Les contributions

Contribution n°19 (Web)

Par Véronique
Déposée le 30 mai 2026 à 18h56
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Je souhaite exprimer mon opposition au projet de parc éolien prévu sur la commune de Le Ployron. [...]
Monsieur le Commissaire enquêteur,

Je souhaite exprimer mon opposition au projet de parc éolien prévu sur la commune de Le Ployron.

Un nombre très important de parcs éoliens sont implantés dans les Hauts-de-France. Nous participons déjà au développement de la production d’énergie renouvelable à l’échelle nationale.

Il est essentiel d’évaluer ce projet non pas de manière isolée mais à l’échelle du territoire. Une simple consultation des cartes disponibles sur Géoportail permet de constater la présence déjà importante d’éoliennes autour de Le Ployron, Godenvillers, Domfront, Tricot, Méry-la-Bataille ou encore Maignelay-Montigny. L’accumulation des installations existantes, autorisées ou en projet contribue à une saturation visuelle du paysage rural et à une dégradation du cadre de vie.

Le projet prévoit l’implantation de quatre éoliennes d’une hauteur totale pouvant atteindre 165 mètres en bout de pale. Même si ces dimensions sont devenues fréquentes dans les projets récents, elles demeurent particulièrement imposantes dans un paysage ouvert caractérisé par de grandes perspectives visuelles. Leur visibilité s'étendra bien au-delà de la seule commune d’implantation.

Le porteur de projet met en avant le respect des distances réglementaires aux habitations. Toutefois, le respect de la réglementation ne constitue pas en lui-même une démonstration de l’absence d’impact sur le cadre de vie. La règle des 500 mètres correspond à un seuil minimal fixé par la loi ; elle ne répond pas à toutes les préoccupations liées aux nuisances visuelles, au balisage lumineux nocturne, aux effets de surplomb ou encore à la transformation durable du paysage.

Par ailleurs, l’avis de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe) souligne plusieurs points nécessitant des compléments ou des justifications supplémentaires concernant l’évaluation environnementale du projet. Ces remarques montrent que certains impacts méritent une analyse approfondie, notamment en matière d’effets cumulés avec les autres parcs du secteur et de perception paysagère.

Je m’interroge également sur la justification du choix de ce site. Le dossier indique que plusieurs variantes ont été étudiées avant d’aboutir à un projet limité à quatre éoliennes. Cependant, la réduction du nombre de machines ne signifie pas automatiquement une réduction proportionnelle de l’impact paysager. Quatre éoliennes de 165 mètres restent des infrastructures très visibles dont les effets doivent être appréciés à l’échelle de l’ensemble du territoire concerné.

Enfin, si le projet met en avant les bénéfices économiques et énergétiques attendus, le dossier ne démontre pas suffisamment que cette nouvelle implantation constitue la solution la plus pertinente dans un territoire déjà fortement équipé. Les impacts paysagers et les effets cumulés sur le cadre de vie des habitants me semblent insuffisamment pris en compte.

Pour l’ensemble de ces raisons, je m’oppose à ce projet.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de mes salutations distinguées.

Contribution n°18 (Web)

Anonyme
Déposée le 23 mai 2026 à 00h21
Nous sommes contre ce nouveau projet.
Beaucoup trop d éoliennes sur le plateau picard.
A qui profite réellement ce projet si ce n est qu aux propriétaires terriens et à l exploitant. Quand cesserons nous de réduire nos terres agricoles ?
Privilégions le solaire

