Contribution n°6 (Web)
Déposée le 21 juillet 2026 à 23h17
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 20 juillet 2026 à 15h05
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 19 juillet 2026 à 18h53
Contribution n°3 (Web)
Déposée le 19 juillet 2026 à 17h45
"Monsieur le commissaire enquêteur
J’ai été prévenue par la presse et les associations locales du projet aberrant dans l’Aube de 14 enquêtes publiques pour de nouveaux parcs éoliens en date du 22 juin 2026. Comment peut-on faire une chose pareille en plein été quand les attentions du public sont tournées vers des moments de repos bien mérités ? Et ceci à côté du nouveau Parc Naturel Régional de la Forêt d’Orient, refuge pour les dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs !
Comment peut-on imaginer détruire au lieu de protéger ?
Qui peut autoriser un tel ravage ou un tel carnage ?
DREAL, DDT et Préfecture ont-ils conscience de cette absurdité ? Libres aux promoteurs de tout imaginer car c’est leur intérêt financier qui les pousse. Mais y a-t-il un pilote dans l’avion ? C’est à se le demander ?
J’habite dans la Marne aux Essarts lès Sézanne et j’aime ma région. J’y vis mais aussi je m’y déplace. J’emmène mes enfants ou petits-enfants au Lac du Der ou au Lac d’Orient. Marne et Aube sont proches dans notre vie. On y recherche la Nature et l’Environnement de la campagne et non le passage sous des zones industrielles.
La région entre Sézanne et Vitry le François se nommait la « Diagonale du vide », ce sera bientôt la « Diagonale tournante » au gré du vent, avec des parcs éoliens à perte de vue et sans considération pour tous ceux qui passent à proximité. Et pour ceux qui y vivent tant pis, ils sont trop peu nombreux pour que leur avis compte sauf ceux qui sont intéressés personnellement par ces projets.
45 éoliennes sur 601 hectares en lisière du parc naturel régional en partie situé dans le périmètre du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient (5 éoliennes à l’intérieur du périmètre de protection) me révoltent. Les grues cendrées au printemps ou à l’automne n’auront qu’à passer par ailleurs ou se faire déchiqueter par les aérogénérateurs. Mais leurs routes sont déjà détournées du côté Nord dans la Marne et la Haute-Marne.
Or aucune étude d’impact qui prenne en compte les quatorze projets instruits au même moment à quelques kilomètres à la ronde, ce n’est pas pensable ! C’est de l’aveuglement organisé !! 216 éoliennes déjà construites, autorisées ou en instruction dans un simple rayon de 15 km.
En consultant les avis rendus par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) sur neuf des quatorze dossiers, un constat revient systématiquement : aucun des projets n’évalue son impact combiné avec les treize autres. Chaque dossier est instruit comme si les autres parcs, pourtant instruits au même moment sur le même territoire, n’existaient pas. Sur un projet, la MRAe relève que le secteur est déjà « en voie de saturation » du fait de plus de 160 éoliennes supplémentaires en cours d’instruction. Sur un autre, elle chiffre le constat : 216 éoliennes déjà construites, autorisées ou en instruction dans un simple rayon de 15 km. Sur un troisième, elle demande de garantir un « angle de respiration » minimal pour éviter l’encerclement visuel des villages, preuve que le risque est déjà avéré aux yeux de l’administration elle-même.
L‘Agence régionale de santé (ARS) Grand Est est arrivée, de manière indépendante, au même constat sur un autre dossier encore. Le 27 avril 2026, elle a rendu un avis défavorable sur le projet de l’Ormes et du Chêne : Toutefois l’estimation de l’impact des effets cumulés avec d’autres projets de parcs éoliens voisins est incomplète, en particulier sur le volet acoustique... Par conséquent, mes services émettent un avis défavorable au présent dossier, dans l’attente d’une mise à jour de celui-ci prenant en compte les impacts cumulés avec le projet de parc éolien des Vinets.
Deux services de l’État différents, saisis séparément sur deux dossiers différents, aboutissent au même diagnostic : ces projets ne peuvent pas être appréciés isolément les uns des autres.
Sur trois des quatorze dossiers, leur sévérité va plus loin : la MRAe recommande purement et simplement à la préfecture de ne pas autoriser le projet en l’état sur deux d’entre eux, et l’ARS en fait de même sur un troisième.
Ce même secteur avait déjà vu, en 2023, un projet quasi identique de 27 éoliennes rejeté par arrêté préfectoral, au motif que le ministère des Armées jugeait le projet incompatible avec ses missions. Le promoteur de l’époque ? EIDEN WIND — le nom même sous lequel l’enquête publique actuelle est officiellement enregistrée. C’est donc le même projet, porté par le même promoteur, qui revient sur le même territoire deux ans après son rejet.
J’observe moi-même :
-186 éoliennes au total, de 130 à 200 mètres en bout de pale quasiment la hauteur de la tour Montparnasse.
-14 parcs distincts, tous situés dans le nord de l’Aube, sur une trentaine de communes.
-14 enquêtes publiques simultanées.
C’est un scandale qui doit être écarté.
Car qui en profite vraiment ?
La France et sa richesse énergétique verte et indépendante ? Pas du tout. Car derrière l’apparence de quatorze projets « locaux », portés par des communes différentes, quatre développeurs concentrent l’essentiel du gisement de mâts : An Avel Braz (4 parcs, 53 éoliennes, qui revendique elle-même le « leadership » éolien dans le département), TTR Energy (3 parcs, dont le plus grand du lot), Nouvergies (4 parcs) et Boralex. Alors l’éolien qui va sauver la France n’est qu’une supercherie !!!
Pour les retombées fiscales locales, mises en avant par les porteurs de projet, elles ne compensent jamais les pertes de valeur immobilière, les coûts d’entretien de voirie liés aux chantiers, ni les garanties de démantèlement en fin de vie — jamais chiffrées dans la communication qui accompagne ces annonces. Les agriculteurs resteront les responsables des machines quand elles seront en fin de vie avec des SEPE qui auront été mises en faillite par les grands groupes industriels qui les ont ouvertes pour chaque parc.
Alors je dis NON fermement à ce projet.
Colette Faure,
Les Essarts les Sézanne 51
Contribution n°2 (Web)
Déposée le 5 juillet 2026 à 07h53
Vraiment dommage de mettre en péril nos terres champenoises et de modifier notre vue quotidienne du beau paysage aubois.
Contribution n°1 (Web)
Déposée le 24 juin 2026 à 18h43