Contribution n°7 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 13h24
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le dossier indique qu'une analyse multicritère a classé le projet de Pradelles-en-Val en 2■ position,
derrière celui de Montlaur, précisément parce que le site de Pradelles-en-Val est situé en zone
Natura 2000 — donc un site apparemment moins favorable sur le plan environnemental.
Carcassonne Agglo explique avoir choisi de commencer par Pradelles-en-Val car il s'agit du « plus petit et du plus simple des trois projets » et du plus avancé en termes de structuration du collectif d'irrigants, sans que le dossier ne détaille la pondération exacte des critères ni pourquoi la simplicité administrative a prévalu sur le critère environnemental.
Par ailleurs, le Schéma Directeur Eau Brute mentionne avoir étudié d'autres solutions (réutilisation des eaux usées traitées — REUSE, mobilisation des eaux souterraines) avant de retenir la création de retenues collinaires, sans que le dossier ne présente d'éléments chiffrés comparatifs (coûts, impacts, faisabilité) permettant d'apprécier pourquoi ces alternatives ont été écartées au profit d'un ouvrage impactant un site Natura 2000.
Pourriez-vous demander au maître d'ouvrage de produire les éléments de comparaison ayant conduit à écarter le projet de Montlaur (classé plus favorable sur le plan environnemental) au profit de celui de Pradelles-en-Val, ainsi que les données ayant motivé l'abandon des pistes de réutilisation des eaux usées et de mobilisation des eaux souterraines ?
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 13h20
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le budget global du projet s'élève à 2 766 012 € HT. Or, à la lecture du plan de financement présenté (tableau 14 du rapport DIG), seuls 200 000 € (7 % du total, via la DSIL) apparaissent comme une subvention d'État confirmée. Le reste du financement attendu de Carcassonne Agglo au titre de « subventions potentielles » s'élève à 2 012 809,60 € (73 % du budget total) et est explicitement qualifié de « en attente de retour ». Le dossier mentionne par ailleurs un engagement de cofinancement de l'État à hauteur de 80 %, mais précise que cet engagement reste oral à ce
stade. Seuls 553 202,40 € (20 %) sont présentés comme la part garantie de Carcassonne Agglo, montant qui doit ensuite être répercuté sur les dix agriculteurs membres de la future ASA.
Pourriez-vous demander au maître d'ouvrage ce qu'il adviendrait du plan de financement, et donc du reste à charge des agriculteurs adhérents à l'ASA, si les subventions actuellement qualifiées de « potentielles » et « en attente de retour » n'étaient pas confirmées ou n'étaient accordées qu'en partie ?
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 13h18
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le bilan hydrologique du dossier indique un volume rejeté vers l'aval de 0 m3 en année quinquennale sèche pour le bassin versant propre du plan d'eau : la totalité des 79 950 m3 ruisselés est captée (irrigation, évaporation, infiltration), sans aucune restitution au ruisseau récepteur.
Pourriez-vous demander si l'instauration d'un débit minimal biologique restitué en période d'étiage a été étudiée, et si non, pourquoi cette option n'a pas été retenue ?
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 13h16
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le dossier prévoit la gestion de 43 700 m3 de déblais excédentaires selon les préconisations de Terra Innova, société dont le capital est en partie détenu par BRGM Invest depuis fin 2024 et dont l'activité commerciale consiste précisément à valoriser ce type de terres à l'échelle nationale.
Pourriez-vous demander au maître d'ouvrage de préciser si Terra Innova, ou une structure qui lui est liée, est susceptible d'être elle-même rémunérée pour la prise en charge effective des terres du chantier, au-delà de sa mission de conseil stratégique ?
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 13h15
Monsieur le commissaire enquêteur,
Je constate que le pré-diagnostic chiroptères, qui a révélé la présence du Grand Rhinolophe (espèce protégée) et une présomption de Minioptère de Schreibers, a été réalisé en interne par le service Natura 2000 de Carcassonne Agglo — le maître d'ouvrage lui-même — plutôt que confié à un bureau indépendant, contrairement à l'étude avifaune. Cette étude de 2024 recommandait
elle-même une analyse acoustique complémentaire pour confirmer la présence du Minioptère, recommandation qui ne semble pas avoir été suivie.
Pourriez-vous demander si une expertise chiroptérologique indépendante et approfondie sera
réalisée avant le démarrage des travaux, incluant l'analyse acoustique déjà préconisée en 2024 ?
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 13h12
Monsieur le commissaire enquêteur,
Le dossier de DIG (étude HYDROGEN, annexe 16) chiffre lui-même l'impact du projet : en année quinquennale sèche, la retenue interceptera 100 % des écoulements de son propre bassin versant (159 ha), entraînant une baisse de 15 % du débit annuel du ruisseau de la Bretonne à l'aval — une
réduction constante y compris en juillet-août, période où les débits naturels sont déjà proches de zéro. Ces chiffres reposent uniquement sur une modélisation (méthode de Thornthwaite), aucune station hydrométrique n'existant sur ce cours d'eau.
Pourriez-vous demander au maître d'ouvrage si un dispositif de suivi hydrologique réel (et non modélisé) sera mis en place après la mise en service de l'ouvrage, avec publication des résultats et seuils d'alerte en cas d'écart par rapport aux prévisions ?
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 3 juillet 2026 à 20h28
Bref sans se projet d ici quelques années l agriculture aura disparu de notre village, les champs deviendront des friches et les feux arriveront aux portes des maisons. Aux vues de la volonté de tout le monde il serait impenssable que se projet n aboutisse pas.
Benjamin Delpech