Contribution n°9 (Web)
Déposée le 3 mai 2026 à 19h48
- Le secteur est déjà soumis à une pollution visuelle très excessive de la part de ces machines qui dénaturent cette belle région. En rajouter d'autres va accroître un effet d'encerclement.
- Ces énergies intermittentes coûtent beaucoup trop cher au contribuable : d'après son rapport de mars 2026, la Cour des Comptes (https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-03/20260318-synthese-Soutien-energies-renouvelables-a-travers-charges-service-public-energie_0.pdf) estime le soutien de la part de l'État en 2025 à 7,3 milliards d'euros.
- Ces énergies émettent plus de CO2 que le nucléaire : selon l'ADEME, c'est 12,7g de CO2 par kW.h éolien terrestre (https://librairie.ademe.fr/ged/8006/Eolien-terrestre-012221-7.pdf) contre 4 g pour le nucléaire français (cycle complet) d'après EDF (https://www.edf.fr/groupe-edf/produire-une-energie-respectueuse-du-climat/lenergie-nucleaire/notre-vision/analyse-cycle-de-vie-du-kwh-nucleaire-dedf)
Donc on veut 0 éolienne, mais du nucléaire pour sauver à la fois la planète et les finances des Français.
Sans oublier l'absence de démantèlement à 100% non seulement des terrains, mais aussi des éoliennes elles-mêmes en l'état actuel de la réglementation et de la technologie (selon https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042056014).
Cordialement
Réponse apportée
Madame, Monsieur,
Les éléments relatifs au cadre réglementaire ICPE, au volet paysage et patrimoine ainsi qu’aux choix d’implantation du projet du Ployron sont détaillés dans les réponses aux contributions n°2 et n°3.
Concernant les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables, leur développement s’inscrit dans une trajectoire fixée par l’État, qui vise à porter la part des énergies renouvelables (EnR) à 32 % de la consommation électrique nationale d’ici 2030, dans le cadre de la transition vers un mix énergétique décarboné.
Depuis 2017, le dispositif de tarif d’achat fixé sur quinze ans a été remplacé par un mécanisme de complément de rémunération par rapport à un « prix cible », établi dans le cadre d’appels d’offres organisés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ce système garantit aux producteurs un prix de rachat sécurisé sur vingt ans, tout en instaurant une concurrence entre eux qui a conduit à une réduction substantielle des tarifs : le prix de rachat moyen est passé de plus de 80 €/MWh fin 2016 à 67,5 €/MWh en 2021. Le dispositif prévoit également un versement à l’État lorsque les prix de marché dépassent le prix cible.
Dans le contexte de la crise énergétique liée à la reprise post-Covid et au conflit en Ukraine, les prix de marché de l'électricité ont largement dépassé les prix cibles garantis aux producteurs d'énergies renouvelables, générant un versement net en faveur des finances publiques. La CRE a ainsi indiqué dans son évaluation des charges de service public pour 2023 que les énergies renouvelables représentaient, pour la première fois, une recette pour l'État. Depuis 2022, la filière a remboursé l'intégralité du soutien budgétaire public reçu depuis 2003.
L’éolien terrestre représente ainsi aujourd’hui une source de revenus nette pour les collectivités et l’État, en plus de contribuer à la baisse du coût de l’énergie et à la sécurité d’approvisionnement énergétique.
Sur la question des émissions de CO2 évitées, une simulation publiée par RTE évalue à environ 22 millions de tonnes de CO2 par an les émissions évitées grâce au développement des capacités éoliennes et solaires en France. En l’absence de ces installations, les moyens thermiques français et européens auraient été davantage sollicités, générant des émissions supplémentaires, notamment via des centrales au charbon et au gaz (/https://assets.rte-france.com/prod/public/2020-06/note%20bilans%20co2.pdf).
Contribution n°8 (Email)
Déposée le 30 avril 2026 à 21h44
Bonjour.
Je vous prie de trouver en pièce jointe l'avis du Conseil Municipal de Godenvillers pour le projet éolien sur la commune de Le Ployron.
