Les contributions

Contribution n°6 (Web)

Par Stéphane LEBARBIER
Déposée le 14 septembre 2026 à 13h42
Avoir des énergies renouvelables, de nos jours, n'est plus une option, l'Aisne est un département favorable aux éoliennes de part [...]
Avoir des énergies renouvelables, de nos jours, n'est plus une option, l'Aisne est un département favorable aux éoliennes de part ses plaines venteuses.
Etant maire de Mayot, donc commune voisine, et ayant nous aussi un projet éolien en attente de validation, je suis donc favorable pour le projet éolien Liez/Remigny.
Stéphane LEBARBIER

Contribution n°5 (Courrier)

Par Commune de Vendeuil
Déposée le 20 août 2026 à 16h22
Avis défavorable 8 voix contre - 6 abstentions
Délibération commune en pj

Document joint


Contribution n°4 (Courrier)

Par CTLF
Déposée le 10 août 2026 à 12h15
Délibération de la Communauté d'agglomération Chauny-Tergnier- La Fere en pièce jointe

Document joint


Contribution n°3 (Web)

Par Luc
Déposée le 28 juillet 2026 à 22h10
Contre ce projet Eolien qui va détruire notre patrimoine et tuer la biodiversité, a cause des primes d argent que touche les mairies et l agriculteur et qui nous sont imposées a nous qui habitons a la campagne.

Réponse apportée

Maître d'ouvrage le 11 août 2026 à 15h58
Cette observation portant sur le même objet que la contribution n° 1, il est renvoyé à la réponse apportée à cette dernière.

Contribution n°2 (Courrier)

Par Conseil régional des Hauts de France
Déposée le 23 juillet 2026 à 10h17
Courrier du Président du Conseil régional des Hauts de France notifiant son opposition au projet

Document joint

Réponse apportée

Maître d'ouvrage le 14 août 2026 à 11h48
Cette observation appelle les précisions et éléments de réponse suivants:

1. L’éolien dans les Hauts de France
L’éolien représente un pilier central de la transition énergétique en France et dans la région des Hauts-de-France. En ligne avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de diversification des sources d’énergie, l’éolien joue un rôle clé dans l’électrification des usages, un enjeu majeur pour la décarbonation de l’économie. L’objectif fixé par le gouvernement français est ambitieux : atteindre entre 35 et 40 GW de puissance éolienne terrestre installée d’ici 2035.
Les Hauts-de-France, avec leur potentiel exceptionnel en matière de vent, se positionnent au cœur de cette dynamique. La région abritait déjà près de 6,8 GW de puissance installée au 31 décembre 2024 [*1] et a couvert 27% de la consommation électrique de la région sur 2024 . Elle est effectivement la région la plus contributrice en termes d’énergie éolienne avec le plus grand nombre de mât et la plus importante puissance. Cette répartition s’explique par le fait que cette région est propice au développement de cette énergie. Effectivement, son gisement en vent est bon, suffisamment puissant et stable. Par ailleurs, sa structure géographique comprenant des zones larges éloignées des habitations, une faible topographie et des solutions de raccordement suffisantes en font un territoire adapté à cette technologie. Les expertises techniques et les études d’impact menées sur le territoire ont permis de confirmer que les équipements pouvaient être développés dans le respect de l’environnement humain et naturel. Enfin, l’acceptabilité locale est un critère important pour accueillir des parcs. De nombreuses communes dans les Hauts de France ont fait le choix d’accueillir cette énergie. Dans le cas du projet de Liez et Rémigny, Total Energies a obtenu des délibérations communales favorables à l’étude de faisabilité du projet et les accords de maîtrise foncière nécessaires au développement du parc éolien.
A noter que chaque région dispose de ressources spécifiques et/ou rencontre des contraintes techniques rendant favorable ou non la production d'énergie. Ainsi, si, pour les raisons évoquées, les Hauts de France mais aussi le Grand Est sont propices au développement de l'éolien, l'hydraulique, et le photovoltaïque en revanche se concentrent aujourd'hui largement et respectivement dans les régions montagneuses et ensoleillées. Quant au parc nucléaire il est également inégalement réparti avec une plus forte présence en Auvergne Rhône Alpes, Centre-Val de Loire, Grand Est et Normandie.
Les objectifs du Plan Pluriannuel de l’Energie confirment la nécessité de poursuivre le développement du renouvelable pour garantir notre souveraineté énergétique et lutter contre le réchauffement climatique [*2] . Concernant l’éolien, le rythme annoncé est de +1,3 GW par an. De nouveaux projets devront donc voir le jour dans des zones favorables dont font partie les Hauts de France.

2. Le risque de saturation
Comme évoqué, les Hauts de France sont la région la plus contributrice en termes d’énergie éolienne, c’est pourquoi une vigilance particulière est apportée au risque d’encerclement et de saturation. Une étude a été spécifiquement menée dans le cadre du projet de Liez et Rémigny sur dix bourgs, sélectionnés pour leur représentativité, de façon à couvrir le maximum de situations locales.
L’étude montre que, malgré l’amplification régulière de l’indice d’occupation de l’horizon et la diminution du plus grand espace de respiration pour quatre communes, l’indice de densité n’est globalement pas augmenté avec l’arrivée du projet. Ce dernier n’a pas non plus d’incidence particulière sur le risque de saturation visuelle puisque six communes sur dix restent exemptes de tout risque de saturation visuelle avec l’arrivée du projet. Pour les autres communes, ce risque existait déjà avant la prise en compte du projet, excepté pour Montescourt-Lizerolles [*3] .
Par ailleurs, il est à noter que la méthodologie repose sur l’hypothèse fictive d’une vision panoramique à 360° dégagée de tout obstacle visuel. Autrement dit, l’ensemble des parcs dans un rayon donné est pris en compte, que le parc soit réellement visible ou non. Cette hypothèse simplificatrice ne reflète pas la visibilité réelle des éoliennes depuis le centre du village dans lequel les bâtiments et la végétation peuvent constituer des masques.
L’analyse des photomontages vient donc compléter l’étude de saturation théorique. Celle-ci confirme que l’impact depuis les centres bourgs dans l’aire immédiate est globalement faible.

