Les contributions

Contribution n°16 (Web)

Par ALEXANDRE
Déposée le 7 octobre 2026 à 11h24
L'autonomie énergétique est très importante a mes yeux ,
les tentions géopolitique tente a me donner raison d ou
l utilité d une [...]
L'autonomie énergétique est très importante a mes yeux ,
les tentions géopolitique tente a me donner raison d ou
l utilité d une production d électricité locale et propre .

Contribution n°15 (Web)

Par Réseau associatif ECEP51
Déposée le 28 septembre 2026 à 20h12
Effets cumulés, saturation paysagère et prise en compte du contexte éolien réel

ECEP51 – Environnement Champenois En Péril, réseau [...]
Effets cumulés, saturation paysagère et prise en compte du contexte éolien réel

ECEP51 – Environnement Champenois En Péril, réseau d'associations de protection de l'environnement en Champagne, souhaite attirer l'attention du public, du commissaire enquêteur et de l'autorité décisionnaire sur un point qui nous paraît essentiel : le projet Vent des Vignes ne peut être raisonnablement apprécié comme un projet isolé.

Cette question prend une importance particulière alors que le territoire aubois connaît simultanément une concentration exceptionnelle de projets éoliens soumis à consultation.

1. Un contexte que la MRAe elle-même qualifie de « fort »
Certaines cartes du dossier, notamment celle présentant le périmètre de consultation de 6 km autour de Boulages, ne représentent que les éoliennes du projet Vent des Vignes.
Nous comprenons qu'une telle carte a pour objet de matérialiser le périmètre administratif de la consultation et non de présenter l'état éolien du territoire. Elle ne doit cependant pas être confondue avec une représentation du contexte réel dans lequel ce projet viendrait s'insérer.
Celui-ci est tout autre.
Dans son avis, la MRAe relève que le pétitionnaire recense, dans le territoire d'étude,
399 éoliennes construites,
103 accordées,
16 en instruction pour renouvellement
et 89 en instruction,
soit 607 éoliennes.

Plus significatif encore, alors que l'étude d'impact qualifie la sensibilité de ce contexte éolien de « modérée », la MRAe conteste cette appréciation et considère que l'enjeu doit être qualifié de « fort », indiquant que :
« la densité d’éoliennes est telle que l’organisation spatiale est illisible en raison de l’accumulation de machines ».

Cette appréciation de l'autorité environnementale doit, selon nous, constituer le point de départ de l'analyse du projet.

2. À Boulages, les seuils d'alerte de saturation sont déjà dépassés
L'étude paysagère du pétitionnaire est particulièrement instructive.
Elle retient elle-même comme indicateurs de saturation un indice d'occupation de l'horizon supérieur à 180° et un espace de respiration inférieur à 60°
Elle précise par ailleurs qu'un angle continu sans éoliennes compris entre 160° et 180° est souhaitable pour permettre une véritable respiration visuelle.

Or, pour Boulages, l'étude calcule à 10 km :
– 231° d'occupation de l'horizon par l'éolien ;
– seulement 50° pour le plus grand espace de respiration.
Elle reconnaît également que le projet Vent des Vignes « densifie la composante éolienne et contribue à augmenter l'angle occupé à l'horizon ».
La MRAe recommande pour sa part expressément au pétitionnaire de respecter un angle sans éolienne de 160° à 180°, conformément aux recommandations du SRE Champagne-Ardenne.

Nous demandons donc au pétitionnaire de répondre précisément à cette question :
Comment considère-t-il acceptable l'ajout de neuf éoliennes supplémentaires, dont certaines atteignent 240 mètres, alors que son propre dossier établit que Boulages ne dispose plus que de 50° de respiration visuelle à 10 km, très loin des 160° à 180° recommandés par la MRAe ?

Le fait que les seuils soient déjà dépassés avant la réalisation du projet ne saurait, selon nous, constituer une justification permettant d'aggraver encore cette situation.

3. L'étude reconnaît elle-même des incidences fortes et de nouvelles visibilités
Depuis la sortie nord de Boulages, l'étude paysagère constate déjà « une trame éolienne dense [...] sur la quasi-totalité du panorama ».
Elle indique que les neuf éoliennes du projet seront entièrement visibles, que le projet sera « prégnant » en raison de sa proximité et de la hauteur apparente des machines, et qualifie son incidence visuelle de « forte » depuis ce point de vue.