En vous souhaitant bonne réception,
Bien cordialement,
a.marie Cochepin,
secrétaire
Document joint
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 1 mai 2026 à 12h22
Je me déclare contre le projet d’un parc éolien pour les raisons suivantes :
Nuisances visuelles et sonores (bruit, ombre et c’est moche)
Risques pour la santé : syndrome éolien (insomnies, migraines, acouphènes, tachycardie, fatigue). Symptômes reconnus dans d’autres régions ayant subi les nuisances des éoliennes.
Impact sur la faune et la flore :
* passage d’oiseaux migrateurs et chiroptères perturbé voire mortel
* Dérèglement de la présence du gibier
* Fuite de la faune locale
* Impact sur l’élevage avec comportements anormaux du bétail
Dépréciation immobilière d’au moins 20% et fuite des habitants. Qui aura envie de venir s’installer près des éoliennes ?!
Perturbations sur la réception de la télévision, radio, téléphones portables.
Pollution lumineuse en raison d’un balisage lumineux puissant (blanc le jour et rouge la nuit)
Baisse de la qualité de vie et zizanie dans les villages
Appauvrissement de la population par la hausse du prix de l’électricité et augmentation des taxes
Pollution du sol par les tonnes de béton de manière irréversible, matières non recyclables
Gaspillage de l’argent public au profit des promoteurs privés et étrangers et mépris de la ruralité française
Rendement insuffisant des éoliennes
Arrêtez de faire croire à la population que les éoliennes sont une énergie verte et rentable !
Réponse apportée
Madame,
Le volet naturaliste constitue une partie indissociable du dossier d’étude d’impact. Il analyse les impacts potentiels du projet éolien sur la faune et la flore locales. Comme tout aménagement, un parc éolien est susceptible d’exercer une influence sur son environnement et sur la biodiversité ; cette incidence fait l’objet d’une évaluation approfondie dans le cadre de l’étude d’impact.
La zone du Ployron, constituée d’un vaste plateau de grande culture, présentait des caractéristiques favorables à l’accueil d’un projet éolien du point de vue de la biodiversité. Le diagnostic écologique réalisé par AXECO confirme ce constat, le site étant qualifié de « milieu peu favorable à la diversité et aux richesses végétales, les cultures intensives y étant largement dominantes ». Les zones à enjeux environnementaux protégés ont été systématiquement écartées de la zone d’implantation.
L’analyse des impacts résiduels du projet débouche sur les conclusions suivantes :
– Chauves-souris (chiroptères) : très faible pour E3 et E4, faible pour E1 et E2 ;
– Avifaune : nul à faible, selon les espèces ;
– Entomofaune : nul ;
– Amphibiens : nul ;
– Reptiles : nul ;
– Mammifères non volants : nul.
Les éléments relatifs à l’impact acoustique, au balisage lumineux, aux effets sur la santé, aux ombres portées et à la valeur immobilière sont traités dans les réponses aux contributions n°3, n°4 et n°5.
Contribution n°6 (Courrier)
Déposée le 30 avril 2026 à 09h21
Document joint
Réponse apportée
Le choix d’une zone d’étude pour un projet éolien résulte exclusivement d’une analyse multicritères rigoureuse, portant sur des facteurs objectifs tels que : le paysage et le patrimoine, la biodiversité, le potentiel éolien du site, les possibilités de raccordement au réseau électrique, les contraintes aéronautiques, et les périmètres de protection réglementaires. Ce travail préalable permet d’identifier les secteurs du territoire potentiellement favorables au développement d’un projet éolien.
Ce potentiel est ensuite confirmé ou infirmé à l’issue d’une étude d’impact sur l’environnement, qui est conduite ultérieurement, dès lors qu’un accord de lancement des études a été délivré par le conseil municipal. Pour le projet du Ployron, cet accord a été formalisé par délibération du conseil municipal en date du 9 octobre 2021.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 28 avril 2026 à 20h13
Notre démarche n’est pas un refus de l’écologie ni des énergies renouvelables. Bien au contraire, nous sommes personnellement sensibles aux enjeux environnementaux et avons nous-mêmes investi dans des solutions durables, avec l’installation de panneaux solaires ainsi que de climatisations réversibles visant à mieux maîtriser notre consommation énergétique. Cela démontre que notre position n’est pas idéologique, mais fondée sur la recherche d’un équilibre entre transition énergétique et respect du cadre de vie.
