur valeur démonstrative s'en trouve nécessairement affaiblie.
Il apparaît dès lors indispensable que les photomontages soient actualisés, réalisés à partir de vues représentatives du paysage réellement observé et soumis à une vérification indépendante afin de garantir une information complète et objective du public.
Pour ces vices, un avis défavorable de votre part s'impose.
Contribution n°194 (Web)
Par MARTINET Eric
Déposée le 10 juin 2026 à 20h43
Déposée le 10 juin 2026 à 20h43
Je m'oppose à ce projet éolien en raison de la saturation visuelle du territoire.
L'analyse du dossier met en évidence une situation de saturation visuelle déjà particulièrement marquée sur le territoire concerné. Il est d'ailleurs notable que le promoteur lui-même reconnaisse l'existence de cette saturation en l'attribuant aux projets éoliens précédemment autorisés et implantés.
Cependant, cette reconnaissance ne conduit pas à remettre en question l'opportunité de nouveaux développements. Au contraire, le promoteur considère que son propre projet ne ferait qu'aggraver cette situation « à la marge », alors même qu'il s'inscrit dans un ensemble de cinq projets représentant au total vingt-et-une éoliennes sur le Pays Mélusin.
Cette argumentation apparaît contradictoire. Si la saturation visuelle est effectivement avérée, comme l'admet le porteur du projet, l'ajout de nouvelles machines contribue nécessairement à renforcer l'industrialisation du paysage et à accentuer les effets cumulés déjà constatés. Le fait de minimiser cet impact au motif que la dégradation serait limitée ne répond pas à la question fondamentale de la capacité du territoire à accueillir de nouvelles infrastructures sans porter davantage atteinte à la qualité paysagère, au cadre de vie des habitants et à l'identité du Pays Mélusin.
En conséquence, il apparaît indispensable que l'autorité décisionnaire apprécie les effets cumulés de l'ensemble des projets existants, autorisés ou en cours d'instruction, plutôt que d'examiner chaque projet de manière isolée. La saturation visuelle reconnue dans le dossier constitue à elle seule un signal d'alerte qui ne peut que conduire à un avis défavorable et un refus quant à l'implantation de nouvelles éoliennes sur ce territoire.
L'analyse du dossier met en évidence une situation de saturation visuelle déjà particulièrement marquée sur le territoire concerné. Il est d'ailleurs notable que le promoteur lui-même reconnaisse l'existence de cette saturation en l'attribuant aux projets éoliens précédemment autorisés et implantés.
Cependant, cette reconnaissance ne conduit pas à remettre en question l'opportunité de nouveaux développements. Au contraire, le promoteur considère que son propre projet ne ferait qu'aggraver cette situation « à la marge », alors même qu'il s'inscrit dans un ensemble de cinq projets représentant au total vingt-et-une éoliennes sur le Pays Mélusin.
Cette argumentation apparaît contradictoire. Si la saturation visuelle est effectivement avérée, comme l'admet le porteur du projet, l'ajout de nouvelles machines contribue nécessairement à renforcer l'industrialisation du paysage et à accentuer les effets cumulés déjà constatés. Le fait de minimiser cet impact au motif que la dégradation serait limitée ne répond pas à la question fondamentale de la capacité du territoire à accueillir de nouvelles infrastructures sans porter davantage atteinte à la qualité paysagère, au cadre de vie des habitants et à l'identité du Pays Mélusin.
En conséquence, il apparaît indispensable que l'autorité décisionnaire apprécie les effets cumulés de l'ensemble des projets existants, autorisés ou en cours d'instruction, plutôt que d'examiner chaque projet de manière isolée. La saturation visuelle reconnue dans le dossier constitue à elle seule un signal d'alerte qui ne peut que conduire à un avis défavorable et un refus quant à l'implantation de nouvelles éoliennes sur ce territoire.
Contribution n°193 (Web)
Par T. de SAINT VICTOR
Déposée le 9 juin 2026 à 23h12
Déposée le 9 juin 2026 à 23h12
Volume 4 – Annexes à l’Etude d’Impact sur l’Environnement (EIE) – 01/2026
Panorama n°23 – D94, D40 – Curzay-sur-Vonne – pages 161 et 162
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
On pourrait multiplier à l’infini les commentaires déjà formulés sur les panoramas.
Celui-ci est particulièrement intéressant car il combine deux astuces employées à outrance par les promoteurs éoliens pour masquer la réalité.