Depuis le secteur du château de Boulages, cette même étude reconnaît également que les éoliennes du projet « créent de nouvelles visibilités sur la composante éolienne ».

Nous nous interrogeons donc sur la réponse apportée par le porteur de projet à une précédente contribution, selon laquelle le projet renforcerait la présence de l'éolien « sans ajouter de nouvelles zones impactées visuellement ».
L'absence éventuelle de nouvelles zones affectées ne répond en rien à la question de l'aggravation de l'impact dans les zones déjà affectées, notamment par l'augmentation des angles occupés, la réduction des espaces de respiration, le rapprochement des machines et l'accroissement de leur prégnance.

4. Des enjeux de biodiversité importants également relevés par la MRAe
Le projet se situe dans un environnement présentant des enjeux écologiques importants.
La MRAe relève notamment que la zone d'implantation potentielle est située au sein d'un couloir de migration secondaire et à proximité de deux couloirs de migration principaux. Les inventaires font apparaître de nombreuses espèces patrimoniales et notamment des enjeux forts pour la Cigogne blanche et le Busard Saint-Martin.

Plus préoccupant, alors que l'étude des incidences Natura 2000 conclut à l'absence d'incidence susceptible de remettre en cause l'état de conservation des espèces concernées, la MRAe indique explicitement que, compte tenu des enjeux relatifs aux oiseaux et aux chauves-souris :
« cette conclusion ne peut être recevable ».

La MRAe rappelle par ailleurs que, dans les secteurs déjà fortement équipés, les implantations existantes ont pu modifier les couloirs de migration des oiseaux et restreindre les espaces encore disponibles. Elle recommande précisément une étude spécifique de l'impact des grands pôles éoliens sur l'avifaune.

5. Le choix même du site n'est pas suffisamment justifié selon la MRAe
Enfin, la MRAe constate que les variantes étudiées portent essentiellement sur le nombre et la disposition des machines sur le même secteur, mais que le dossier ne présente pas d'analyse comparative de plusieurs sites, notamment hors couloir migratoire ou dans des secteurs présentant de moindres impacts paysagers.
Elle demande donc au pétitionnaire d'étudier de véritables solutions de substitution raisonnables et de justifier son choix par comparaison de leurs incidences environnementales et sanitaires.
Cette recommandation nous paraît fondamentale : avant de chercher comment implanter neuf éoliennes supplémentaires dans un secteur que la MRAe considère déjà fortement densifié, encore faut-il démontrer pourquoi elles devraient précisément être implantées ici.

6. Une question qui dépasse désormais le seul projet Vent des Vignes
Cette consultation intervient après une série exceptionnelle d'enquêtes publiques conduites simultanément dans l'Aube.

Or plusieurs commissions d'enquête ont elles-mêmes reconnu les difficultés posées par cette accumulation de projets : impossibilité d'apprécier pleinement certains effets cumulés, nécessité d'analyses globales complémentaires, interrogation sur la saturation du territoire et renvoi à la DREAL de questions qui ne peuvent plus être traitées convenablement projet par projet.
Vent des Vignes vient désormais s'ajouter à ce contexte.

Il nous paraît donc indispensable que l'instruction de ce projet tienne compte non seulement des parcs déjà construits et autorisés, mais également de l'ensemble des projets concomitants connus de l'administration et de leurs effets cumulés, notamment sur le paysage, l'encerclement des villages, l'avifaune, les chiroptères, l'acoustique et les capacités de raccordement.

Conclusion et questions :

Au regard de ces éléments, ECEP51 demande au pétitionnaire, au commissaire enquêteur et à l'autorité décisionnaire d'apporter des réponses précises aux questions suivantes :

1. Comment l'ajout du Vent des Vignes peut-il être considéré comme acceptable alors que la MRAe qualifie déjà le contexte éolien de « fort » et relève une accumulation rendant son organisation spatiale « illisible » ?

2. Comment justifier une nouvelle réduction de la respiration visuelle alors que celle-ci n'est déjà plus que de 50° à Boulages à 10 km, contre 160° à 180° recommandés par la MRAe ?

3. Comment sont intégrés les effets cumulés de l'ensemble des projets actuellement instruits ou récemment soumis à enquête dans l'Aube, et notamment ceux des procédures concomitantes de l'été 2026 ?