Nous estimons que l’implantation d’éoliennes d’une hauteur annoncée de 165 mètres en bout de pale, à une distance aussi proche des habitations, créerait un impact majeur pour les riverains. Une telle hauteur accentuerait fortement la présence visuelle des installations dans le paysage, modifierait durablement l’identité rurale de notre environnement et générerait un sentiment d’écrasement permanent pour les habitants.
À cela s’ajoutent les inquiétudes liées aux nuisances sonores, aux effets d’ombres portées et de clignotements selon l’ensoleillement, ainsi qu’aux conséquences possibles sur la tranquillité quotidienne et la qualité de vie.
Nous sommes également préoccupés par l’impact potentiel sur la valeur des biens immobiliers, sur l’attractivité du village, ainsi que sur la biodiversité locale, notamment pour les oiseaux et chauves-souris.
Nous pensons que la transition énergétique doit se construire avec les habitants, dans la concertation, chose qui n'a pas été faite! Et en privilégiant lorsque cela est possible des solutions moins pénalisantes pour les populations et mieux intégrées au territoire.
En conséquence, nous demandons que ce projet soit reconsidéré, qu’un éloignement plus important des zones habitées soit étudié, ou que d’autres alternatives énergétiques soient privilégiées.
Nous souhaitons défendre un avenir plus durable, mais aussi plus respectueux de ceux qui vivent ici chaque jour.
“Protéger la planète ne devrait jamais signifier oublier ceux qui l’habitent.”
Réponse apportée
Monsieur,
Concernant la distance d’implantation et la hauteur des éoliennes, il convient de préciser que la variante d’implantation n°2 du projet prévoyait l’installation d’une éolienne à une distance de près de 500 mètres de la première habitation. Le porteur de projet a choisi de reculer cette éolienne à plus de 550 mètres. Par ailleurs, afin de limiter l’impact du projet sur le cadre de vie local, une hauteur maximale de 165 mètres en bout de pale a été retenue, alors que la hauteur moyenne des éoliennes actuellement autorisées ou dernièrement installées se situe aux alentours de 200 mètres.
Les éléments relatifs à l’impact acoustique, à la valeur immobilière et aux effets sur la santé sont traités dans les réponses aux contributions n°3 et n°4.
Sur la question de la concertation, il convient de souligner que le projet a fait l’objet de plusieurs actions d’information et de concertation avec les habitants et les élus, menées depuis le lancement des études en 2021 jusqu’au dépôt du dossier en préfecture en 2025. Ces démarches ont notamment inclus la distribution de tracts et bulletins d’information, des campagnes de porte-à-porte, l’organisation d’une réunion publique et la tenue de plusieurs réunions de suivi avec les élus pour présenter l’avancement du projet.
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 27 avril 2026 à 12h33
A l'attention du Commissaire Enquêteur,
Mes respects Madame et Monsieur les commissaires enquêteurs, veuillez par la présente noter mon opposition concernant la construction de plusieurs grandes Éoliennes sur la Commune de LE PLOYRON.
Je suis scandalisé de voir émerger un projet éolien au sein de la commune pour satisfaire les besoins financiers des instigateurs sans se soucier des impacts et nuisances que cela peut provoquer sur la population de LE PLOYRON.
La manière dont les choses ont été présenté aux administrés avec un flou absolu et une incompréhension sur la communication à un moment ou à cause du COVID on ne pouvait ni échanger, ni se mobiliser ou même encore rencontrer des personnes qui aurait pu probablement proposer un projet ficelé avec intelligence dans le respect des êtres humains.
