Contribution n°2 (Web)
Par BEDOK Hadrien
Déposée le 3 juillet 2026 à 10h45
Déposée le 3 juillet 2026 à 10h45
Bonjour Madame, Monsieur le Commissaire Enquêteur.
Ma contribution s'inscrit dans un réflexion personnelle sur les équilibres à rechercher entre préservation de la nature et de la biodiversité et les enjeux de production énergétiques durables contribuant à la décarbonation de nos consommations énergétiques. Je pense que les deux sujets méritent autant d'attention et je souhaite préciser que je suis tout à fait favorable aux énergies renouvelables dans la mesure ou celles ci n'impactent pas la capacité de production agricole ou la préservation des entités paysagères. Hors je constate que ce projet ne permet pas de s'inscrire dans ces préalables.
Le dossier d'étude d'impact présente de nombreuses incohérences que je vais développer dans ma contribution:
- Tout d'abord sur la valeur agronomiques des terres concernées par le projet: Il est indiqué dans le dossier d'étude d'impact que les terres concernées seraient "séchantes / p 42". Cette désignation pourrait laisser penser que la valeur des terres agronomiques est faible. Hors aucun élément du dossier ne permet d'aller dans ce sens. Bien au contraire, il est mentionné que ces terres ont été cultivées en Mais jusqu'à 2024 (P54 extrait du registre parcellaire graphique). La cessation d'activité souhaitée par l'exploitant n'est donc pas fondée par une faible valeur agronomique de ses terres qui pourraient tout à fait continuer à être exploitées en culture dans le cadre d'une transmission d'activité agricole. Ces incohérences sur la valeur agronomiques de la parcelle entache l'étude d'impact quand à son objectivité.
- L'ensemble du chapitre sur l'insertion paysagère du projet repose sur une analyse des vues proches et lointaines réalisées en été avec des illustrations permettant d'apprécier les masques visuels formées par les haies. Hors l'ensemble de ces photos et analyses reposent sur un visuel en période favorable (printemps / été) avec présence de feuille sur les arbres à feuilles caduques. Aucune illustration ne permet d'apprécier les vues en hiver. Hors en hiver, la perception de la parcelles sera bien plus prégnante dans le paysage, notamment à partir des voies communales de Pruillé située sur le coteau opposés (qui ne sont pas documentées dans l'étude), de l'autre côté de la Mayenne ou la parcelle est bien visible depuis les hauteurs du coteau de Pruillé.
L'absence d'analyse paysagère en période hivernale entache de nullité ce chapitre de l'étude d'impact.
- Sur le scénario de référence: il est indiqué dans le tableau 35 P 153 que le scénario de référence pour évaluer les impacts du projet est un scénario avec élevage bovin. Hors comme en atteste le registre parcellaire graphique disponible sur géoportail, cette parcelle n'a jamais accueilli de bétail depuis les 10 dernières années. Le scénario de référence retenu pour évaluer les impacts aurait donc du reposer sur un scénario avec exploitation en polyculture (mais principalement), ce qui aurait permis d'évaluer les pertes de rendements agricoles qui ne sont pas comptabilisés dans les impacts du projet. De ce fait la falsification du scénario de référence par rapport à la réalité de l'usage de cette parcelle entache l'évaluation des impacts du projet.
- Sur l'évaluation de l'imperméabilisation des sols: il est indiqué P 156 que les installations conduisent à une imperméabilisation "négligeable" dans le cadre du projet (fondations, édicules techniques). Hors aucune évaluation métrique de cette imperméabilisation n'est effectuée dans l'étude d'impact.
- Sur la présence d'un réservoir de biodiversité inscrite au SRCE: Il est mentionné P 114 de l'étude d'impact que "la parcelle est située dans un réservoir de biodiversité" inscrit au SRCE / Basse Vallées Angevines. Hors il est mentionné dans la P 197 / chapitre évaluation des impacts bruts du projet que "le site n’est pas situé dans un réservoir de biodiversité ou un corridor écologique principal". Ces affirmations contradictoires entre le diagnostic et l'évaluation des impacts entache l'étude d'impact et sont de nature à mon sens à remettre en cause le sérieux et l'objectivité de ces analyses.
- Sur l'évaluation des impacts liés à la clôture de la parcelle dans le cadre du projet. Il est mentionné P 212 que des passages pour la petite faune seront réalisées à travers les clôtures. Hors il n'existe dans le diagnostic et dans la mesure des impacts aucune analyse sur l'impact des clôtures sur la moyenne et grande faune. Le diagnostic environnemental ne propose aucune analyse des "chemins de moindre coût" pour la moyenne et grande faune, base de données pourtant disponibles pour le Maine et Loire et qui auraient pu permettre une analyse des impact de la clôture de la parcelle sur la moyenne et grande faune. De ce fait, l'étude des impacts sur ce volet apparait lacunaire.