4. Comment le pétitionnaire répond-il au constat de la MRAe selon lequel la conclusion de l'étude Natura 2000 sur les oiseaux et les chauves-souris « ne peut être recevable » ?

5. Quelles véritables solutions alternatives d'implantation, hors de ce secteur déjà fortement densifié et des couloirs migratoires identifiés, ont été étudiées ?

6. Enfin, comment les observations formulées par les commissions d'enquête des projets voisins sur les difficultés d'appréciation des effets cumulés seront-elles prises en compte avant toute décision préfectorale ?

Dans un territoire où les effets cumulés deviennent précisément l'enjeu principal, l'analyse projet par projet atteint aujourd'hui ses limites.

Nous demandons donc que l'autorisation éventuelle du Vent des Vignes ne puisse intervenir sans une appréciation actualisée, globale et contradictoire de ses effets cumulés avec l'ensemble des projets éoliens existants, autorisés et en cours d'instruction dans ce secteur de l'Aube.

ECEP51 – Environnement Champenois En Péril
Réseau associatif de protection de l'environnement en Champagne

Document joint


Contribution n°14 (Web)

Anonyme
Déposée le 14 septembre 2026 à 09h46
l ' été 2026 nous a bien montré les conséquences de l'utilisation des énergies fossiles qu' il faut ralentir pour avoir le temps de s'adapter . D'autre part les énergies de substitution comme le nucléaire peuvent aussi être impactées par le réchauffement : arrêt de centrales par manque d'eau .Compte tenu des besoins croissants nous devons donc développer en particulier l'éolien . Je suis donc favorable à l'installation du parc éolien prévu à Boulages : quand on est pour globalement il est logique de l'être localement .

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 24 septembre 2026 à 15h31
Nous vous remercions pour votre contribution et pour l'avis favorable que vous exprimez à l'égard du projet éolien du Vent des Vignes.

Comme vous le soulignez, le développement des énergies renouvelables constitue un levier important pour répondre aux enjeux climatiques et accompagner la transition énergétique. À l'échelle du projet Vent des Vignes, les 9 éoliennes envisagées représenteront une puissance installée de 38,4 MW et produiront environ 82 000 MWh d'électricité renouvelable par an, soit l'équivalent de la consommation électrique de plus de 34 000 habitants (Résumé non technique de l'étude d'impact, p. 7).

Cette production locale permettra également d'éviter l'émission d'environ 6 478 tonnes de CO2 chaque année par rapport au mix électrique de référence (Résumé non technique de l'étude d'impact, p. 7).

Enfin, le projet s'inscrit dans une zone identifiée comme favorable au développement de l'éolien et contribue aux objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables et de diversification du mix énergétique (Étude d'impact, chapitre sur le contexte énergétique et réglementaire).

Contribution n°13 (Web)

Anonyme
Déposée le 11 septembre 2026 à 19h18
Avis défavorable

Mon opposition se fonde sur les motifs précis suivants :

* La saturation visuelle et paysagère : Dans le secteur notre horizon est déjà massivement obstrué par des mâts industriels. Ce nouveau projet accentuera l'effet d'étouffement et d'encerclement, dénaturant les perspectives naturelles de notre territoire.

* La multiplication des nuisances sonores et sanitaires : L'accumulation des turbines génère un bruit de fond permanent ainsi que des infrasons dont les impacts sur la santé (troubles du sommeil, anxiété) sont largement documentés. Notre droit à la tranquillité et à un environnement sain est gravement menacé.

* La dépréciation immobilière : La transformation de notre cadre de vie en zone industrielle éolienne saturée entraîne une perte de valeur sévère et injustifiée de nos biens immobiliers.

* L'impact écologique cumulé : Le secteur étant déjà fortement anthrophié par l'éolien, l'ajout de nouvelles pales représente un risque létal démultiplié pour l'avifaune et les chiroptères locaux.

Pour l'ensemble de ces raisons, je vous demande d'émettre un avis défavorable à ce projet destructeur et disproportionné pour notre cadre de vie.

Je vous prie d'agréer, Monsieur / Madame, l'expression de mes salutations distinguées.

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 24 septembre 2026 à 15h30
Nous vous remercions pour votre contribution et pour les observations que vous formulez concernant le projet éolien du Vent des Vignes.