En proposant peut-être des emplacements stratégiques et non pas par profit pour les personnes qui ont été élues à des postes à responsabilités au sein du conseil.
Excusez moi Mme et Mr les Commissaires Enquêteurs mais forcer de constater que le projet est établi plutôt par profit que pour s'engager vers les énergies renouvelables, ça frôle le conflit d'intérêt.
On sait tous aujourd'hui que les élus agriculteurs profitent de leur influence pour solliciter ou influencer des projets futurs qui avant toute chose leur seraient profitables financièrement au détriment de tout autre impact.
Pour preuve certainement comme dans beaucoup d'autres petites communes, des engins positionnés dans les parcelles de certains Maires élus, adjoints au maire ou encore élus. Quand est il dans notre commune sur ce sujet dans LE PLOYON ?
N'y a t-il pas d'engins positionnés dans les parcelles d'un de nos agriculteurs élus?
Des engins positionnés pleine OUEST face au village? A 500m des premières habitations?
Ce n'est il pas une grosse partie des habitations qui vont subir des impacts sur la santé à cause des ondes basses fréquences que celles-ci provoquent sur le long terme????
N'aurait-il pas été plus judicieux de les positionner plutôt derrière le village pour protéger les citoyens de LE PLOYRON ????
Évidemment oui, je ne peux qu'être opposé au projet, quelle personne accepterait d'avoir une Éolienne si proche de son domicile ????
La rotation des hélices, le flash le soir, les ondes basses fréquences, le bruits sont des perturbateurs endocriniens qui avec les années vous rendent malade ou fou, sans que vous n'en preniez conscience.
Je suis POUR les ÉNERGIES RENOUVELABLES, il faut évoluer, avancer, innover, s'adapter mais pas par profit et surtout pas au détriment de la santé des Êtres Humains. Il faut absolument les implanter intelligemment le plus loin possible des habitations pour ne pas faire souffrir à son insu une population à qui on impose ce type de projet. Notre but ESSENTIEL n'étant pas d'améliorer notre vie ? En trouvant des moyens substantiels nous permettant de vivre mieux ?D'utiliser une énergie propre ? De rendre notre planète plus saine ?
Et non pas de rendre encore plus fou demain une population en dérive, avec encore plus de problèmes de santé ?
Je vous remercie, Madame, et Monsieur les Commissaires Enquêteurs d'avoir pris quelques instants pour absorber un peu d'empathie en faveur de braves gens qui ne demandent qu'à vivre sainement heureux.
Réponse apportée
Madame, Monsieur,
Concernant l’impact acoustique, une éolienne est à l’origine de deux types d’émissions sonores : un bruit mécanique généré par les équipements internes de la nacelle, et un bruit aérodynamique produit par le frottement du vent sur les pales. Ce dernier constitue la source la plus significative ; son intensité dépend de plusieurs paramètres, notamment la vitesse et la direction du vent, l’orientation des pales et la topographie du site. Les évolutions technologiques permettent de réduire significativement ces nuisances (optimisation de l’orientation des pales, réduction de la vitesse de rotation, peignes de serration, etc.), et un plan de bridage sera mis en œuvre si nécessaire pour garantir le respect des seuils réglementaires d’émergence.
S’agissant du balisage lumineux réglementaire, celui-ci est imposé à des fins de sécurité de la navigation aérienne. Les éoliennes sont équipées de feux clignotants blancs de jour et rouges de nuit, visibles depuis toutes les directions. Les feux rouges nocturnes sont dix fois moins puissants que les feux blancs diurnes, afin de limiter la pollution lumineuse. Des améliorations techniques sont en cours d’expérimentation, en concertation avec les autorités compétentes, pour réduire davantage l’impact visuel du balisage : adaptation de l’intensité selon les conditions météorologiques, réorientation des faisceaux lumineux vers le haut, etc.
Sur la question des effets sur la santé, les références à l’Académie nationale de médecine (rapport de mai 2017) et à l’ANSES (rapport de février 2017) rappelées dans la réponse à la contribution n°3 demeurent pleinement applicables.