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h57
Madame, Monsieur,
Les installations éoliennes sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). À ce titre, leur instruction nécessite la réalisation d'une étude d'impact sur l'environnement, qui constitue un document déterminant pour apprécier la pertinence du projet au regard de son contexte territorial.
Le volet paysage et patrimoine est l'un des plus élaborés du dossier. Il analyse en détail le patrimoine et les caractéristiques paysagères du territoire d'implantation, ainsi que les effets prévisibles du projet sur ces composantes. L'implantation des éoliennes est justifiée par une analyse précise des enjeux identifiés et par la réalisation de photomontages permettant d'appréhender le futur parc dans son environnement.
Il convient de rappeler qu'avant le développement des énergies renouvelables — éolien, solaire et bioénergies —, la part d'électricité non couverte par le nucléaire et l'hydroélectricité était assurée par des centrales thermiques fossiles (charbon, fioul et gaz). Le développement des énergies renouvelables permet précisément de substituer ces moyens de production carbonés, ainsi que le documentent les bilans électriques annuels de RTE depuis plusieurs années.
À titre d'illustration, en 2025, l'accroissement de la production décarbonée — nucléaire, hydraulique, éolienne et solaire — a permis de limiter significativement le recours aux combustibles fossiles pour la production électrique. D'après les données RTE, la production thermique fossile a ainsi atteint son plus bas niveau depuis 2015, sous l'effet principalement de la diminution de la production à partir de gaz naturel.
Ces éléments confirment que le développement de l'éolien, loin de se substituer aux autres sources décarbonées, contribue de manière complémentaire à la décarbonation du mix électrique français et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Contribution n°17 (Web)

Par GEAGEA Mathieu
Déposée le 19 mai 2026 à 18h13
Monsieur le commissaire-enquêteur,

Dans le cadre de l’enquête publique que vous menez actuellement relative à la réalisation d’un parc éolien sur le territoire de la commune du Ployron, je me permets, par la présente, de vous exprimer mon opposition à la construction et à l’exploitation de ce parc éolien comprenant quatre éoliennes.
Domicilié dans la commune de Saint-Aubin-sous-Erquery depuis près de vingt ans, je suis profondément attaché à mon environnement rural que je ne souhaite à aucun prix voir dégradé par l’apparition de ces éoliennes de 165 mètres de haut.
Notre beau département de l’Oise compte déjà près de 300 éoliennes sur son territoire, tandis que notre région des Hauts-de-France est celle qui en dénombre le plus de tout le pays avec près de 2 000 mâts. Outre la pollution visuelle qu’ils véhiculent et les nuisances sonores qu’auront à subir les riverains, les aérogénérateurs ne m'apparaissent pas comme exemplaires sur le plan écologique. Les pales ne sont pas recyclables au moment où l’éolienne arrivera en fin de vie et que dire du bilan carbone de ces convois routiers exceptionnels transportant les mâts des futures éoliennes que nous croisons régulièrement ? Enfin, il convient de rappeler qu’une éolienne de 165 mètres de hauteur nécessitera, à elle seule, environ 1 000 tonnes de béton et de ferraille pour concevoir ses fondations. Le développement de l’éolien contribue ainsi à 1,5 % de « l’artificialisation » des terres en France. Chaque année, ce sont approximativement 310 hectares de terres agricoles rendus stériles en raison de l’implantation d’éoliennes.
L’ensemble de ces arguments me conduit donc, pour l’enquête publique dont vous êtes chargé, à désapprouver ce projet de réalisation d’un parc éolien.
Veuillez agréer, Monsieur le commissaire-enquêteur, l’expression de ma considération très distinguée.