Les enjeux paysagers et potentiels impacts sur la biodiversité ont fait l'objet d'une analyse approfondie dans le cadre de l'étude d'impact. Plusieurs variantes d'implantation ont été étudiées afin de limiter les effets de saturation visuelle et d'encerclement.
Concernant les nuisances sonores, l’étude conclut que le respect de la réglementation acoustique est assuré grâce à la mise en place de plans de bridage spécifiques en période nocturne et selon les conditions de vent. Une campagne de mesures de contrôle est également prévue après la mise en service du parc (Dossier de concertation p. 14 ; Etude d'impact). Nous invitons le lecteur à prendre connaissance de la réponse à la contribution n°9 qui détaille les éléments sur ces sujets de paysage, biodiversité, l’immobilier et les enjeux techniques liés aux sons et infrasons.

S’agissant de la biodiversité, le volet écologique de l’étude d’impact comprend une analyse spécifique des effets cumulés avec les autres projets et parcs éoliens environnants. Cette analyse s’appuie notamment sur les espèces sensibles identifiées dans la bibliographie, les données disponibles auprès des associations de protection de la nature ainsi que sur les résultats des suivis réalisés sur les parcs en exploitation situés dans un rayon de 20 km.( Etude environnementale, pages 558 à 563)
Une attention particulière est portée à la faune volante, notamment à certaines espèces d’oiseaux à grand rayon d’action, telles que les rapaces et la Cigogne noire, ainsi qu’aux chauves-souris susceptibles d’utiliser le site pour la chasse ou le transit. Compte tenu de ces sensibilités, le projet intègre des mesures d’évitement, de réduction et, le cas échéant, de compensation (ERC) destinées à réduire de manière effective les incidences susceptibles de se cumuler avec celles des parcs environnants. Parmi ces mesures figurent notamment le choix d’un modèle d’éolienne présentant une garde au sol plus importante ainsi que la mise en œuvre de plans de bridage adaptés. L’ensemble des mesures prévues permet de réduire de manière effective les incidences cumulés sur ces espèces.
Pour les autres groupes faunistiques, ainsi que pour les habitats naturels et la flore, l’analyse conclut à l’absence d’impacts cumulés, notamment en raison de la faible mobilité des espèces concernées.

Contribution n°12 (Web)

Par Hervé PACQUETET
Déposée le 11 septembre 2026 à 12h05
Ce projet éolien contribuera, outre son aspect énergétique, au maintien de notre tissu rural de par les moyens financiers qu'il apportera à la commune. Aujourd'hui ceux ci se réduisent de toute part et nous avons la chance de pouvoir potentiellement garantir à nos habitants le maintien d'un minimum de services dans nos zones rurales, l'éolien étant un contributeur important de notre communauté de commune également. Tout ceci profites à nos associations , nos maisons médicales, salle des fètes, ect.
Je suis pour ce projet, l'un des rares moyens qui nous permettra de garder le monde rural vivant.

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 24 septembre 2026 à 15h29
Nous vous remercions pour votre contribution et pour le soutien que vous exprimez en faveur du projet éolien du Vent des Vignes.
Comme vous le soulignez, au-delà de sa participation à la production d'électricité renouvelable, le projet constitue également une opportunité de soutien au développement des territoires ruraux grâce aux retombées économiques qu'il générera. Les recettes fiscales issues de l'exploitation du parc bénéficieront à la commune, à la communauté de communes ainsi qu'au département, dans un contexte où les ressources financières des collectivités sont souvent mises sous pression.
Ces revenus contribueront au maintien et à l'amélioration des services de proximité qui participent à la qualité de vie des habitants. La délibération de la commune de Boulages cite les exemples suivants : « les retombées financières ... pourraient ainsi permettre à la commune de rénover ses bâtiments communaux, comme l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Boulages, le lavoir, la mairie... contribuer à l’enherbement du cimetière, la revitalisation du cœur du village, la création d’une centrale photovoltaïque ainsi qu’à la rénovation de logements sur la commune ».

Ils offriront ainsi aux collectivités des moyens supplémentaires pour accompagner leurs projets et répondre aux besoins du territoire.
Le projet Vent des Vignes s'inscrit ainsi dans une démarche conciliant transition énergétique et développement local. À ce titre, il participe au maintien de l'attractivité, du dynamisme et de la vitalité du monde rural, enjeux essentiels pour l'avenir des territoires concernés.

