Contribution n°7 (Web)
Déposée le 26 mai 2026 à 17h33
La société PROTAC OUEST venant au droits de la société NORSILK dépose par la présente enquête publique une demande d'autorisation de doublement de sa production de bois traité
Risques technologiques
Activité industrielle qui utilise des produits hautement toxique
De ce faite cet établissement passe sous le régime de règlementation liée au classement SEVESO Niveau bas
Ce classement induit la création d'un périmètre de protection qui impacte les activités industrielles économiques et touristiques situées dans l'environnement immédiat.
Dans ce dossier je n'ai rien trouvé de relatif à ce périmètre de protection.
Proximité d'une plateforme de traitement et d'exportation de déchets.
Proximité des quais en Seine qui reçoivent des navires de croisières maritimes
Proximité du centre historique de Honfleur.
Forte fréquentation touristique
Pas de dispositif de prévention des autorité en cas d'incendie
Pas de dispositif de prévention et de protection des populations
Risques environnementaux
Le site de production est situé en parti sur une SNIEFF ,entouré de zones Natura 2000 terrestres et maritimes de zones humides .
Milieu éminemment sensible déja impacté par une pollution historique et des pollutions plus ressentes au pesticides (propiconazole tébuconazole) que l'on retrouve dans les eaux souterraines à des niveaux supérieurs aux normes de qualité .
Cela prouve que les activités de traitement du bois ont déja un impact sur l'environnement.
Risques Hydrogéologiques
La nappe est peu profonde et sous influence directe des infiltrations de surface car le sol est par sa constitution de remblais granula-sables -vases , perméable.
Les dispositifs de contrôle de l'étanchéité des bassins ne semble pas rigoureux ni fréquents.
Les dispositifs d'évacuation des trop- pleins des bassins vers la Seine sont prévus manœuvrés manuellement. Avec tous les risques que comportent ces actions en cas d'urgence incendie.
Risque inondation, submersion marine
Certains textes du dossier précisent que le site est concerné page 24 des réponses à la MRAe d'autres précisent page 37 du même document que le site ne l'est pas.
Ces contradictions interrogent sur le sérieux et la fiabilité de l'analyse environnementale.
La Zone est classée sensible aux submersions marines par le GIEC
Risques et impact sur la qualité de l'air
Les produits de traitement sont présentés ,comme peu volatils.
Mais le doublement de la production provoquera inévitablement un trafic routier plus important entre le port et Boulleville sur une route au trafic saturé .
Rappelons que la qualité de l'air mesurée par ATMO Normandie est souvent moyenne et dégradée et mauvaise en l'absence de vent .
Compte tenu de ce qui est développé ci dessus j'émet un avis défavorable sur ce projet présenté par des documents lacunaires et peu précis
Je demande
- Que ce projet soit présenté en réunion publique
-Une évaluation des risques liés au classement SEVESO
-Une évaluation de l'intégration de ce projet dans l'organisation territoriale des quais de Seine et des activités actuelles et futures ( logistiques)
-Une etude technique , précise sur le fonctionnement des bassins de rétention des eaux pluviales et eaux d'incendie ,sur les dispositifs anti-pollution
- Une évaluation globale et cohérente de l'impact sur les zones Natura 2000 ,les ZNIEFF ,la trame verte .
Bien à vous
Michel Auvray
.
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 14h42
Les analyses réalisées révèlent notamment des concentrations importantes de pesticides (propiconazole, tébuconazole) dans les eaux souterraines, à des niveaux largement supérieurs aux normes de qualité. Cela montre que les activités de traitement du bois ont déjà un impact réel sur l’environnement.
Le dossier mentionne également la présence de bore dans les eaux souterraines situées en aval du site actuel, ce qui laisse penser qu’il existe déjà des transferts de pollution vers la nappe phréatique.
Par ailleurs, les investigations environnementales semblent incomplètes et ont été menées progressivement, avec plusieurs compléments ajoutés après coup. Le rapport reconnaît lui-même qu’il ne peut pas être considéré comme exhaustif et que les données disponibles ne permettent pas encore de caractériser précisément l’état réel de contamination du site.