Au sujet des ombres portées, l’étude d’impact précise que les constructions habitées sont situées à une distance minimale de 550 mètres des éoliennes, ce qui permet de limiter le risque de gêne associé aux ombres portées et de respecter les dispositions de l’article 5 de l’arrêté du 26 août 2011 (modifié par l’arrêté du 22 juin 2020). S’agissant de la perception dynamique de ce phénomène par les usagers des voies de circulation, elle est considérée comme négligeable compte tenu de la faible vitesse de rotation des pales et de la vitesse de déplacement des véhicules. Enfin, Elements s’engage, en cas de gêne avérée signalée par des riverains, à mettre en place un système de gestion des ombres portées, éventuellement précédé d’une étude de battements d’ombres permettant d’en déterminer les périodes et les durées.
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 27 avril 2026 à 11h04
- l'impact visuel du paysage qui dénature la beauté du paysage naturel.
- La nuisance dû aux bruits des pâles.
- la perturbation de la faune (les animaux...)
- la qualité de vie des riverains est perturbé. De plus, une des 4 éoliennes se situeras à environ 600 m des habitations sous les vents d'ouest. Soit très bruyant et stressant.
- perte du patrimoine immobilier.
- les effets négatifs sur la santé à court et long termes (étude pulié en bretagne)
Réponse apportée
Madame,
Les installations éoliennes sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). À ce titre, leur instruction nécessite la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement, qui constitue un document déterminant pour apprécier la pertinence du projet au regard de son contexte territorial.
Le volet paysage et patrimoine est l’un des plus élaborés du dossier. Il analyse en détail le patrimoine et les caractéristiques paysagères du territoire d’implantation, ainsi que les effets prévisibles du projet sur ces composantes. L’implantation des éoliennes est justifiée par une analyse précise des enjeux identifiés et par la réalisation de photomontages permettant d’appréhender le futur parc dans son environnement. Il convient de rappeler que, pour le projet du Ployron, le nombre d’éoliennes a été volontairement limité à quatre machines, alors que la configuration du site aurait permis l’installation d’une dizaine d’entre elles, afin de préserver le cadre de vie des habitants et de tenir compte du contexte éolien local.
Le volet naturaliste constitue également une partie indissociable du dossier. Il permet d’analyser les impacts potentiels du projet sur la faune et la flore locales. Comme tout aménagement, un parc éolien est susceptible d’exercer une influence sur son environnement et sur la biodiversité ; cette incidence fait l’objet d’une évaluation approfondie dans le cadre de l’étude d’impact.
La zone du Ployron, constituée d’un vaste plateau de grande culture, présentait, du point de vue de la biodiversité, des caractéristiques favorables à l’accueil d’un projet éolien. Le diagnostic écologique réalisé par AXECO confirme ce constat, le site étant qualifié de « milieu peu favorable à la diversité et aux richesses végétales, les cultures intensives y étant largement dominantes ».
Le choix de la zone d’étude au Ployron résulte par ailleurs d’une analyse multicritères intégrant notamment les monuments historiques, les habitations, les zones protégées au titre de la biodiversité, les contraintes aéronautiques et le potentiel éolien. Les zones à enjeux environnementaux protégés ont été systématiquement écartées de la zone d’implantation.
L’analyse des impacts résiduels du projet, après mise en œuvre des mesures d’évitement, de réduction et de compensation, débouche sur les résultats suivants :
– Chauves-souris (chiroptères) : très faible pour les éoliennes E3 et E4, faible pour E1 et E2 ;
– Avifaune : nul à faible, selon les espèces ;
– Entomofaune : nul ;
– Amphibiens : nul ;
– Reptiles : nul ;
– Mammifères non volants : nul.
Concernant l’impact acoustique, une éolienne est à l’origine de deux types d’émissions sonores : un bruit mécanique généré par les équipements internes de la nacelle, et un bruit aérodynamique produit par le frottement du vent sur les pales. Ce dernier constitue la source la plus significative ; son intensité dépend de plusieurs paramètres, notamment la vitesse et la direction du vent, l’orientation des pales et la topographie du site.
