Contribution n°6 (Web)
Déposée le 22 juillet 2026 à 17h42
Non stop, trop c'est trop et ceux des Ardennes en savent quelque chose.
Plus scandaleux encore : 14 enquêtes publiques simultanées sur une même région avec seulement 4 porteurs de projet ....???? Serait-ce un abus de pouvoir ??? Certes la première mission d'un Préfet est de mettre en place les "Grands Projets de l'Etat" mais pas dans n'importe condition avec comme deuxième mission celle de protéger les personnes et les biens de son territoire ... On peut rester dubitatif sur l'intérêt porté à cette 2ème mission. On commence à connaître les effets sur la santé des personnes et des animaux, ces derniers sont de plus en plus nombreux : des personnes atteintes de troubles divers mais aussi des cheptels mis à mal. Pourquoi ne pas appliquer le principe de PRÉCAUTION.
Bien évidemment pas de ZAD pour refuser de tels projets, mais du bon sens chez les opposants à ces projets : rappelons que les éoliennes sont aussi inules que coûteuses : avec 14 enquêtes , 1,2 milliard d'investissement avec entre autres nos impôts (Etat) et le règlement de nos factures d'électricité (EDF et autres consorts...) qui ne font qu'augmenter alors que la production de cette énergie explose et finit par être vendue à perte... Les 20% d'électricité exportée coûtent plus cher qu'ils ne rapportent alors que d'autres solutions existent ...(géothermie, biomasse ect...).
Pour illustrer ce point : un agriculteur voit -il le prix du blé augmenter quand il y en trop? Et bien non, c'est le contraire !
Le constat est catastrophique : depuis des décennies, on a détruit une filière profitable ainsi que ses programmes de recherches (Superphénix, ITER ...) ; on a fait perdre sa place de leader à la France et on a plus que largement compromis l’indépendance énergétique de la France pour procéder à la mise en place d'énergies aléatoires et non pilotables. Allez cherchez l'erreur des gouvernements successifs sous influences diverses ( Bruxelles et autres parties politiques) Ceci n'est pas un discours idéologique mais une réalité.
Si un référendum était organisé, on n'aurait pas à déposer sur ce type d'enquête : l'Etat donnerait de lui même un coup d'arrêt à cette filière d'éolien terrestre ou maritime comme il a su le faire avec Fessenheim.
Je n'oublie pas l'impacte important de ces projets qui ruinent l’environnement et la faune, patrimoine de tout à chacun .
Je m'oppose à ce type de projet.
Bien cordialement.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 23h13
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 19 juillet 2026 à 17h39
"Monsieur le commissaire enquêteur
J’ai été prévenue par la presse et les associations locales du projet aberrant dans l’Aube de 14 enquêtes publiques pour de nouveaux parcs éoliens en date du 22 juin 2026. Comment peut-on faire une chose pareille en plein été quand les attentions du public sont tournées vers des moments de repos bien mérités ? Et ceci à côté du nouveau Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient, refuge pour les dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs !
Comment peut-on imaginer détruire au lieu de protéger ?
Qui peut autoriser un tel ravage ou un tel carnage ?
DREAL, DDT et Préfecture ont-ils conscience de cette absurdité ? Libres aux promoteurs de tout imaginer car c’est leur intérêt financier qui les pousse. Mais y a-t-il un pilote dans l’avion ? C’est à se le demander ?
J’habite dans la Marne aux Essarts lès Sézanne et j’aime ma région. J’y vis mais aussi je m’y déplace. J’emmène mes enfants ou petits-enfants au Lac du Der ou au Lac d’Orient. Marne et Aube sont proches dans notre vie. On y recherche la Nature et l’Environnement de la campagne et non le passage sous des zones industrielles.
La région entre Sézanne et Vitry le François se nommait la « Diagonale du vide », ce sera bientôt la « Diagonale tournante » au gré du vent, avec des parcs éoliens à perte de vue et sans considération pour tous ceux qui passent à proximité. Et pour ceux qui y vivent tant pis, ils sont trop peu nombreux pour que leur avis compte sauf ceux qui sont intéressés personnellement par ces projets.