En effet, il suffit de s’avancer d’environ 350 m sur la D94 en allant vers Jazeneuil, au niveau des vieux châtaigniers bordant la route à gauche, pour s’affranchir des deux masques que le promoteur n’a pas manqué d’utiliser :
- La « trame bocagère » (temporaire ?) offerte sur la gauche de cette vue cachant 5 éoliennes en jaune, et partiellement E3 de Mélusine (par un châtaignier).
- Le « léger faux plat montant » cachant la vue en face, mis en évidence par la coupe de la page 161.
Arrivés en haut de ce faux plat, l’observateur (ou le conducteur) profite pleinement, de jour comme de nuit, sans entrave, d’un panorama rempli d’éoliennes, certes avec un angle de vue dépassant 100°.
En effet, de ce point-là on découvre alors un paysage incluant un grand nombre d’éoliennes autres que les 3 éoliennes de Mélusine, plus du tout cachées, telles que celles des parcs de Beaulieu (5), Plaine des Moulins (5), Champs Chagnots (3), peut-être les Grandes Brandes (3), Berceronne (3), Lusignan (4), Pamproux... au moins 23 éoliennes.
Incontestablement, il y a bien saturation.
La prétendue « meilleure compréhension de l’objet éolien dans le paysage » est bien difficile à admettre. Cette analyse n’est pas sérieuse !
Fort de ce constat, je vous confirme mon profond dégoût pour ces méthodes.
Je vous prie d’accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Panorama n°23 – D94, D40 – Curzay-sur-Vonne – pages 161 et 162
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
On pourrait multiplier à l’infini les commentaires déjà formulés sur les panoramas.
Celui-ci est particulièrement intéressant car il combine deux astuces employées à outrance par les promoteurs éoliens pour masquer la réalité.
En effet, il suffit de s’avancer d’environ 350 m sur la D94 en allant vers Jazeneuil, au niveau des vieux châtaigniers bordant la route à gauche, pour s’affranchir des deux masques que le promoteur n’a pas manqué d’utiliser :
- La « trame bocagère » (temporaire ?) offerte sur la gauche de cette vue cachant 5 éoliennes en jaune, et partiellement E3 de Mélusine (par un châtaignier).
- Le « léger faux plat montant » cachant la vue en face, mis en évidence par la coupe de la page 161.
Arrivés en haut de ce faux plat, l’observateur (ou le conducteur) profite pleinement, de jour comme de nuit, sans entrave, d’un panorama rempli d’éoliennes, certes avec un angle de vue dépassant 100°.
En effet, de ce point-là on découvre alors un paysage incluant un grand nombre d’éoliennes autres que les 3 éoliennes de Mélusine, plus du tout cachées, telles que celles des parcs de Beaulieu (5), Plaine des Moulins (5), Champs Chagnots (3), peut-être les Grandes Brandes (3), Berceronne (3), Lusignan (4), Pamproux... au moins 23 éoliennes.
Incontestablement, il y a bien saturation.
La prétendue « meilleure compréhension de l’objet éolien dans le paysage » est bien difficile à admettre. Cette analyse n’est pas sérieuse !
Fort de ce constat, je vous confirme mon profond dégoût pour ces méthodes.
Je vous prie d’accepter, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, l’expression de ma considération distinguée.
T. de SAINT VICTOR
Document joint
Contribution n°192 (Web)
Par Jacques Constensoux
Déposée le 9 juin 2026 à 21h15
Déposée le 9 juin 2026 à 21h15
Ce projet ne doit pas aboutir aucune nouvelles éoliennes ne doivent être construite. Pour des raisons de protection de l'environnement, pour protéger votre santé, pour préserver le paysage Mélusin, les oreilles, protéger les personnes sensibles du point de vue médical comme ceux qui sont cardiaques où ceux qui sont équipées de prothèses et qui ne peuvent plus désormais aller là où sont installés les lignes haute tension et les éoliennes.
Mais aussi les éoliennes détruisent les habitats naturel de la faune présente gêné par les ondes émises. Et même les animaux d'exploitation qui peuvent présenter des maladies où des dépérissement (sommeil, alimentation...).
Et sans parler du point de vue écologique aucune de ces pièces ou du béton ne peut être recyclé.
Mais aussi les éoliennes détruisent les habitats naturel de la faune présente gêné par les ondes émises. Et même les animaux d'exploitation qui peuvent présenter des maladies où des dépérissement (sommeil, alimentation...).
Et sans parler du point de vue écologique aucune de ces pièces ou du béton ne peut être recyclé.
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