Contribution n°59 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 19h45
Je m'interroge sur la réelle utilité publique de ce projet à l'échelle de notre bassin de vie. La Gironde dispose déjà de plusieurs crématoriums (Montussan, Mérignac, Biganos, saint Eulalie )
Surcapacité : Aucune donnée probante ne démontre une saturation des infrastructures existantes justifiant une nouvelle construction à Langon. Ce projet semble répondre davantage à une logique commerciale privée qu'à un besoin de service public de proximité.
Conflit d'usage : L'implantation dans une zone artisanale/ résidentielle / naturelle est incohérente. Soit elle dégrade la solennité due aux familles endeuillées par un environnement trop industriel, soit elle impose une thématique funéraire anxiogène dans une zone de vie ou de commerce dynamique.
Je préconise le rejet de ce projet au profit d'une mutualisation des moyens avec les structures déjà opérationnelles dans le Sud-Gironde voir nord des landes .
Si le besoin est réel l'étude d'un autre site serait plus approprié.
Contribution n°58 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 19h20
Contribution n°57 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 19h19
Le choix de l'emplacement du futur crématorium me semble problématique au regard de la gestion des flux de circulation à Langon.
Je ne vais pas revenir sur les itinéraires décrit par Alain mais sur d'autres points :
Saturation du réseau : Un crématorium ne génère pas un flux lissé sur la journée, mais des "pics" de trafic. L'arrivée simultanée de 30 à 50 véhicules pour une cérémonie, plusieurs fois par jour, créera des points de congestion critiques sur les axes décrit dans la contribution précédente.
Stationnement : Le dossier prévoit-il un nombre de places suffisant pour éviter le stationnement sauvage dans les rues résidentielles voisines ? Le manque de places privées pénalisera directement la tranquillité des riverains.
Pollution sonore : Outre le passage des véhicules, le fonctionnement permanent des extracteurs de fumée et des centrales de traitement d'air génère un bourdonnement basse fréquence. Je m'inquiète de l'émergence sonore nocturne si l'activité devait s'intensifier pour répondre à la demande.
De plus concernant les nuisances acoustiques qui est traité et décrite dans L'Annexe 12 cela m'interroge
sur les mesures réelles :
"L'étude acoustique se base sur une 'estimation théorique' et des mesures faites sur un autre site (Nogent-sur-Oise). Pourquoi aucune campagne de mesures de bruit de fond in situ n'a été réalisée sur une période de 24h pour évaluer l'impact réel de l'aéroréfrigérant sur le calme nocturne et diurne des résidents les plus proches ?"
Ou encore l'addition au bruit déjà omni présent dû aux activités des usines voisines tel que le concassage des gravats pour la fabrication d'enrobés.
Ce cadre est il compatible avec une cérémonie censée être silencieuse ?
De ce fait , je sollicite un réexamen complet de l'étude de trafic et l'intégration de dispositifs anti-bruit renforcés.
Contribution n°56 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 17h38
Je souhaite compléter mon avis en détaillant les itinéraires réellement empruntés pour accéder au crématorium, car le dossier n’en décrit aucun.
Cela constitue un manque sérieux, puisqu’un projet de cette nature doit obligatoirement analyser les flux entrants et sortants, et pas uniquement « la route de Calay ».
Voici les trois itinéraires réels, tous possibles, tous utilisés par les GPS, et tous ignorés du dossier :
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ITINÉRAIRE 1 – Depuis l’autoroute A62 (Bordeaux ⇄ Toulouse) – sortie 3 de Langon
Cet itinéraire concerne la majorité des familles venant de la Gironde, du Lot-et-Garonne, ou du Sud-Ouest.
Parcours réel :
1️⃣ Sortie A62 n°3
2️⃣ Zone commerciale (giratoires saturés)
3️⃣ Route de Villandraut
4️⃣ Pont au-dessus de l’A62
5️⃣ Route de Calay côté Langon
➡️ Itinéraire théorique, mais déjà très chargé et non étudié.
➡️ Aucun chiffrage des impacts malgré les bouchons constants de cette zone.
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ITINÉRAIRE 2 – Depuis l’autoroute quand la zone est saturée (cas fréquent)
C’est l’itinéraire que proposent automatiquement Google Maps, Waze, TomTom lorsqu’il y a du trafic.