Contribution n°11 (Web)

Par Del
Déposée le 10 septembre 2026 à 21h46
Avis favorable au projet éolien de Boulages.

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 11 septembre 2026 à 15h30
Nous vous remercions pour votre soutien.

Contribution n°10 (Web)

Anonyme
Déposée le 31 août 2026 à 09h03
AVIS FAVORABLE AU PROJET

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 11 septembre 2026 à 15h30
Nous vous remercions pour votre soutien.

Contribution n°9 (Web)

Par Luc
Déposée le 30 août 2026 à 21h58
L'énergie éolienne est un pilier de la transition énergétique, mais son déploiement terrestre et marin pose des problèmes environnementaux, économiques et techniques réels.

Voici la démonstration directe et factuelle des dangers et des limites du modèle éolien :

1. La fragilisation du réseau électrique et le coût de l'intermittence
L'instabilité de la production : L'éolien dépend directement de la météo. Sans vent, la production s'effondre ; en cas de tempête, les turbines doivent être arrêtées pour des raisons de sécurité.

Le besoin d'énergies de secours (backup) : Pour garantir l'alimentation électrique lors des pics de consommation sans vent, le réseau doit s'appuyer sur d'autres centrales réactives (gaz, charbon ou hydraulique). L'éolien ne permet donc pas de se passer totalement d'infrastructures pilotables et alourdit la complexité de gestion du réseau.

2. L'impact environnemental local et la biodiversité
Mortalité de l'avifaune et des chauves-souris : Les pales, dont la vitesse en bout de pale peut dépasser 250 km/h, représentent une menace directe pour les rapaces et les oiseaux migrateurs. Chez les chauves-souris, au-delà des collisions, la dépressurisation brutale autour des pales provoque le barotraumatisme (exposition Mortelle des poumons).

Destruction des fonds marins (éolien offshore) : L'ancrage des structures en mer, le battage des pieux pendant les chantiers et la pose de câbles sous-marins génèrent une pollution sonore massive qui perturbe l'orientation et la reproduction des mammifères marins et détruit les habitats benthiques locaux.

3. La gestion de la fin de vie et les matériaux critiques
Le problème du recyclage des pales : Si le mât (acier) et les structures en béton se recyclent bien, les pales — fabriquées en matériaux composites complexes (résine époxy et fibre de verre/carbone) — sont très difficiles à recycler. Une grande partie finit encore enfouie ou incinérée.

Dépendance aux terres rares : Les générateurs à entraînement direct de nombreuses éoliennes modernes utilisent des aimants permanents contenant des terres rares (néodyme, dysprosium). Leur extraction et leur raffinage, majoritairement réalisés à l'étranger, sont extrêmement polluants et créent des dépendances géopolitiques fortes.

4. La dégradation du sol et la bétonisation
Massifs de fondation inamovibles : Une éolienne terrestre moderne nécessite l'injection de 800 à 1 500 tonnes de béton armé dans le sol pour assurer sa stabilité. Lors du démantèlement, la loi n'exige le retrait de ce béton que jusqu'à une certaine profondeur (souvent 1 à 2 mètres), laissant une masse permanente enterrée qui altère l'hydrologie du sol.

Vigilance sur les nappes phréatiques : Le creusement et la coulée de béton en profondeur risquent d'interférer avec la circulation des eaux souterraines ou de polluer localement des bassins versants.

5. L'impact paysager, la fracture sociale et la dépréciation immobilière
Saturation visuelle et bruit : L'accumulation de mâts géants (dépassant parfois 200 m de hauteur) modifie radicalement les paysages ruraux. Les nuisances sonores à basse fréquence (infrasons) et le clignotement lumineux nocturne créent des tensions réelles pour les riverains.

Chute de la valeur foncière : L'installation d'un parc éolien à proximité des zones habitées entraîne généralement une dépréciation de la valeur marchande des habitations (perte estimée entre 10 % et 30 % selon l'exposition et la distance), créant un sentiment d'injustice chez les habitants qui n'en tirent aucun profit direct.

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 11 septembre 2026 à 15h29
Merci pour votre contribution.

1. Sur l'intermittence de la production éolienne
Nous vous invitons à prendre connaissance de la réponse à la contribution n°5 sur le sujet de la production éolienne, de sa position dans le mix électrique français ainsi que des objectifs de développement des énergies renouvelables.