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h56
Monsieur,
La région Hauts-de-France est effectivement la première région française en matière de production éolienne. Fin 2024, l'éolien représentait 24 % de la production électrique régionale, grâce à un potentiel éolien particulièrement favorable. C'est précisément en tenant compte de ce contexte — marqué par une forte présence de l'éolien — que le porteur de projet a souhaité traiter avec la plus grande rigueur l'ensemble des volets de l'étude d'impact, et notamment le volet paysage et patrimoine.
Ce volet, l'un des plus élaborés du dossier, analyse en détail le patrimoine et les caractéristiques paysagères du territoire d'implantation, ainsi que les effets prévisibles du projet sur ces composantes. L'implantation a été définie de manière à intégrer au mieux les éoliennes dans leur environnement, et est justifiée par une analyse précise des enjeux accompagnée de photomontages permettant d'apprécier le futur parc dans son cadre paysager.
À cet égard, il convient de rappeler que le porteur de projet a volontairement limité le nombre d'éoliennes à quatre machines, alors que la configuration du site aurait permis l'installation d'une dizaine d'entre elles, afin de préserver le cadre de vie des habitants et de tenir compte du contexte éolien local. De même, la hauteur maximale des éoliennes a été plafonnée à 165 mètres en bout de pale, en deçà de la hauteur moyenne des projets actuellement déposés (environ 200 mètres), pour limiter l'impact visuel du projet.
Concernant la composition et le recyclage des éoliennes en fin de vie, une éolienne est principalement constituée des matériaux suivants : acier, fonte, cuivre, aluminium, béton, fibres de verre et résines. Les éléments métalliques (acier, fonte, aluminium, cuivre), qui représentent environ 96 % de la masse totale de la machine, sont intégralement recyclés dans les filières métallurgiques existantes. Le mât, constitué d'acier faiblement allié pour le projet du Ployron, est également intégralement recyclable.
Les pales, composées de matériaux composites (résines et fibres de verre), représentent environ 4 % de la masse totale de l'éolienne. Les filières de valorisation existantes incluent le broyage et l'utilisation comme combustible de substitution dans les cimenteries (co-combustion avec récupération d'énergie et incorporation des cendres dans la fabrication du ciment), ainsi que l'orientation vers des centres d'enfouissement technique de classe 2.
Les fondations, composées de béton et d'une armature métallique, représentent une masse de l'ordre de 800 tonnes (environ 320 m³). Le béton est un matériau inerte ne présentant pas de risque de pollution des sols. En fin de vie, il est démoli par brise-roche hydraulique puis recyclé comme grave de concassage utilisée en construction routière ou comme matériau de remblai.

Contribution n°16 (Email)

Par GAUDEMET
Déposée le 14 mai 2026 à 11h54
Objet : eolienne le ployron

Madame,
Monsieur
Je suis consternée et choquée par ce nouveau projet éolien du Ployron.
Cette région qui a tant souffert pendant les guerres est maintenant complètement défigurée et anéantie une nouvelle fois sans aucun respect du passé et du confort visuel et environnemental des habitants.
La nuit ressemble à une fête foraine toute illuminée de lumières rouges et le jour on ne sait plus où regarder sans voir de mâts.
Ayez un peu de respect pour le passé et la population et ne voyez pas que les intérêts financiers et la satisfaction de retombées lucratives.

Il serait logique de voir de ce fait nos impôts locaux fortement diminuer vu le lot de désagréments que la population locale supporte déjà.
Cordialement
Ghislaine Gaudemet
Le Frestoy-Vaux

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h55
Madame,
En matière de balisage lumineux réglementaire, les éoliennes sont équipées, à des fins de sécurité de la navigation aérienne, de feux clignotants blancs de jour et rouges de nuit, visibles depuis toutes les directions. Les feux rouges nocturnes sont dix fois moins puissants que les feux blancs diurnes, afin de limiter la pollution lumineuse. Des améliorations techniques sont en cours d'expérimentation, en concertation avec les autorités compétentes, pour réduire davantage l'impact visuel du balisage : adaptation de l'intensité selon les conditions météorologiques, réorientation des faisceaux lumineux vers le haut, etc.
Un projet éolien génère par ailleurs des retombées économiques significatives pour la région, le département et les collectivités territoriales d'accueil. Ces recettes s'inscrivent dans une logique de développement durable et permettent aux communes et intercommunalités de financer diverses opérations d'intérêt public : travaux de rénovation énergétique, amélioration des réseaux d'adduction d'eau potable, création ou rénovation d'équipements à destination des habitants (crèches, bibliothèques, équipements sportifs, etc.).