1️⃣ Sortie A62 n°3
2️⃣ Avenue Léo Lagrange
3️⃣ Route des Garres (commune de Fargues)
4️⃣ Route de Calay côté Fargues
5️⃣ Arrivée au crématorium
➡️ Jamais mentionné dans le dossier
➡️ Pourtant, c’est un itinéraire GPS prioritaire lorsque le rond-point est saturé
➡️ Il traverse une zone pavillonnaire avec enfants, vélos, sorties de propriétés
➡️ Route étroite, sans trottoirs, non adaptée à ce trafic
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ITINÉRAIRE 3 – Depuis les communes voisines (Fargues, Léogeats, Noaillan, Cérons, Preignac, etc.)
Ces usagers n’empruntent pas la zone commerciale mais accèdent naturellement par :
1️⃣ Route des Garres (Fargues)
2️⃣ Route de Calay (Fargues puis Langon)
3️⃣ Arrivée au crématorium
➡️ C’est l’itinéraire quotidien des habitants du secteur
➡️ Le dossier n’étudie aucun de ces flux
➡️ Aucune mention de la commune de Fargues, pourtant fortement impactée
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ITINÉRAIRE 4 – Depuis la zone de loisirs et les commerces (cinéma, restaurants, magasins)
Itinéraire très utilisé les week-ends ou après un repas :
1️⃣ Avenue Léo Lagrange
2️⃣ Route des Garres
3️⃣ Route de Calay (Fargues puis Langon)
➡️ Jamais étudié
➡️ Pourtant très fréquenté
➡️ Impact sur la sécurité, stationnement, croisement de véhicules
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Rappel important : répartition réelle de la route de Calay
• ≈ 300 m appartiennent à Langon
• ≈ 1 km appartient à Fargues, route étroite et pavillonnaire
Le projet entraînera donc un trafic important sur une route farguaise, non étudiée, non renforcée, et déjà fragile.
Qui entretiendra les dégradations ?
La commune porteuse du projet (Langon) ou la commune impactée (Fargues) ?
Le dossier ne répond pas.
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Conclusion :
Aucun de ces itinéraires — pourtant évidents et inévitables — n’est étudié dans le dossier.
Cela rend l’analyse de circulation incomplète, imprécise et trompeuse.
Je demande qu’une étude de circulation complète incluant :
• les 4 itinéraires ci-dessus,
• les communes impactées,
• et la répartition des charges d’entretien,
soit réalisée avant toute décision
Contribution n°55 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 17h13
Je souhaite exprimer mon opposition au projet de crématorium en raison des risques environnementaux et sanitaires qu'il induit. Bien que les installations modernes disposent de systèmes de filtration, une combustion industrielle de ce type rejette inévitablement des polluants dans l'atmosphère.
Je relève trois points d'alerte majeurs :
Polluants persistants :
- Les rejets de métaux lourds comme le mercure (Hg), ainsi que les dioxines et furanes, sont des substances bioaccumulables. À Langon, ville située au cœur d'une zone viticole et agricole, ces retombées pourraient impacter la qualité des sols et des productions locales.
Particules fines : Les filtres n'arrêtent pas la totalité des particules ultra-fines. Leur inhalation chronique par les riverains proches constitue un risque sanitaire à long terme.
Bilan carbone : L'utilisation massive de gaz naturel pour chaque cycle contredit les engagements de transition écologique de la communauté des Communes de sud Gironde.
Voici des questions qui découlent de mes remarques et de l'analyse des documents disponible :
Le document "Annexe 11 - Rejets du crématorium" et le tableau des rejets sont des points clés.
Question sur les Oxydes d'Azote (NOx) : "Le tableau des rejets indique une valeur fabricant de < 400 mg/Nm³ pour les NOx. Pourquoi ne pas avoir opté pour le système 'DeNOx' mentionné dans la documentation technique (page 20 du doc filtration), qui permet de descendre en dessous de 200 mg/Nm³ ? Le projet ne semble pas retenir la 'Meilleure Technologie Disponible' (MTD) pour minimiser l'impact sur la qualité de l'air local."
Question sur le suivi du Mercure : "Le mercure est un polluant majeur issu des amalgames dentaires. Les documents prévoient un contrôle réglementaire tous les 2 ans. Est-ce suffisant pour garantir l'absence de pic de pollution entre deux contrôles, sachant que l'efficacité des filtres à charbon actif dépend de leur saturation ?"
Question sur les retombées locales : "L'étude de dispersion atmosphérique (Annexe 11) s'appuie sur un climat océanique général. Une étude micro-météorologique spécifique à la vallée de la Garonne, connue pour ses phénomènes d'inversion thermique et de brouillards stagnants, a-t-elle été réalisée pour évaluer le risque de concentration des polluants au sol à proximité immédiate des habitations ?"