*Sources et notes:
https://www.france-renouvelables.fr/wp-content/uploads/2025/11/OBS_REN_25_VF3.pdf
https://www.economie.gouv.fr/ppe-3-programmation-pluriannuelle-de-lenergie
https://www.preambules.fr/7382/download/component/146968/02-te-lr-ae-3-2-annexe-2-paysage-partie-3-sur-8

Contribution n°1 (Web)

Par Luc
Déposée le 24 juin 2026 à 17h30
CONTRE CE PROJET EOLIEN QUI VA DETRUIRE LA BIODIVERSITE. encore UNE FOIS L ARGENT REGNE AU DESSUS DE TOUT QUITTE A TUER DES ESPECES PROTEGEES.

Réponse apportée

Maître d'ouvrage le 11 août 2026 à 15h57
Cette observation appelle les précisions et éléments de réponse suivants:

1. Impact du projet sur la biodiversité et le patrimoine:
Tout projet d’aménagement et de construction, y compris les parcs éoliens, est soumis à la législation des installations classées pour la protection de l'environnement par application de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement (« Grenelle II ») Dans ce cadre, le projet fait l’objet d’une évaluation environnementale stricte encadrée par le Code de l’environnement avec l’application notamment de la démarche ERC [*1] . Elle vise à éviter (E), réduire (R) et compenser (C) les impacts négatifs du projet afin d’aboutir au projet de moindre impact environnemental.
Conformément à ce cadre règlementaire, le projet éolien de Liez et Rémigny a fait l’objet d’une étude d’impact. Cette pièce nécessaire et officielle du dossier d’autorisation environnementale permet aux services instructeurs de juger de la pertinence du projet, notamment au regard des critères environnementaux, et des mesures prises pour favoriser son intégration. Les impacts du projet sur la biodiversité et sur le patrimoine ont ainsi été évalués et sont présentés en toute transparence. Le Code de l’environnement interdisant de porter atteinte aux espèces protégées [*2] , ces dernières ont également été étudiées avec une grande attention.
L’analyse des impacts du projet de Liez et Rémigny est également détaillée. En phase exploitation, le parc aura un impact nul à faible sur la biodiversité et globalement faible sur le volet paysager.
En ce qui concerne plus précisément le patrimoine vernaculaire, seules la chapelle de la famille Poitevin et la chapelle de Canlers auront une visibilité directe sur le projet éolien de Liez-Remigny, en raison de leur proximité et de vues dégagées offertes par les plaines agricoles [*3] .
Concernant la biodiversité, des mesures de suivis de la mortalité seront mises en place pour confirmer l’impact du projet.
Ainsi, les conclusions de l’étude d’impact [*4] du projet éolien de Liez et Rémigny sont claires. « Compatible avec les principales contraintes et servitudes identifiées sur la zone d’implantation potentielle, le projet a fait l’objet d’une analyse approfondie des enjeux environnementaux et paysagers à travers des inventaires de terrain menés par des écologues, paysagistes, géographes et acousticiens [...] Le porteur de projet a, tout au long de la phase de développement, intégré les principes de la séquence « éviter, réduire, compenser ». Le projet retenu, composé de trois éoliennes d’une hauteur totale de 200 mètres, résulte d’un processus d’optimisation visant à concilier production énergétique, préservation de l’environnement et intégration paysagère. L’étude d’impact et la mise en œuvre de mesures d’évitement et de réduction adaptées ont permis de limiter les effets du projet sur les différents milieux. Les impacts résiduels sont jugés nuls à très faibles sur le milieu physique et globalement faibles à très faibles sur l’environnement naturel »

2. Retombées économiques locales
Les parcs éoliens génèrent des retombées économiques locales, notamment auprès des collectivités à travers la fiscalité, la taxe foncière, la contribution économique territoriale (CET) et l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER).
Cette dernière représente la majeure partie des taxes versées par les exploitants des parcs éoliens aux collectivités. Son montant et sa répartition sont décidées par la loi de Finance. En 2026, le tarif applicable pour l’éolien selon le Bulletin Officiel des Finances Publiques [*5] est fixé à 8,62 € par kilowatt installé sur la commune.
Par ailleurs, les éoliennes et leurs aménagements (survol des pales, zones de stockage, plateforme, câbles électriques) sont installés sur des terrains n’appartenant pas au propriétaire du parc. Ainsi, des indemnités sont reversées au propriétaire du terrain et éventuellement à l’exploitant agricole. Ces indemnités permettent de compenser les pertes de revenus liées à la surface du terrain mobilisée pour l’éolienne et ses aménagements.

*Sources et notes:
1. https://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/evaluation/article/eviter-reduire-compenser-erc-comment-construire-en-preservant-mieux-l
2. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033035411
3. https://www.preambules.fr/7382/download/component/146963/02-te-lr-ae-3-1-etude-d-impacts-sans-annexes
4. https://www.preambules.fr/7382/download/component/146963/02-te-lr-ae-3-1-etude-d-impacts-sans-annexes
5. https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/795-PGP.html/identifiant%3DBOI-TFP-IFER-10-20260225

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