Contribution n°15 (Web)

Par Vincent Froideval
Déposée le 14 mai 2026 à 21h20
Je suis bien entendu opposé à ce projet.
Vous trouverez ci-dessous un courrier explicatif en 2 parties :
-une première partie concernant les arguments généraux qui démontrent que l'éolien est une aberration économique, énergétique et écologique (intermittence, système de subvention, recyclage, etc)
-une seconde partie concernant la réunion publique du 29 avril 2026 avec les promoteurs, qui revient sur différents sujets qui n'ont pas pu être abordés faute de temps.

Document joint

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h54
Monsieur,
L'article L.553-3 du Code de l'environnement dispose que le démantèlement des installations éoliennes et la remise en état des sites sont à la charge exclusive de l'exploitant. Ce cadre réglementaire garantit la restauration complète des sites à l'issue de la durée de vie des parcs, généralement estimée à trente ans selon les garanties des fabricants.
L'énergie éolienne est une énergie renouvelable réversible. Le démantèlement des éoliennes est encadré par l'arrêté du 26 août 2011, mis à jour par l'arrêté du 22 juin 2020, qui impose notamment :
– Le démantèlement des installations de production d'électricité, des postes de livraison ainsi que des câbles dans un rayon de dix mètres autour des aérogénérateurs et des postes de livraison ;
– L'excavation de la totalité des fondations jusqu'à la base de leur semelle, à l'exception des éventuels pieux. Par dérogation, la partie inférieure des fondations peut être maintenue dans le sol, sous réserve d'une étude transmise au préfet démontrant que le bilan environnemental du décaissement total est défavorable. Dans tous les cas, la profondeur minimale excavée ne peut être inférieure à deux mètres dans les terrains à usage forestier au titre du document d'urbanisme opposable, et à un mètre dans les autres cas. Les matériaux excavés sont remplacés par des terres de caractéristiques comparables aux terres environnantes ;
– La remise en état du site, comprenant le décaissement des aires de grutage et des chemins d'accès sur une profondeur de quarante centimètres, avec remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres avoisinantes, sauf souhait contraire du propriétaire du terrain.

En matière de recyclage, l'arrêté du 22 juin 2020 précise que, au 1er juillet 2022, au minimum 90 % de la masse totale des aérogénérateurs démantelés (fondations incluses lorsqu'elles sont intégralement excavées, ou 85 % en cas de dérogation) doivent être réutilisés ou recyclés. Les exigences sont renforcées pour les projets dont le dossier d'autorisation complet est déposé après les dates suivantes :
– Après le 1er janvier 2024 : 95 % de la masse totale de l'aérogénérateur (tout ou partie des fondations incluses) doit être réutilisable ou recyclable ;
– Après le 1er janvier 2023 : 45 % de la masse du rotor doit être réutilisable ou recyclable ;
– Après le 1er janvier 2025 : 55 % de la masse du rotor doit être réutilisable ou recyclable.