Certaines méthodes utilisées pour les prélèvements des eaux souterraines paraissent également discutables au regard des pratiques habituellement utilisées dans ce type d’étude, ce qui fragilise encore davantage les conclusions avancées. Malgré cela, des contaminations importantes ont déjà été mises en évidence.
Le site présente aussi une forte vulnérabilité hydrogéologique : la nappe est peu profonde, il n’existe pas de couche géologique imperméable et les eaux souterraines sont directement connectées aux fossés portuaires ainsi qu’à la Seine. Dans un tel contexte, une fuite ou une pollution accidentelle pourrait avoir des conséquences rapides et durables sur les milieux aquatiques.
L’historique industriel du site, marqué notamment par des stockages d’hydrocarbures et des indices de déversements accidentels passés, constitue également un facteur de risque qui semble insuffisamment pris en compte.
Le projet prévoit l’installation d’un second autoclave, ce qui correspond à un véritable changement d’échelle industrielle avec un doublement annoncé des besoins liés au traitement du bois et une consommation d’eau estimée à environ 10 000 m³ par an.
Le dossier indique que cette consommation pourrait être compensée par la récupération des eaux pluviales. Cependant, il précise aussi qu’un système de “by-pass” permettra l’évacuation des surplus vers le réseau d’eaux pluviales du port puis vers le milieu naturel, ce qui confirme l’existence d’une connexion hydraulique directe avec l’estuaire.
Le bassin prévu doit remplir plusieurs fonctions : alimentation industrielle, réserve incendie et confinement des eaux d’extinction. Pourtant, le dossier ne démontre pas clairement son efficacité en cas d’événement exceptionnel, de saturation ou de dysfonctionnement.
Les dispositifs de sécurité reposent en grande partie sur des interventions humaines, notamment la fermeture manuelle de vannes au début d’un incendie afin de contenir les eaux polluées. Cela pose question sur la fiabilité réelle du système en cas d’accident majeur.
Le contrôle de l’étanchéité des installations ne serait effectué qu’une fois par an, alors même que le dossier reconnaît la forte vulnérabilité de la nappe alluviale et les connexions avec les eaux superficielles. D’ailleurs, les formulations employées restent prudentes : il est seulement indiqué qu’“il conviendra de s’assurer” de l’efficacité des mesures prévues, ce qui montre que cette efficacité n’est pas réellement démontrée à ce stade.
Le projet semble également minimiser les impacts liés à la logistique. Les documents évoquent des arrivées maritimes régulières ainsi qu’une augmentation du trafic routier entre Honfleur et Boulleville (itinéraire déjà saturé de camions), sans véritable analyse détaillée des conséquences sur la circulation, les nuisances ou les risques cumulés.
Les enjeux écologiques paraissent eux aussi insuffisamment étudiés. Le projet empiète sur des ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) de type 1 et 2, mais le dossier conclut à l’absence d’enjeu biodiversité sans apporter de démonstration scientifique convaincante.
Une autre contradiction concerne Natura 2000 : le pétitionnaire affirme qu’aucune évaluation des incidences n’est nécessaire tout en reconnaissant lui-même la possibilité d’effets indirects du projet.
Des incohérences apparaissent aussi concernant le risque d’inondation. Certaines parties du dossier indiquent que le site est concerné par ce risque (« le site est concerné par le risque inondation », page 24 des réponses à la MRAe), tandis que d’autres affirment l’inverse (« les parcelles du projet ne sont pas concernées par le risque d’inondation », page 37 du même document). Ce type de contradiction interroge sur la fiabilité globale de l’analyse environnementale.
De manière générale, plusieurs éléments donnent le sentiment que certaines réponses cherchent davantage à justifier administrativement le projet qu’à démontrer de manière claire l’absence de risques environnementaux durables.
Au regard des impacts déjà constatés sur les sols et les eaux souterraines, des nombreuses incertitudes reconnues dans les documents eux-mêmes, de la vulnérabilité particulière du site et de la proximité immédiate de la Seine ainsi que d’espaces naturels sensibles, l’extension du site apparaît susceptible d’aggraver une situation environnementale déjà préoccupante.
