Contribution n°26 (Web)
Déposée le 17 février 2026 à 07h21
Je souhaite déposer une observation en tant qu’habitante vivant depuis plusieurs années Route de Calay.
Je ne viens pas contester le principe d’un crématorium. Je comprends qu’un tel équipement puisse être utile. Ce qui me préoccupe, c’est l’endroit choisi.
Notre cadre de vie est déjà marqué par la présence d’activités industrielles et par une circulation importante. Nous entendons régulièrement les camions, nous constatons l’état de la route, et nous faisons avec. Mais nous avons le sentiment que l’équilibre du secteur est fragile.
Ce projet vient s’implanter très près des habitations. Lorsque l’on vit à quelques mètres d’un futur équipement recevant du public, on ne peut pas rester indifférent. Ce n’est pas la même chose que de lire un plan sur un dossier : c’est notre quotidien qui est concerné.
Je pense également à ma famille. Mes petits-enfants viennent souvent à la maison. Je suis attentive à leur sécurité et à la tranquillité de l’environnement dans lequel ils grandissent lorsqu’ils sont chez nous.
Je me pose simplement cette
question : si ce projet était situé juste à côté de votre propre habitation, le regarderiez-vous de la même
manière ?
Je vous remercie de prendre en considération la parole d’une habitante directement concernée par cette implantation.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l’expression de ma considération respectueuse
Contribution n°25 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 22h41
Les équipements funéraires, et en particulier les crématoriums, sont des équipements recevant du public (ERP) à forte sensibilité symbolique, sociale et émotionnelle. Leur implantation appelle généralement un environnement garantissant la sécurité des usagers, des conditions d’accès adaptées, ainsi qu’un cadre compatible avec la vocation de recueillement et de dignité attachée à ce type d’établissement.
Or, la proximité immédiate d’activités industrielles peut générer des contraintes spécifiques, notamment en matière de circulation de poids lourds, de nuisances sonores, de poussières, d’émissions atmosphériques, de perception paysagère et, le cas échéant, de risques technologiques liés à la présence d’installations classées (une entreprise classée Seveso seuil bas et 2 classées ICPE sur la zone). Ces éléments sont susceptibles d’affecter à la fois les conditions d’accueil du public et la perception du site par les usagers.
Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de s’interroger sur la manière dont la compatibilité entre ces usages a été analysée. À la lecture du dossier soumis à l’enquête publique, il n’est pas clairement établi que cette question ait fait l’objet d’une évaluation spécifique et formalisée, d’autant plus que le projet a été dispensé de la réalisation d’une étude d’impact environnemental.
Il est en particulier attendu que soient explicités :
• les critères retenus pour apprécier la compatibilité entre un équipement funéraire recevant du public et un environnement industriel ;
• la prise en compte des nuisances et contraintes existantes dans le choix du site et dans la conception du projet (pour rappel, 3 sites avaient été préalablement retenus par la commune de Langon en 2023, sites éloignés de ce type d’installations);
• les mesures envisagées pour garantir des conditions d’accueil, de sécurité et de dignité conformes à la vocation funéraire de l’équipement.
En l’absence d’éléments suffisamment étayés sur ces points, il est demandé que le pétitionnaire ou les autorités compétentes apprécie si le dossier permet au public de comprendre et d’évaluer pleinement la compatibilité des usages projetés avec les activités industrielles existantes, et si des compléments ou réserves apparaissent nécessaires.
Contribution n°24 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 22h24
L'absence de concertation a été un des motifs d'abandon de projets de crématorium (par exemple à Porte de la Villette à Paris). Ne peut-il pas en être de même pour celui-ci sachant que le lieu n'est pas propice au recueillement, que la parcelle est petite, et que des problèmes techniques, environnementaux se posent également ?
Contribution n°23 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 21h16
Car il est indéniable (tous projets de crématorium créé ont eu un impact sur la valeur des biens) que ce projet va largement dévaloriser la cote des habitations les plus proches.
Merci de répondre précisément à cette question
Document joint
Contribution n°22 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 19h42
Contribution n°21 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 18h35
Contribution n°20 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 17h26
Le cas échéant, à quelles dates ces visites ont-elles été réalisées, par qui, et quels constats précis en ont été tirés ?
Ces constats figurent ils dans le dossier soumis à l'enquête publique, peuvent-ils être portés à la connaissance du public?
Contribution n°19 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 16h44
Ces deux espèces sont strictement protégées en France et en Europe :
• Lucane cerf-volant : Protégé par l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national.
• Grand capricorne : Protégé par le même arrêté et inscrit à l’annexe II de la Convention de Berne et à l’annexe IV de la Directive Habitats (92/43/CEE).
Conformément à l’article L. 411-1 du Code de l’environnement, il est interdit de détruire, perturber ou dégrader les habitats de ces espèces.
Je m’interroge donc sur l’impact du projet sur les habitats de ces espèces, notamment en termes de destruction de leur milieu naturel (arbres, bois mort, sols).
Je souhaite obtenir des engagements clairs sur la réalisation d’une étude d’impact spécifique sur les espèces protégées présentes dans la zone, conformément à l’article L. 122-1 du Code de l’environnement.
Contribution n°18 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 16h35
Contribution n°17 (Web)
Déposée le 16 février 2026 à 16h24
Mon enfant m’a demandé si nous allions respirer la fumée des morts.
Les émissions liées à l’activité d’un crématorium – particules fines, mercure, dioxines – sont une source de pollution incompatible avec la présence de logements et d’espaces de détente à proximité. Or, une habitation se situe à seulement 20 mètres du site prévu : comment garantir que les riverains ne subiront pas, au quotidien, les nuisances olfactives et sanitaires de cette installation ?
Nous refusons que notre quartier devienne un espace où l’on impose aux habitants de coexister avec les rejets d’une activité funéraire industrielle. La santé et le bien-être des familles doivent primer sur un projet qui ne prend en compte les réalités humaines et environnementales du territoire, mais seulement les retombées financières pour la commune de Langon. En effet, la Ville percevra une redevance annuelle fixe de 37 500 euros, à laquelle s’ajoutera une part variable indexée sur le chiffre d’affaires du site : le concessionnaire s’engage à verser 6% de son chiffre d’affaire, de la première à la 1 000e crémation. Ensuite, cette part variable atteindra 8% du CA (Source : Le républicain, Actu, Gironde : le projet de crématorium de Langon franchit une nouvelle étape, 30 janvier 2026)
Nous demandons donc :
• L’abandon de ce projet au vu de sa proximité immédiate avec des habitations et des espaces de vie,
• Une étude d’impact sanitaire indépendante, incluant une analyse des risques pour les riverains.
• Le respect du principe de précaution, en évitant d’imposer à une population des nuisances évitables.