Une éolienne est principalement constituée des matériaux suivants : acier, fonte, cuivre, aluminium, béton, fibres de verre et résines. Les éléments métalliques — qui représentent environ 96 % de la masse totale de la machine — sont intégralement recyclés dans les filières métallurgiques existantes (aciéries électriques pour les ferrailles, fonderies pour les métaux non ferreux). Le mât, constitué d'acier faiblement allié pour le projet du Ployron, est également intégralement recyclable dans la filière sidérurgique.
Les pales, composées de matériaux composites (résines et fibres de verre), représentent environ 4 % de la masse totale de l'éolienne. Bien que leur recyclage soit plus complexe, plusieurs filières de valorisation existent : broyage et utilisation comme combustible de substitution dans les cimenteries (co-combustion avec récupération d'énergie et incorporation des cendres dans la fabrication du ciment), ou orientation vers des centres d'enfouissement technique de classe 2 (déchets industriels non dangereux). Par ailleurs, des solutions innovantes sont en cours de développement, notamment l'utilisation du broyat de pales pour fabriquer de nouveaux matériaux composites destinés à des applications variées (dalles de sol, glissières de sécurité routière, plaques d'égout, etc.).
Les fondations, composées de béton et d'une armature métallique, représentent une masse de l'ordre de 800 tonnes (environ 320 m³). Le béton est un matériau inerte ne présentant pas de risque de pollution des sols. En fin de vie, il est démoli par brise-roche hydraulique (opération d'une durée de dix à quinze jours par fondation), puis recyclé comme grave de concassage utilisée en construction routière (couche de forme, couches d'assises de chaussées) ou comme matériau de remblai.
De nombreuses opérations de démantèlement ont déjà été réalisées en France, démontrant la maturité des filières de valorisation et de recyclage, parmi lesquelles : le parc de Sallèles-Limousis (Aude), le parc de Port-la-Nouvelle (Aude), le parc de Plouyé (Finistère), le parc de Criel-sur-Mer (Seine-Maritime), et le parc des 4 Chemins (Marne), démantelé en 2024 par la société Noria.

L'énergie éolienne est une énergie variable, mais prévisible. Le logiciel IPES (Insertion de la Production Éolienne et Photovoltaïque sur le Système), opérationnel depuis 2009, permet de prévoir la production attendue du parc éolien français heure par heure, pour la journée en cours et le lendemain. Une éolienne fonctionne en moyenne 90 % du temps, à une puissance variable selon la vitesse du vent, sur une plage opérationnelle comprise entre 8 km/h et 90 km/h de vent continu et établi.
S'agissant de l'exemple allemand, il convient de rappeler que l'Allemagne a fait le choix de sortir rapidement du nucléaire à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011. Cette décision s'est traduite par un fort développement des énergies renouvelables. Si le charbon a été utilisé jusqu'en 2017 pour combler le manque de production nucléaire, les énergies renouvelables ont ensuite pris le relais et n'ont cessé de croître. D'après les données de l'Agence internationale de l'énergie, la production électrique à partir du charbon est passée de 253 000 GWh en 2017 à 120 000 GWh en 2024, tandis que la production renouvelable progressait dans le même temps de 140 000 GWh à 213 000 GWh.
Par ailleurs, afin d'améliorer la pilotabilité des énergies renouvelables et d'optimiser leur intégration sur le réseau, des systèmes de stockage par batteries sont désormais associés aux projets éoliens et solaires. La capacité de batteries installées en France s'élevait fin 2025 à 1,6 GW, dont un tiers raccordé au réseau de transport géré par RTE. Les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis travaillent depuis plusieurs années à l'adaptation du réseau, dans le cadre des schémas régionaux de raccordement des énergies renouvelables (S3RenR).

Le développement des énergies renouvelables s'inscrit dans une trajectoire fixée par l'État, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation électrique nationale d'ici 2030. Depuis 2017, le mécanisme de tarif d'achat fixe sur quinze ans a été remplacé par un système de complément de rémunération par rapport à un « prix cible », attribué dans le cadre d'appels d'offres organisés par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Ce dispositif, qui met les producteurs en concurrence, a conduit à une réduction substantielle des tarifs de rachat, passés de plus de 80 €/MWh fin 2016 à 67,5 €/MWh en 2021.
Dans le contexte de la crise énergétique liée à la reprise post-Covid et au conflit en Ukraine, les prix de marché de l'électricité ont largement dépassé les prix cibles garantis aux producteurs d'énergies renouvelables, générant un versement net en faveur des finances publiques. La CRE a ainsi indiqué dans son évaluation des charges de service public pour 2023 que les énergies renouvelables représentaient, pour la première fois, une recette pour l'État. Depuis 2022, la filière a remboursé l'intégralité du soutien budgétaire public reçu depuis 2003.
Le Syndicat des Énergies Renouvelables rappelle à ce titre que « ces sommes constituent avant tout des investissements stratégiques pour la France. Alors que le coût moyen annuel pour l'État a été de 2,9 milliards d'euros entre 2016 et 2024, notre pays dépense chaque année près de 60 milliards d'euros pour importer des énergies fossiles. Ces mécanismes de soutien ont permis de rapporter à l'État 4,8 milliards d'euros sur cette période, alors que la facture des fossiles explosait en 2022 à 124 milliards d'euros. »
La France demeure encore dépendante des énergies fossiles pour environ deux tiers de sa consommation énergétique globale, principalement dans les secteurs du transport, du résidentiel et de l'industrie. L'électrification des usages — véhicules électriques, pompes à chaleur, etc. — constitue l'un des leviers majeurs de la transition énergétique, que l'État entend soutenir dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE3).