45 éoliennes sur 601 hectares en lisière du parc naturel régional en partie situé dans le périmètre du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient (5 éoliennes à l’intérieur du périmètre de protection) me révoltent. Les grues cendrées au printemps ou à l’automne n’auront qu’à passer par ailleurs ou se faire déchiqueter par les aérogénérateurs. Mais leurs routes sont déjà détournées du côté Nord dans la Marne et la Haute-Marne.
Or aucune étude d’impact qui prenne en compte les quatorze projets instruits au même moment à quelques kilomètres à la ronde, ce n’est pas pensable ! C’est de l’aveuglement organisé !! 216 éoliennes déjà construites, autorisées ou en instruction dans un simple rayon de 15 km.
En consultant les avis rendus par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) sur neuf des quatorze dossiers, un constat revient systématiquement : aucun des projets n’évalue son impact combiné avec les treize autres. Chaque dossier est instruit comme si les autres parcs, pourtant instruits au même moment sur le même territoire, n’existaient pas. Sur un projet, la MRAe relève que le secteur est déjà « en voie de saturation » du fait de plus de 160 éoliennes supplémentaires en cours d’instruction. Sur un autre, elle chiffre le constat : 216 éoliennes déjà construites, autorisées ou en instruction dans un simple rayon de 15 km. Sur un troisième, elle demande de garantir un « angle de respiration » minimal pour éviter l’encerclement visuel des villages, preuve que le risque est déjà avéré aux yeux de l’administration elle-même.
L‘Agence régionale de santé (ARS) Grand Est est arrivée, de manière indépendante, au même constat sur un autre dossier encore. Le 27 avril 2026, elle a rendu un avis défavorable sur le projet de l’Ormes et du Chêne : Toutefois l’estimation de l’impact des effets cumulés avec d’autres projets de parcs éoliens voisins est incomplète, en particulier sur le volet acoustique... Par conséquent, mes services émettent un avis défavorable au présent dossier, dans l’attente d’une mise à jour de celui-ci prenant en compte les impacts cumulés avec le projet de parc éolien des Vinets.
Deux services de l’État différents, saisis séparément sur deux dossiers différents, aboutissent au même diagnostic : ces projets ne peuvent pas être appréciés isolément les uns des autres.
Sur trois des quatorze dossiers, leur sévérité va plus loin : la MRAe recommande purement et simplement à la préfecture de ne pas autoriser le projet en l’état sur deux d’entre eux, et l’ARS en fait de même sur un troisième.
Ce même secteur avait déjà vu, en 2023, un projet quasi identique de 27 éoliennes rejeté par arrêté préfectoral, au motif que le ministère des Armées jugeait le projet incompatible avec ses missions. Le promoteur de l’époque ? EIDEN WIND — le nom même sous lequel l’enquête publique actuelle est officiellement enregistrée. C’est donc le même projet, porté par le même promoteur, qui revient sur le même territoire deux ans après son rejet.
J’observe moi-même :
-186 éoliennes au total, de 130 à 200 mètres en bout de pale quasiment la hauteur de la tour Montparnasse.
-14 parcs distincts, tous situés dans le nord de l’Aube, sur une trentaine de communes.
-14 enquêtes publiques simultanées.
C’est un scandale qui doit être écarté.
Car qui en profite vraiment ?
La France et sa richesse énergétique verte et indépendante ? Pas du tout. Car derrière l’apparence de quatorze projets « locaux », portés par des communes différentes, quatre développeurs concentrent l’essentiel du gisement de mâts : An Avel Braz (4 parcs, 53 éoliennes, qui revendique elle-même le « leadership » éolien dans le département), TTR Energy (3 parcs, dont le plus grand du lot), Nouvergies (4 parcs) et Boralex. Alors l’éolien qui va sauver la France n’est qu’une supercherie !!!
Pour les retombées fiscales locales, mises en avant par les porteurs de projet, elles ne compensent jamais les pertes de valeur immobilière, les coûts d’entretien de voirie liés aux chantiers, ni les garanties de démantèlement en fin de vie — jamais chiffrées dans la communication qui accompagne ces annonces. Les agriculteurs resteront les responsables des machines quand elles seront en fin de vie avec des SEPE qui auront été mises en faillite par les grands groupes industriels qui les ont ouvertes pour chaque parc.