En conséquence, compte tenu des nombreuses incertitudes environnementales, l’association Laisse Béton Honfleur émet un avis défavorable au projet en l’état et demande :
- des études complémentaires indépendantes sur les eaux souterraines, les pollutions déjà identifiées et les risques de transfert vers la Seine ;
- une véritable évaluation des impacts sur Natura 2000, les ZNIEFF et l’estuaire ;
- une démonstration technique solide de l’efficacité des bassins de confinement et des dispositifs anti-pollution ;
- une réévaluation des risques accidentels liés au classement SEVESO et à la proximité immédiate du centre historique de Honfleur ;
- une étude complète des flux routiers et maritimes ainsi que des impacts cumulés ;
- un suivi environnemental renforcé avec publication régulière des analyses ;
- davantage de transparence à travers des réunions publiques, une commission de suivi indépendante et une meilleure information des habitants.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 09h01
Document joint
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 19 mai 2026 à 17h14
Il est rappelé que le projet se situe à proximité d'habitations (la plus proche se trouvant à 220 mètres), à 600 mètres du centre ville, j'ajoute à proximité du port d'arrivée des paquebots et des cars de touristes qui les déposent en ville.
La zone de protection du patrimoine est proche.
Les nombreuses constructions d'entrepôts suffisent à enlaidir l'entrée de ville. N'en ajoutons pas à proximité immédiate de la cité historique.
Le site est en bordure d'une zone spéciale de conservation NATURA 2000, au sein d'une ZNIEFF, en limite de zones urbaines, de réservoirs de biodiversité littorale et de réservoirs de biodiversité humide fragilen en zone humide dégradée.
La pollution du site et du sol à plusieurs niveaux n'est plus à démontrer, il n'est peut-être
pas utile d'en rajouter.
Les nombreuses recommandations de la MRAe sonnent comme autant de réserves pour ce projet et les réponses apportées ne sont pas probantes.
je m'oppose totalement à ce projet.
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 18 mai 2026 à 15h06
Les analyses réalisées révèlent notamment des concentrations importantes de pesticides (propiconazole, tébuconazole) dans les eaux souterraines, à des niveaux largement supérieurs aux normes de qualité. Cela montre que les activités de traitement du bois ont déjà un impact réel sur l’environnement.
Le dossier mentionne également la présence de bore dans les eaux souterraines situées en aval du site actuel, ce qui laisse penser qu’il existe déjà des transferts de pollution vers la nappe phréatique.
Par ailleurs, les investigations environnementales semblent incomplètes et ont été menées progressivement, avec plusieurs compléments ajoutés après coup. Le rapport reconnaît lui-même qu’il ne peut pas être considéré comme exhaustif et que les données disponibles ne permettent pas encore de caractériser précisément l’état réel de contamination du site.
Certaines méthodes utilisées pour les prélèvements des eaux souterraines paraissent également discutables au regard des pratiques habituellement utilisées dans ce type d’étude, ce qui fragilise encore davantage les conclusions avancées. Malgré cela, des contaminations importantes ont déjà été mises en évidence.
Le site présente aussi une forte vulnérabilité hydrogéologique : la nappe est peu profonde, il n’existe pas de couche géologique imperméable et les eaux souterraines sont directement connectées aux fossés portuaires ainsi qu’à la Seine. Dans un tel contexte, une fuite ou une pollution accidentelle pourrait avoir des conséquences rapides et durables sur les milieux aquatiques.
L’historique industriel du site, marqué notamment par des stockages d’hydrocarbures et des indices de déversements accidentels passés, constitue également un facteur de risque qui semble insuffisamment pris en compte.
Le projet prévoit l’installation d’un second autoclave, ce qui correspond à un véritable changement d’échelle industrielle avec un doublement annoncé des besoins liés au traitement du bois et une consommation d’eau estimée à environ 10 000 m³ par an.
Le dossier indique que cette consommation pourrait être compensée par la récupération des eaux pluviales. Cependant, il précise aussi qu’un système de “by-pass” permettra l’évacuation des surplus vers le réseau d’eaux pluviales du port puis vers le milieu naturel, ce qui confirme l’existence d’une connexion hydraulique directe avec l’estuaire.
Le bassin prévu doit remplir plusieurs fonctions : alimentation industrielle, réserve incendie et confinement des eaux d’extinction. Pourtant, le dossier ne démontre pas clairement son efficacité en cas d’événement exceptionnel, de saturation ou de dysfonctionnement.