Un parc éolien génère des retombées fiscales significatives pour les collectivités territoriales d'accueil, au titre de plusieurs impositions :
– La Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB) ;
– La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), perçue intégralement par les communes et communautés de communes ;
– La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) ;
– L'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER), fixée à 8 620 € par MW installé au 1er janvier 2026, et répartie entre la commune d'accueil, l'EPCI et le département.

Pour le parc éolien du Ployron, d'une puissance totale de 18 MW, le montant annuel de l'IFER s'élève à 155 160 €, dont 31 032 € (20 %) reviendront à la commune d'accueil. L'estimation de la Contribution Économique Territoriale (CET — CFE + CVAE) est d'environ 50 000 € par an. Au total, le bloc communal (commune et communauté de communes) pourrait percevoir environ 150 000 € de retombées fiscales annuelles. S'y ajouteraient, le cas échéant, des redevances liées à la location des chemins communaux, estimées à environ 27 000 €/an.
En complément de ces retombées fiscales, une mesure d'accompagnement à destination des habitants a été proposée par le porteur de projet, sous la forme d'un mécanisme d'attribution de bons énergie d'un montant de 150 €/an par foyer.

Le volet paysage et patrimoine de l'étude d'impact, réalisé par le bureau d'études indépendant Corieaulys, constitue l'un des volets les plus élaborés du dossier. Il analyse en détail les caractéristiques paysagères et patrimoniales du territoire d'implantation, ainsi que les effets prévisibles du projet. L'implantation des éoliennes a fait l'objet d'une optimisation rigoureuse, illustrée par des photomontages permettant d'appréhender le futur parc dans son environnement.
Il convient de rappeler que la décision finale d'autorisation du projet relève de la compétence exclusive du Préfet de l'Oise, et non du porteur de projet. Par ailleurs, l'enquête publique en cours offre à chaque citoyen la possibilité de consulter l'intégralité du dossier et de faire valoir ses observations, que ce soit via le registre dématérialisé, lors des permanences de la commissaire enquêtrice ou au cours des réunions publiques organisées à cet effet.

Contribution n°14 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 mai 2026 à 14h04
Beaucoup d éoliennes sur notre plateau !
Je suis contre ce nouveau projet.

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h47
Madame, Monsieur,
Les installations éoliennes sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). À ce titre, leur instruction nécessite la réalisation d'une étude d'impact sur l'environnement, qui constitue un document déterminant pour apprécier la pertinence du projet au regard de son contexte territorial.
Le volet paysage et patrimoine est l'un des plus élaborés du dossier. Il analyse en détail le patrimoine et les caractéristiques paysagères du territoire d'implantation, ainsi que les effets prévisibles du projet sur ces composantes. L'implantation des éoliennes est justifiée par une analyse précise des enjeux identifiés et par la réalisation de photomontages permettant d'appréhender le futur parc dans son environnement. Pour le projet du Ployron, il a été délibérément choisi de limiter le nombre d'éoliennes à quatre machines, alors que la configuration du site aurait permis l'installation d'une dizaine d'entre elles, afin de préserver le cadre de vie des habitants et de tenir compte du contexte éolien local.