- Sur le volet impact sur l'avifaune: il est mentionné P 201 de l'étude d'impact les risques d'effarouchement de l'avifaune. Hors le risque de mortalité n'est pas documenté. Hors plusieurs études permettent de documenter ce risque par collisions ou brulures par les panneaux et proposent des solutions en matière de doctrine ERC:
https://www.sentinellesdesgarrigues.fr/wp-content/uploads/2025/07/FRB_ENRBiodiv_fiche-Photovoltaique.pdf
Le projet ne propose dans la séquence ERC aucune mesure de réduction ou de suivi de la mortalité des oiseaux alors que le phénomène est connu, documenté scientifiquement et faire l'objet de travaux de recherche (projet ICARE). Les mesures compensatoires proposées apparaissent particulièrement lacunaire alors que le site (Basses vallées angevines) accueille de nombreuses espèces d'oiseaux patrimoniales et protégées.
- Sur la conformité du projet à l'arrêté Préfectoral du 11 juillet 2025 / DDT 49 AP 2025 -016 portant définition des surfaces agricoles ouverte au développement de projet photovoltaiques: la parcelle objet du projet ne figure pas dans la carte des parcelles ouvertes aux projets photovoltaïques. Le projet agrivoltaique présenté est donc non conforme aux prescriptions de cet arrêté.
En conclusion, il apparait au regard des incohérences et lacunes de l'étude d'impact que ce projet ne permet pas de garantir une absence nette de perte de biodiversité sur le site, porte atteinte à la capacité de production agricole, porte atteinte aux entités paysagères de grande qualité des basses vallées angevines et n'est pas conforme à l'arrêt préfectoral permettant de cadrer le développement des fermes photovoltaiques. Le projet agrivoltaique n'apparait pas suffisamment fondé pour justifier une autorisation considérant que ces parcelles n'ont jamais été exploitées en élevage.
L'absence d'intérêt public majeur du projet et les impacts du projets doivent conduire à un avis défavorable sur ce projet.
Cordialement,
Hadrien BEDOK
Ma contribution s'inscrit dans un réflexion personnelle sur les équilibres à rechercher entre préservation de la nature et de la biodiversité et les enjeux de production énergétiques durables contribuant à la décarbonation de nos consommations énergétiques. Je pense que les deux sujets méritent autant d'attention et je souhaite préciser que je suis tout à fait favorable aux énergies renouvelables dans la mesure ou celles ci n'impactent pas la capacité de production agricole ou la préservation des entités paysagères. Hors je constate que ce projet ne permet pas de s'inscrire dans ces préalables.
Le dossier d'étude d'impact présente de nombreuses incohérences que je vais développer dans ma contribution:
- Tout d'abord sur la valeur agronomiques des terres concernées par le projet: Il est indiqué dans le dossier d'étude d'impact que les terres concernées seraient "séchantes / p 42". Cette désignation pourrait laisser penser que la valeur des terres agronomiques est faible. Hors aucun élément du dossier ne permet d'aller dans ce sens. Bien au contraire, il est mentionné que ces terres ont été cultivées en Mais jusqu'à 2024 (P54 extrait du registre parcellaire graphique). La cessation d'activité souhaitée par l'exploitant n'est donc pas fondée par une faible valeur agronomique de ses terres qui pourraient tout à fait continuer à être exploitées en culture dans le cadre d'une transmission d'activité agricole. Ces incohérences sur la valeur agronomiques de la parcelle entache l'étude d'impact quand à son objectivité.
- L'ensemble du chapitre sur l'insertion paysagère du projet repose sur une analyse des vues proches et lointaines réalisées en été avec des illustrations permettant d'apprécier les masques visuels formées par les haies. Hors l'ensemble de ces photos et analyses reposent sur un visuel en période favorable (printemps / été) avec présence de feuille sur les arbres à feuilles caduques. Aucune illustration ne permet d'apprécier les vues en hiver. Hors en hiver, la perception de la parcelles sera bien plus prégnante dans le paysage, notamment à partir des voies communales de Pruillé située sur le coteau opposés (qui ne sont pas documentées dans l'étude), de l'autre côté de la Mayenne ou la parcelle est bien visible depuis les hauteurs du coteau de Pruillé.
L'absence d'analyse paysagère en période hivernale entache de nullité ce chapitre de l'étude d'impact.