Contribution n°54 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 15h58
Mon interrogation porte sur la notion même de "besoin" : le fait que le Sud-Gironde ne dispose pas de crématorium — tout comme il ne dispose pas d’aéroport — ne constitue pas en soi une justification suffisante pour en construire un.
Cet équipement industriel, avec des rejets importants, doit répondre à une nécessité avérée, et non à une simple absence.
Or, les éléments présentés dans le dossier d’enquête publique ne démontrent aucunement que les crématoriums existants atteignent leurs limites. Aucune étude sérieuse ne prouve un engorgement des structures actuelles, ni ne chiffrerait un éventuel déficit de capacité qui rendrait indispensable soit leur agrandissement, soit la création d’un nouvel équipement en Sud-Gironde. Sans ces preuves, comment justifier un tel projet ?
Par ailleurs, les besoins réels de la population sud-girondine sont ailleurs et bien plus urgents :
- L’accès aux soins : notre territoire souffre d’un déficit criant de professionnels de santé dans de nombreuses spécialités, créant des déserts médicaux qui privent les habitants de soins essentiels.
- La protection contre les inondations : face aux risques croissants liés au réchauffement climatique, la réparation et l’entretien des digues doivent être une priorité absolue pour sécuriser les populations et les biens.
En l’absence de preuve d’un besoin réel, et alors que des enjeux vitaux restent non résolus, la pertinence de ce projet est plus que discutable.
Si un besoin devait être démontré, il conviendrait alors de choisir un site propice au recueillement, et respectueux de la faune, de la flore, sans riverains, plutôt que de privilégier les intérêts financiers d’une entreprise ou d’une seule commune.
Contribution n°53 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 11h36
Cette conclusion m’apparaît davantage comme théorique et non comme une démonstration mesurée. Or le public peut-il dans ces conditions considérer que l’absence de mesures in situ permet une appréciation suffisante et fiable de l’émergence sonore réelle du projet au droit des habitations riveraines ? Comment peut-on imaginer, en l’absence d’étude d’effets cumulés, l’intensité sonore provoquée par la somme des activités des entreprises autour du site choisi ? Je me rends quotidiennement proche de la ZAC et je peux vous assurer que les bruits de concassage, de camions toupies, de manœuvres des poids lourds portent loin et fort. Ainsi, en l’absence d’étude d’impact environnemental, pouvons-nous à minima espérer une révision du projet sur la base de mesures conformes au réel ? Merci pour la prise en compte de ma demande.
Document joint
Contribution n°52 (Web)
Déposée le 19 février 2026 à 10h03
Force est de constater que le dossier d’enquête ne mentionne ni n’explicite à l’appui d’une analyse bilantielle les critères du choix final du site d’implantation qui auraient permis d’éclairer utilement le public sur les éléments qui ont conduits à la décision de la ville de Langon pour ce site particulier.
Or celui-ci, comme on peut le découvrir à la lecture de la pièce pc-1-1-plan-de-situation figurant dans le dossier, se retrouve intriqué et enclavé en pleine zone industrielle entre un entrepôt logistique, une société de travaux publics, une cimenterie et une société de recyclage et de vente de matériaux, le tout desservis par un trafic routier PL soutenu à longueur de journée et d’année sur une unique voie d’accès par ailleurs passablement dégradée.
En dépit des photomontages séduisants montrant un environnement apaisé et propice au recueillement, il ne me semble pas que le site retenu soit vertueux ni respectueux vis-à-vis des vivants et leurs familles ni des défunts .
Bien qu’étant favorable à la construction à l’utilité et la nécessité d’un tel équipement en Sud-Gironde qui relève à mon sens de l’intérêt général, je reste cependant opposé au site choisi.
Contribution n°51 (Web)
Déposée le 18 février 2026 à 22h57
Compte tenu du nombre de contribution portées par les habitants de Langon ou de Fargues, il convient de considérer que ce projet finira par porter atteinte à l'ordre public, quoiqu'en disent les élus qui ont pêché par manque de transparence.
Il vous est demandé d'informer en ce sens le Préfet de la Gironde au titre de vos conclusions
Remerciements
Contribution n°50 (Web)
Déposée le 18 février 2026 à 22h43
Aucune communication/ concertation de la mairie ou de la CdC n'a été faite aux concitoyens !!!
C'est vraiment regrettable, et je comprends la réaction des gens. On se croirait en dictature...