Les évolutions technologiques récentes permettent de réduire significativement ces nuisances sonores : optimisation de l’orientation des pales face au vent, réduction de la vitesse de rotation, réglage de l’inclinaison des pales pour atteindre la puissance nominale en limitant les frottements, installation de peignes de serration sur le bord de fuite des pales pour atténuer le bruit aérodynamique — technologie inspirée de la structure des plumes des hiboux, qui leur permettent de voler silencieusement.
Une campagne de mesures acoustiques d’une quinzaine de jours, réalisée à l’aide de sonomètres, a permis de caractériser l’ambiance sonore initiale du site. Ces données ont servi de référence pour définir le contexte acoustique dans lequel le parc éolien du Ployron devra s’insérer, dans le respect des seuils réglementaires d’émergence.
En cas de dépassement de ces seuils, un plan de bridage — consistant en la réduction de la puissance ou l’arrêt temporaire de certaines éoliennes selon des conditions de vent définies — sera mis en œuvre pour garantir le respect de la réglementation et limiter l’impact acoustique sur les riverains.
En ce qui concerne la valeur des biens immobiliers, celle-ci dépend d’une multitude de facteurs, à la fois objectifs (localisation, superficie habitable, nombre de pièces, performance énergétique, mode de chauffage, etc.) et subjectifs (qualité paysagère, impression personnelle, etc.). L’implantation d’un parc éolien n’affecte pas les critères objectifs de valorisation d’un bien immobilier. La Troisième chambre civile de la Cour de cassation a rappelé en septembre 2020 que la seule proximité d’éoliennes ne constitue pas un trouble anormalement objectif de voisinage donnant lieu à indemnisation, « eu égard notamment à l’objectif d’intérêt public poursuivi par le développement de l’énergie éolienne ».
En France, une large majorité de la population porte un regard favorable sur l’énergie éolienne, et les initiatives citoyennes en faveur de l’implantation de parcs éoliens sont en constante augmentation. Par ailleurs, les retombées économiques générées par un parc éolien permettent fréquemment aux collectivités d’investir dans de nouveaux équipements et services publics (écoles, crèches, infrastructures routières, structures de santé, etc.), ce qui contribue à renforcer l’attractivité du territoire et, en conséquence, la valeur des biens immobiliers. Si la phase de travaux peut engendrer un léger effet dépréciateur transitoire, comme c’est le cas pour tout aménagement, cet effet ne se perpétue pas dans le temps.
Sur la question des effets sur la santé, la distance minimale réglementaire de 500 mètres entre toute éolienne et toute construction à usage d’habitation a été établie en tenant compte des impacts potentiels sur la santé des riverains. Dans son rapport du 3 mai 2017, l’Académie nationale de médecine a conclu qu’« aucune maladie ni infirmité ne semblent pouvoir être imputées au fonctionnement des éoliennes ». Concernant les infrasons, l’ANSES a indiqué dans son rapport du 14 février 2017 : « Il n’existe pas de risque sanitaire pour les riverains spécifiquement liés à leur exposition à la part non audible des émissions sonores des éoliennes (infrasons) ».
L’Académie nationale de médecine souligne par ailleurs que les ressentis de nuisances associées aux éoliennes relèvent essentiellement d’un effet nocebo et de la subjectivité des personnes concernées : « la crainte de la nuisance sonore serait plus pathogène que la nuisance elle-même » (p. 11). L’Académie précise également que l’intensité du bruit éolien « est relativement faible, restant souvent très en deçà de celles de la vie courante » et que « les plaintes ne semblent pas directement corrélées » à celle-ci (p. 13). Des études épidémiologiques citées dans ce rapport ont en outre montré que l’intéressement des riverains aux retombées économiques du parc éolien diminuait significativement le nombre de plaintes.
