Contribution n°3 (Web)
Déposée le 14 mai 2026 à 10h28
Je souhaite, par la présente, formuler des observations défavorables concernant le projet ATIS de parc éolien en mer prévu dans les eaux territoriales italiennes au nord-est du Cap Corse.
Ce projet apparaît particulièrement préoccupant au regard de la proximité immédiate du Cap Corse et du Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate, situé à seulement une dizaine de kilomètres de la zone concernée. Même si le projet se situe juridiquement dans les eaux italiennes, il est évident que les continuités écologiques en mer ne connaissent pas de frontières administratives.
Les documents publics indiquent d’ailleurs que les mêmes espèces fréquentent ces espaces marins : oiseaux migrateurs, cétacés, faune pélagique et écosystèmes benthiques. Les risques de perturbation des couloirs migratoires, des habitats marins et des équilibres écologiques apparaissent donc réels et insuffisamment évalués à ce stade.
Je m’inquiète également des conséquences potentielles sur :
* les mammifères marins et notamment les cétacés présents dans le sanctuaire Pelagos ;
* les oiseaux marins et migrateurs empruntant les axes Corse-archipel toscan ;
* les fonds marins remarquables et les zones coralligènes évoquées par plusieurs études scientifiques ;
* les paysages maritimes exceptionnels du Cap Corse ;
* la pêche artisanale et les activités maritimes traditionnelles ;
* la navigation dans une zone déjà fréquentée.
Les éléments publiés montrent par ailleurs que des réserves importantes existent également du côté italien, y compris de la part d’associations de protection du patrimoine naturel demandant une révision profonde du projet et un éloignement des zones sensibles.
Il paraît incohérent de promouvoir simultanément la protection renforcée du Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate tout en acceptant un projet industriel de grande ampleur à une distance aussi faible des espaces protégés corses.
Je considère que ce projet constitue une atteinte potentielle majeure à un environnement marin parmi les plus remarquables de Méditerranée et qu’il ne répond pas au principe de précaution.
En conséquence, je demande :
* un avis défavorable des autorités françaises ;
* une réévaluation complète des impacts cumulés environnementaux et paysagers ;
* l’étude de localisations beaucoup plus éloignées des zones écologiquement sensibles du Cap Corse et du sanctuaire marin méditerranéen.
Je vous remercie de bien vouloir verser ces observations au dossier de l’enquête publique.
Veuillez agréer, Madame la Commissaire enquêtrice, l’expression de ma considération distinguée.
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 12 mai 2026 à 21h01
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 11 mai 2026 à 21h25
Ce genre de programme est une ineptie écologique : impact sur les oiseaux, la faune et flore marine, etc... Sans parler de la pollution visuelle de ces horreurs...
Et tout ça pour un rendement dérisoire.
Il faut immédiatement arrêter avec ça !!