Les contributions

Contribution n°1 (Web)

Par Bernardeau Corinne
Déposée le 1 juin 2026 à 19h38
Mesdames, Messieurs,
Le contexte de dérèglement climatique avéré s'impose désormais aux citoyen-ne-s et aux élu-e-s. Les vagues de [...]
Mesdames, Messieurs,
Le contexte de dérèglement climatique avéré s'impose désormais aux citoyen-ne-s et aux élu-e-s. Les vagues de chaleur, de plus en plus fortes et de plus en plus fréquentes, la sécheresse et l'appauvrissement des sols, la perte en biodiversité, la pression sur la ressource en eau et en eau potable, les risques accrus d'inondation, les conséquences sur la santé humaine et animale doivent nous conduire à mener des politiques d'adaptation mais aussi de prévention. Il devient dangereux voire criminel de prendre des décisions qui privilégieraient la production de logements, l'accroissement de la population de la métropole et la destruction de zones de pleine terre, en restant aveugles à la situation actuelle et à venir. C'est pourtant ce que propose la révision du schéma de cohérence territoriale (SCoT) proposée.
La priorité absolue est bien au contraire de préserver toutes les terres arables dont nous aurons besoin pour assurer l'autonomie alimentaire de la métropole et ses environs (très déficitaires actuellement) dans un contexte de baisse des rendements agricoles, de nécessité de circuits courts en période de pénurie de ressources énergétiques, de diminuer le recours aux engrais en privilégiant des pratiques d'agriculture biologique et de garantir ainsi la potabilité et le partage de la ressource en eau, de favoriser des cultures résilientes, et de renoncer à convertir toute nouvelle parcelle en vignoble sous prétexte d'assouvir des mythes passéistes.
Les moindres parcelles de pleine terre sont en effet précieuses pour ménager des ilôts de fraîcheur, préserver ou créer des espaces verts, planter des arbres, restaurer des zones de biodiversité.
Plutôt que d'artificialiser des sols et de construire des logements neufs (deux logements par nouvel habitant dans les prévisions du Scot !), il est impératif de rénover le bâti public existant et d'aider les propriétaires à rénover leur logement pour l'adapter aux épisodes de canicule. Et de rééquilibrer l'activité économique et le peuplement des zones rurales, péri-urbaines et urbaines.
Nous ne pouvons rester aveugles à la vulnérabilité des territoires et des populations face aux risques naturels, et en particulier les inondations. L'impact de l'imperméabilisation des sols doit nous encourager à développer des alternatives, aménager des zones humides et retrouver un fonctionnement hydrologique plus efficient.
Ce sont ces considérations qui doivent primer sur toute autre et qui doivent guider la réflexion des élu-e-s et des citoyen-ne-s pour l'urbanisation de la métropole et de sa région. Nous devons être à la hauteur des défis climatiques pour garantir une ville habitable, sûre et nourricière aux générations futures et aux êtres vivants.

Apportez votre contribution à cette enquête publique : Déposer une contribution

Apportez votre contribution

Déposer un avis sur le registre dématérialisé de cette enquête publique est simple, sécurisé et si vous le souhaitez anonyme.

Il vous reste encore 32 jours.

Déposer une contribution