Contribution n°13 (Email)

Par Conseil Municipal de Montgérain
Déposée le 6 mai 2026 à 17h43
Objet : PROJET EOLIEN LE PLOYRON: AVIS DU CONSEIL MUNICIPAL

Bonjour.

Je vous prie de trouver en pièce jointe l'avis du Conseil [...]
Objet : PROJET EOLIEN LE PLOYRON: AVIS DU CONSEIL MUNICIPAL

Bonjour.

Je vous prie de trouver en pièce jointe l'avis du Conseil Municipal de Montgérain pour le projet éolien sur la commune de Le Ployron.

En vous souhaitant bonne réception,

Bien cordialement,
a.marie Cochepin,
secrétaire

Document joint


Contribution n°12 (Web)

Anonyme
Déposée le 4 mai 2026 à 15h43
Je suis contre tout projet éolien qui ne respecte pas les habitants de notre terre qu'ils soient humains ou pas. Sous prétexte d'écologie, on nous inflige des nuisances de toutes sortes et leurs conséquences sur notre santé.
De plus, actuellement, il n'y a plus nécessité de continuer l'installation folle d'éoliennes. Leur efficacité et utilité est remise en question.
Après une période d'adaptation de notre parc nucléaire, suite à l'accident de Fukushima, notre production d'électricité est largement suffisante.
Pour moi, l'éolien est une grosse fumisterie décidée par ceux qui n'en subissent pas les conséquences (ou qui ne veulent pas les voir) .
Non à cette nouvelle implantation!

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h46
Madame, Monsieur,
Les installations éoliennes sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE). À ce titre, leur instruction nécessite la réalisation d'une étude d'impact sur l'environnement, qui constitue un document déterminant pour apprécier la pertinence du projet au regard de son contexte territorial. Ce dossier couvre plusieurs volets thématiques, parmi lesquels figurent notamment les impacts sur le paysage, le patrimoine, la faune et la flore.
Concernant l'intermittence de la production éolienne, il convient de souligner que l'énergie éolienne est une énergie variable, mais néanmoins prévisible grâce aux outils météorologiques disponibles, dont la précision ne cesse de s'améliorer. Depuis 2009, le logiciel IPES (Insertion de la Production Éolienne et Photovoltaïque sur le Système) permet de prévoir la production attendue du parc éolien français, heure par heure, pour la journée en cours et le lendemain. Dominique Maillard, ancien Président du Directoire de RTE, a d'ailleurs déclaré :
« Avec nos collègues de Météo France, nous avons fait des progrès considérables puisqu'à 24 heures près, nous avons une prévision à 3 % près de la production éolienne. Cet instrument permet de résoudre le problème de l'intermittence. » Par ailleurs, une éolienne fonctionne en moyenne 90 % du temps, à une puissance variable.
Il importe également de rappeler que l'éolien s'inscrit dans un mix énergétique complémentaire — comprenant le photovoltaïque, le nucléaire, l'hydroélectricité, entre autres — permettant de répondre en permanence à la demande nationale en électricité. Cette complémentarité peut être suivie en temps réel via l'application Eco2mix de RTE, qui communique l'ensemble des données de consommation d'électricité en France, y compris les prévisions à J-1.