Enfin, l’Académie nationale de médecine rappelle que « l’éolien terrestre présente indubitablement des effets positifs sur la pollution de l’air et donc sur certaines maladies (asthme, BPCO, cancers, maladies cardio-vasculaires) » (p. 18). Il convient également de souligner que les autres modes de production d’électricité basés sur des énergies fossiles ou nucléaires sont associés à des risques bien plus significatifs pour la santé et l’environnement, qu’il s’agisse des déchets radioactifs, du risque d’accident nucléaire, ou de la pollution atmosphérique générée par les centrales thermiques.
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 25 avril 2026 à 16h33
Note aux promoteurs : partez loin et vite !
Réponse apportée
Madame, Monsieur,
Les installations éoliennes sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). À ce titre, leur instruction nécessite la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement, qui constitue un document déterminant pour apprécier la pertinence du projet au regard de son contexte territorial.
Le volet paysage et patrimoine est l’un des plus élaborés du dossier. Il analyse en détail le patrimoine et les caractéristiques paysagères du territoire d’implantation, ainsi que les effets prévisibles du projet sur ces composantes. L’implantation des éoliennes est justifiée par une analyse précise des enjeux identifiés et par la réalisation de photomontages permettant d’appréhender le futur parc dans son environnement.
Pour le projet du Ployron, il a été délibérément choisi de réduire l’emprise du projet au sein de la zone d’étude, en limitant le nombre d’éoliennes à quatre, alors que la configuration du site aurait permis l’installation d’une dizaine de machines. Ce choix vise à préserver le cadre de vie des habitants et à tenir compte du contexte éolien local.
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 21 avril 2026 à 02h04
Seule l’énergie nucléaire répondrait à notre besoin de plus en plus important et heureusement, le gouvernant a enfin pris conscience de ce choix.
Aussi, elles renchérissent le prix de l’électricité et appauvries le patrimoine immobilier des habitants situés au plus prêt de ces machines sans compter tous les désagréments sur la santé et sur la faune sauvage volante, chauves souries, rapaces et bien d’autres oiseaux non considérés. Je réaffirme mon désapprobation à tout projet éolien.
Pascal H
Réponse apportée
Monsieur,
Les installations éoliennes sont soumises à la réglementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). À ce titre, leur instruction nécessite la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement, qui constitue un document déterminant pour apprécier la pertinence du projet au regard de son contexte territorial. Ce dossier couvre plusieurs volets thématiques, parmi lesquels figurent notamment les impacts sur le paysage et le patrimoine, ainsi que sur la faune et la flore.
Concernant l’intermittence de la production éolienne, il convient de souligner que l’énergie éolienne est une énergie variable, mais néanmoins prévisible grâce aux outils météorologiques disponibles, dont la précision ne cesse de s’améliorer. Depuis 2009, le logiciel IPES (Insertion de la Production Éolienne et Photovoltaïque sur le Système) permet de prévoir la production attendue du parc éolien français, heure par heure, pour la journée en cours et le lendemain. Dominique Maillard, ancien Président du Directoire de RTE, a d’ailleurs déclaré :
« Avec nos collègues de Météo France, nous avons fait des progrès considérables puisqu’à 24 heures près, nous avons une prévision à 3 % près de la production éolienne. Cet instrument permet de résoudre le problème de l’intermittence. » Par ailleurs, une éolienne fonctionne en moyenne 90 % du temps, à une puissance variable.
Il importe également de rappeler que l’éolien s’inscrit dans un mix énergétique complémentaire — comprenant le photovoltaïque, le nucléaire, l’hydroélectricité, entre autres — permettant de répondre en permanence à la demande nationale en électricité. Cette complémentarité peut être suivie en temps réel via l’application Eco2mix de RTE, qui communique l’ensemble des données de consommation d’électricité en France, y compris les prévisions à J-1.
Enfin, s’agissant de la place des centrales à gaz et à charbon dans le mix énergétique français, celle-ci n’a cessé de diminuer depuis la fermeture des premières centrales au début des années 2010. Cette tendance est documentée dans le Bilan prévisionnel 2025 de RTE, publié le 14 décembre 2025, dont les conclusions s’inscrivent dans la période correspondant à l’essor de l’énergie éolienne en France.