- Sur le scénario de référence: il est indiqué dans le tableau 35 P 153 que le scénario de référence pour évaluer les impacts du projet est un scénario avec élevage bovin. Hors comme en atteste le registre parcellaire graphique disponible sur géoportail, cette parcelle n'a jamais accueilli de bétail depuis les 10 dernières années. Le scénario de référence retenu pour évaluer les impacts aurait donc du reposer sur un scénario avec exploitation en polyculture (mais principalement), ce qui aurait permis d'évaluer les pertes de rendements agricoles qui ne sont pas comptabilisés dans les impacts du projet. De ce fait la falsification du scénario de référence par rapport à la réalité de l'usage de cette parcelle entache l'évaluation des impacts du projet.
- Sur l'évaluation de l'imperméabilisation des sols: il est indiqué P 156 que les installations conduisent à une imperméabilisation "négligeable" dans le cadre du projet (fondations, édicules techniques). Hors aucune évaluation métrique de cette imperméabilisation n'est effectuée dans l'étude d'impact.
- Sur la présence d'un réservoir de biodiversité inscrite au SRCE: Il est mentionné P 114 de l'étude d'impact que "la parcelle est située dans un réservoir de biodiversité" inscrit au SRCE / Basse Vallées Angevines. Hors il est mentionné dans la P 197 / chapitre évaluation des impacts bruts du projet que "le site n’est pas situé dans un réservoir de biodiversité ou un corridor écologique principal". Ces affirmations contradictoires entre le diagnostic et l'évaluation des impacts entache l'étude d'impact et sont de nature à mon sens à remettre en cause le sérieux et l'objectivité de ces analyses.
- Sur l'évaluation des impacts liés à la clôture de la parcelle dans le cadre du projet. Il est mentionné P 212 que des passages pour la petite faune seront réalisées à travers les clôtures. Hors il n'existe dans le diagnostic et dans la mesure des impacts aucune analyse sur l'impact des clôtures sur la moyenne et grande faune. Le diagnostic environnemental ne propose aucune analyse des "chemins de moindre coût" pour la moyenne et grande faune, base de données pourtant disponibles pour le Maine et Loire et qui auraient pu permettre une analyse des impact de la clôture de la parcelle sur la moyenne et grande faune. De ce fait, l'étude des impacts sur ce volet apparait lacunaire.
- Sur le volet impact sur l'avifaune: il est mentionné P 201 de l'étude d'impact les risques d'effarouchement de l'avifaune. Hors le risque de mortalité n'est pas documenté. Hors plusieurs études permettent de documenter ce risque par collisions ou brulures par les panneaux et proposent des solutions en matière de doctrine ERC:
https://www.sentinellesdesgarrigues.fr/wp-content/uploads/2025/07/FRB_ENRBiodiv_fiche-Photovoltaique.pdf
Le projet ne propose dans la séquence ERC aucune mesure de réduction ou de suivi de la mortalité des oiseaux alors que le phénomène est connu, documenté scientifiquement et faire l'objet de travaux de recherche (projet ICARE). Les mesures compensatoires proposées apparaissent particulièrement lacunaire alors que le site (Basses vallées angevines) accueille de nombreuses espèces d'oiseaux patrimoniales et protégées.
- Sur la conformité du projet à l'arrêté Préfectoral du 11 juillet 2025 / DDT 49 AP 2025 -016 portant définition des surfaces agricoles ouverte au développement de projet photovoltaiques: la parcelle objet du projet ne figure pas dans la carte des parcelles ouvertes aux projets photovoltaïques. Le projet agrivoltaique présenté est donc non conforme aux prescriptions de cet arrêté.
En conclusion, il apparait au regard des incohérences et lacunes de l'étude d'impact que ce projet ne permet pas de garantir une absence nette de perte de biodiversité sur le site, porte atteinte à la capacité de production agricole, porte atteinte aux entités paysagères de grande qualité des basses vallées angevines et n'est pas conforme à l'arrêt préfectoral permettant de cadrer le développement des fermes photovoltaiques. Le projet agrivoltaique n'apparait pas suffisamment fondé pour justifier une autorisation considérant que ces parcelles n'ont jamais été exploitées en élevage.
L'absence d'intérêt public majeur du projet et les impacts du projets doivent conduire à un avis défavorable sur ce projet.
Cordialement,
Hadrien BEDOK
Contribution n°1 (Web)
Par Luc
Déposée le 30 juin 2026 à 23h53
Déposée le 30 juin 2026 à 23h53
Contre ce projet agri photovoltaïques qui va détruire les paysages et rendre les sols polluées a jamais, tout au nom de la mode écologique imposée par Bruxelles , et qui est source d argent gagnée par le maire de la commune.
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