Alors je dis NON fermement à ce projet.
Colette Faure,
Les Essarts les Sézanne 51
Contribution n°3 (Email)
Déposée le 16 juillet 2026 à 15h56
Monsieur le Commissaire Enquêteur
Observation juridique – Appréciation globale des incidences environnementales
Les quatorze enquêtes publiques ouvertes simultanément portent sur un ensemble de 186 éoliennes réparties sur des parcs contigus ou présentant une continuité territoriale dans le département de l’Aube.
Cette organisation soulève la question de l’application des dispositions du Code de l’environnement relatives à l’évaluation environnementale. Les articles L.122-1 et suivants, ainsi que les dispositions réglementaires qui en découlent, imposent que l’évaluation environnementale porte sur les incidences notables d’un projet sur l’environnement, y compris les effets directs, indirects, temporaires, permanents et cumulés.
Or, lorsque plusieurs opérations sont géographiquement proches, fonctionnellement liées ou poursuivent une même finalité, leur appréciation ne peut être artificiellement fragmentée si cette fragmentation conduit à sous-estimer leurs incidences réelles sur l’environnement ou à nuire à la bonne information du public.
La jurisprudence du Conseil d’État, en application de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, rappelle qu’un projet ne peut être découpé en plusieurs procédures afin de faire échec aux exigences d’une évaluation environnementale complète et d’une participation effective du public.
En l’espèce, l’ouverture simultanée de quatorze enquêtes publiques concernant 186 éoliennes interroge sur la capacité réelle du public à appréhender les incidences globales de cet ensemble, notamment :
● les effets cumulés sur l’avifaune et les chiroptères ;
● la fragmentation des habitats naturels ;
● la saturation et la covisibilité paysagères ;
● les incidences sur le patrimoine bâti et les monuments historiques ;
● les effets cumulés des nuisances sonores et lumineuses ;
● les incidences sur les communes riveraines et le cadre de vie ;
● les effets cumulés avec les parcs éoliens déjà autorisés ou en exploitation.
En conséquence, je demande au commissaire enquêteur de préciser dans son rapport :
1. si les quatorze dossiers reposent sur une véritable analyse globale des incidences cumulées des 186 éoliennes ;
2. si cette analyse permet au public d’apprécier l’impact réel de l’ensemble du programme éolien envisagé dans l’Aube ;
3. si le choix de conduire quatorze enquêtes publiques distinctes, ouvertes le même jour, est compatible avec les objectifs de transparence, de bonne information et de participation du public garantis par le Code de l’environnement, la Charte de l’environnement et la directive 2011/92/UE concernant l’évaluation des incidences de certains projets sur l’environnement.
À défaut d’une appréciation globale des incidences environnementales, il existe un risque que les effets cumulés de cet ensemble de 186 éoliennes ne soient pas pleinement portés à la connaissance du public ni correctement évalués avant toute décision administrative.
Je vous prie d’agréer ,Monsieur le Commissaire enquêteur ,l’expression de ma considération distinguer.
Alain Carré
Contribution n°2 (Email)
Déposée le 16 juillet 2026 à 15h56
Monsieur le Président de la commission d'enquête
Je demande que l'autorité compétente examine avec une attention particulière les effets cumulés du projet du parc Eolien de Eiden Wind « les trois cotes »avec les très nombreux parcs éoliens déjà présents dans le département.
L'Aube est déjà l'un des territoires français les plus fortement équipés en éoliennes. Dans ce contexte, l'ajout de 10 machines pouvant atteindre 200 mètres de hauteur constitue un changement majeur du paysage et du cadre de vie local.
Je demande qu'une expertise indépendante soit produite concernant :
- les effets cumulés avec les parcs existants ;
- l'impact sur les radars météorologiques et les dispositifs de sécurité publique ;
- les incidences sur les oiseaux migrateurs et les chauves-souris ;
- l'évolution du paysage à l'échelle de l'ensemble du nord-est aubois ;
- les conséquences pour les riverains déjà entourés de nombreux parcs éoliens.
En l'absence de démonstration complète sur ces différents points, je considère que le projet ne justifie pas son implantation dans un territoire déjà fortement sollicité.
Très respectueusement.
Alain Carré