Les dispositifs de sécurité reposent en grande partie sur des interventions humaines, notamment la fermeture manuelle de vannes au début d’un incendie afin de contenir les eaux polluées. Cela pose question sur la fiabilité réelle du système en cas d’accident majeur.
Le contrôle de l’étanchéité des installations ne serait effectué qu’une fois par an, alors même que le dossier reconnaît la forte vulnérabilité de la nappe alluviale et les connexions avec les eaux superficielles. D’ailleurs, les formulations employées restent prudentes : il est seulement indiqué qu’“il conviendra de s’assurer” de l’efficacité des mesures prévues, ce qui montre que cette efficacité n’est pas réellement démontrée à ce stade.
Le projet semble également minimiser les impacts liés à la logistique. Les documents évoquent des arrivées maritimes régulières ainsi qu’une augmentation du trafic routier entre Honfleur et Boulleville (itinéraire déjà saturé de camions), sans véritable analyse détaillée des conséquences sur la circulation, les nuisances ou les risques cumulés.
Les enjeux écologiques paraissent eux aussi insuffisamment étudiés. Le projet empiète sur des ZNIEFF de type 1 et 2, mais le dossier conclut à l’absence d’enjeu biodiversité sans apporter de démonstration scientifique convaincante.
Une autre contradiction concerne Natura 2000 : le pétitionnaire affirme qu’aucune évaluation des incidences n’est nécessaire tout en reconnaissant lui-même la possibilité d’effets indirects du projet.
Des incohérences apparaissent aussi concernant le risque d’inondation. Certaines parties du dossier indiquent que le site est concerné par ce risque (« le site est concerné par le risque inondation », page 24 des réponses à la MRAe), tandis que d’autres affirment l’inverse (« les parcelles du projet ne sont pas concernées par le risque d’inondation », page 37 du même document). Ce type de contradiction interroge sur la fiabilité globale de l’analyse environnementale.
De manière générale, plusieurs éléments donnent le sentiment que certaines réponses cherchent davantage à justifier administrativement le projet qu’à démontrer de manière claire l’absence de risques environnementaux durables.
Au regard des impacts déjà constatés sur les sols et les eaux souterraines, des nombreuses incertitudes reconnues dans les documents eux-mêmes, de la vulnérabilité particulière du site et de la proximité immédiate de la Seine ainsi que d’espaces naturels sensibles, l’extension du site apparaît susceptible d’aggraver une situation environnementale déjà préoccupante.
En conséquence, compte tenu des nombreuses incertitudes environnementales, l’association Laisse Béton Honfleur émet un avis défavorable au projet en l’état et demande :
- des études complémentaires indépendantes sur les eaux souterraines, les pollutions déjà identifiées et les risques de transfert vers la Seine ;
- une véritable évaluation des impacts sur Natura 2000, les ZNIEFF et l’estuaire ;
- une démonstration technique solide de l’efficacité des bassins de confinement et des dispositifs anti-pollution ;
- une réévaluation des risques accidentels liés au classement SEVESO et à la proximité immédiate du centre historique de Honfleur ;
- une étude complète des flux routiers et maritimes ainsi que des impacts cumulés ;
- un suivi environnemental renforcé avec publication régulière des analyses ;
- davantage de transparence à travers des réunions publiques, une commission de suivi indépendante et une meilleure information des habitants.
L’association rappelle qu’en matière environnementale, le principe de précaution s’applique dès lors que subsistent des incertitudes sérieuses ou des risques insuffisamment évalués.
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 14 mai 2026 à 18h21
Le document "Avis de la MRAE" il se rapporte à un avis qui n'a rien à faire avec le projet.
Pour la proximité de la ZNIIEFF car on constate que c'est très dégradé et que donc on se met d'accord avec HAROPA et la DREAL pour la supprimer....On pourrait demander au pétitionnaire que dans le cas des mesures compensatoires cette zone soit renaturée;
Document joint
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 10 mai 2026 à 16h24
En outre, l'activité économique donnera lieu à une augmentation des nuisances sonores et lumineuses, en raison du trafic des poids lourds.