2. Sur les impacts potentiels sur la biodiversité
Les enjeux relatifs aux oiseaux et aux chauves-souris ont fait l'objet d'inventaires écologiques approfondis. Les résultats de ces études ont conduit à adapter l'implantation du projet et à prévoir plusieurs mesures de réduction des impacts, notamment le bridage des éoliennes dans certaines conditions favorables à l'activité des chauves-souris ainsi qu'un suivi écologique en phase d'exploitation. Les pages 13 et 14 du résumé non technique présentent de manière succincte les résultats du volet environnemental qui donne tous les détails des études réalisées, des résultats et des mesures qui seront mises en place.
Concernant les observations relatives à l'éolien en mer, elles ne concernent pas le projet du Vent des Vignes, qui est un projet d'éoliennes terrestres.

3. Sur les matériaux et la fin de vie des installations

Les éoliennes sont démontées en fin d’exploitation conformément à la réglementation française applicable aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Les installations (éoliennes, postes de livraison et une partie des câbles) sont retirées, les fondations excavées jusqu’à leur base et les terrains remis en état pour retrouver leur usage agricole (Résumé non technique - Démantèlement du parc éolien et remise en état du site, p. 49).

Les différents matériaux composant les éoliennes sont orientés vers des filières de réemploi, de recyclage ou de valorisation. La réglementation impose aujourd'hui qu'au moins 95 % de la masse totale de l'éolienne, fondations comprises, soit recyclée ou réutilisée. Les principaux composants, tels que les mâts, les armatures métalliques et de nombreux éléments de la nacelle, sont constitués d'acier et de métaux dont les taux de recyclage sont très élevés, pouvant atteindre environ 99 %. La page 431 de l’étude d’impact détaille tous ces éléments.

Concernant les pales, leur recyclage fait aujourd'hui l'objet de filières dédiées en recherche et développement, les premières pales 100 % recyclables existent. Nous espérons voir cela se généraliser à l’ensemble des modèles d’ici quelques années. En France, les pales en fin de vie sont principalement incinérées ou à défaut réutilisées (marché de l’occasion, etc.
97 % des éoliennes installées en France ne contiennent pas de terres rares. En réalité, les terres rares ne sont utilisées en quantité que dans certains modèles d’éoliennes fonctionnant avec un aimant permanent, une infime minorité. Dans le cas d’un démontage, ces terres rares sont intégralement récupérées et non broyées pour être ensuite recyclées et surtout réutilisées.

4. Sur les fondations et les sols
L'étude d'impact a analysé les caractéristiques géologiques et hydrogéologiques du secteur afin de définir les mesures adaptées à la préservation des sols et des eaux souterraines. Les pages 75-76 de l’étude d’impact présentent les masses d’eaux souterraines de Boulages et l’hydrogéologie du territoire proche.
Plus concrètement, si le coulage du béton demande certaines précautions et l’utilisation de géotextile pour éviter toute altération de la qualité des eaux souterraines, il devient inerte après séchage. Par ailleurs, à l’échelle d’un bassin versant ou de nappes souterraines, la fondation d’une éolienne peut être considérée comme superficielle et ponctuelle. Elle a donc des effets négligeables sur les circulations d’eau.

5. Sur le paysage, le bruit et le cadre de vie
Le paysage est le résultat des interactions entre les caractéristiques naturelles d'un territoire, les activités humaines et la perception qu'en ont les populations. Par nature évolutif, il se transforme au fil des changements environnementaux, économiques et sociétaux. Le développement des énergies renouvelables, dont l'éolien, s'inscrit dans cette dynamique d'évolution du territoire.
La transition écologique et énergétique qui s’impose rompt avec l’invisibilisation de la production énergétique permise par l’utilisation des énergies fossiles et leur délocalisation depuis le XXème siècle. En effet, les moyens de production d’électricité sont depuis l’après-guerre éloignés du quotidien des Français (les énergies fossiles sont majoritairement importées et le nucléaire très concentré). Par leur taille, les éoliennes rendent visible la décarbonation de notre mix énergétique dans le paysage, rendant concrète et matérielle la production d’électricité sur le territoire national.
Les incidences paysagères, les effets cumulés avec les parcs existants et les risques d'encerclement visuel ont fait l'objet d'une analyse spécifique. Ces enjeux ont conduit à faire évoluer le projet au cours de sa conception afin de retenir l'implantation présentant le meilleur équilibre entre production d'énergie et prise en compte du paysage. L’Etude paysagère (2.3 a) explique la méthode utilisée page 127, et les pages suivantes de 127 à 147 présentent les résultats pour chaque commune limitrophe au projet. Les études démontrent que le projet du Vent des Vignes vient renforcer la présence de l'éolien au sein du territoire d'étude, sans ajouter de nouvelles zones impactées visuellement selon l'étude comparative des Zones d'Influence Visuelle (ZIV) (Etude paysagère, p. 148 -149).