Contribution n°11 (Web)

Par ROYER Laetitia
Déposée le 3 mai 2026 à 21h50
Je suis CONTRE ce projet éolien.
Comment peux encore nous infliger un nouveau projet, mon département, l'Oise qui est magnifique avec ces champs, ces monuments historiques (châteaux, églises, Abbayes..) Je ne veux pas qu'il devienne comme la Somme qui ressemble à un cimetière avec toutes ces machines.
Comment peut on polluer des terres agricoles avec tout ce béton, ces pâles en composites, les huiles...
Que dire de ces agriculteurs qui profitent de leurs mandats pour imposer à leurs concitoyens ces machines pour toucher de l'argent... le tout fait en catimini sans aucune concertation. Des "petits cadeaux" fait par les sociétés d'exploitation totalement légal mais totalement IMMORAL.
L'impact sur la faune, tous les oiseaux, les chauves-souris déchiquetés par les pâles. Ramassés en cachette pour qu'on ne voit pas l'impact. Les cheptels agricoles impactés eux aussi.
La perte de valeur des maisons qui va acheter une maison avec vu sur des éoliennes, accepter de subir les effets stroboscopiques, les infrasons, les acouphènes ??? comment peut on dire que l'impact est modéré à part si on ne vit pas à côté et que l'on a un intérêt financier dans ce projet.
Je le redis, je suis CONTRE ce projet.

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h45
Madame,
Les éléments relatifs au cadre réglementaire ICPE ainsi qu’au volet paysage et patrimoine sont détaillés dans les réponses aux contributions n°2 et n°3.
Concernant la composition et le recyclage des éoliennes en fin de vie, une éolienne est principalement constituée des matériaux suivants : acier, fonte, cuivre, aluminium, béton, fibres de verre et résines. Les éléments métalliques (acier, fonte, aluminium, cuivre), qui représentent environ 96 % de la masse totale de la machine, sont intégralement recyclés dans les filières métallurgiques existantes (acéries électriques pour les ferrailles, fonderies pour les métaux non ferreux). Le mât, qui sera constitué d’acier faiblement allié pour le projet du Ployron, est également intégralement recyclable.
Les pales, composées de matériaux composites (résines et fibres de verre), représentent environ 4 % de la masse totale de l’éolienne. Bien que leur recyclage soit plus complexe, des solutions de valorisation existent : les pales sont broyées et utilisées comme combustible de substitution dans les cimenteries (co-combustion avec récupération d’énergie et incorporation des cendres dans le ciment), ou orientées vers des centres d’enfouissement technique de classe 2 (déchets industriels non dangereux).
Les fondations, composées de béton et d’une armature métallique, représentent une masse de l’ordre de 800 tonnes (environ 320 m³). Le béton est un matériau inerte ne présentant pas de risque de pollution des sols. En fin de vie, il est démoli par brise-roche hydraulique, puis recyclé comme grave de concassage utilisée dans la construction de routes (couche de forme, couches d’assises de chaussée) ou comme matériau de remblai.
Les éléments relatifs au volet naturaliste sont traités dans la réponse à la contribution n°3.

Contribution n°10 (Web)

Anonyme
Déposée le 3 mai 2026 à 20h37
Encore et encore des éoliennes !
Toujours la même chose : 4 éoliennes , 180 m prévus : à Ravenel, à Le Mesnil sur Bulles. Des envahisseurs qui ne pensent que aux ptofits juteux de ces installations. Pas de respect pour les habitants qui ne souhaitent pas subir les nuissances visuelles, sonores et écologiques. Que de béton, ferraille , dégradation des terres agticoles et destruction de notre faune et flore du territoire.

Réponse apportée

Matthias GOMEZ - Eléments le 29 mai 2026 à 08h40
Madame, Monsieur,
L’installation de capacités de production électrique décarbonées, notamment éoliennes, est indispensable pour répondre aux défis énergétiques majeurs des prochaines décennies. La multiplication des crises géopolitiques, l’accroissement du poids de l’énergie dans le budget des ménages français et le changement climatique constituent autant d’enjeux qui appellent des solutions concrètes, compétitives et peu émettrices en CO2.
Le développement des énergies renouvelables, et de l’éolien en particulier, constitue une réponse concrète à ces enjeux, en offrant une production électrique locale, décarbonée et compétitive, contribuant ainsi à renforcer l’indépendance énergétique nationale et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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