Une étude acoustique a également été réalisée. Celle-ci a permis de définir les modes de fonctionnement des éoliennes garantissant le respect des seuils réglementaires en vigueur au niveau des habitations les plus exposées. (Pièce 2.6, p. 14). A la mise en service du parc, une campagne de contrôle sera réalisée et le fonctionnement des éoliennes adapté si des dépassements de seuil sont observés.

Les infrasons ont également fait l'objet de nombreuses expertises sanitaires et techniques au niveau national et international. Les études disponibles, et notamment celle réalisée par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en 2017, n'ont pas mis en évidence d'effet sanitaire spécifique lié aux infrasons émis par les éoliennes lorsque les distances d'implantation et les exigences réglementaires sont respectées. (Etude d'impact p. 326-327)

Enfin, la question de la valeur immobilière ne relève pas du champ des études réglementaires réalisées dans le cadre de la demande d'autorisation environnementale, néanmoins cette thématique a déjà été abordée dans la réponse à la contribution n°3. L’étude de l'ADEME conclut que les effets observés varient selon les contextes locaux et qu'aucun impact généralisé sur les prix de l'immobilier n'a été mis en évidence.
De même, le balisage lumineux a déjà fait l’objet d’une réponse à la contribution n°2, nous vous invitons à en prendre connaissance.

Contribution n°8 (Web)

Par Godot Laurent
Déposée le 12 août 2026 à 11h36
Godot laurent
Président de la société de chasse de Boulages
La société de chasse donne un avis favorable au projet mais en contrepartie nous demandons des aménagements et autres subventions en faveurs du petits gibiers (implantations de haies buissons achats de matériels divers).

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 11 septembre 2026 à 15h27
Nous vous remercions pour votre soutien au projet.
Dans le cadre du projet éolien, wpd est tout à fait favorable à la mise en œuvre de mesures en faveur de la biodiversité telles que l’installation de haies ou la mise en place d’une jachère comme présentées dans le dossier. La plantation de haies ou de buissons peut être réalisée dans le cadre du projet éolien du Vent des Vignes, à condition d’être à une distance suffisante des éoliennes et éviter d’accroître le risque de mortalité pour la faune volante. Ces actions doivent bien entendues se faire avec l’accord des propriétaires et exploitants des terrains agricoles concernés. Nous sommes disposés à étudier toute sollicitation en ce sens.

Contribution n°7 (Web)

Par ANDRY DENIS
Déposée le 11 août 2026 à 16h22
les éoliennes pour nos communes rurales, sont source de revenu pour faire évoluer nos collectivités. Que ce soit aux travers des intercommunalités et des collectivités, ces revenus nous permettent d'envisager des infrastructures, pour le bien vivre de nos administrés.

C est vraiment dans cet esprit que l'on gardera l attractivité, en cette période de baisse
démographique.

Beau Projet

Réponse apportée

Wpd - équipe projet le 11 septembre 2026 à 15h27
Nous vous remercions pour votre soutien au projet éolien du Vent des Vignes. La construction et l’exploitation du parc éolien permettront effectivement d’apporter des retombées économiques significatives aux collectivités rurales concernées, notamment par le biais des revenus fiscaux générés.

Dans un contexte de réduction de leurs recettes, la commune de Boulages, la communauté de communes Seine et Aube et le département de l’Aube bénéficieront annuellement de recettes fiscales importantes. Ces revenus permettront d'investir dans des infrastructures locales, contribuant ainsi à l'amélioration du cadre de vie et à la pérennité économique des territoires.

En résumé, le projet Vent des Vignes s'inscrit dans une démarche de soutien économique pour les collectivités rurales, en particulier dans un contexte démographique défavorable. Il contribuera à maintenir l’attractivité et la vitalité des territoires concernés.

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