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Contribution n°1 (Web)

Anonyme
Déposée le 4 février 2026 à 14h13
Je suis défavorable au projet d’élevage intensif de 80 000 volailles tel que présenté dans le dossier.

Par son dimensionnement et [...]
Je suis défavorable au projet d’élevage intensif de 80 000 volailles tel que présenté dans le dossier.

Par son dimensionnement et son mode de production, ce projet soulève des enjeux majeurs en matière de santé publique, de bien-être animal et d’impacts environnementaux. La concentration d’un nombre aussi élevé d’animaux dans un espace restreint entraîne des conditions d’élevage incompatibles avec le respect des besoins physiologiques et comportementaux des volailles. La promiscuité, la densité élevée, la limitation des mouvements, constituent des facteurs de stress chronique, favorisent les troubles sanitaires et compromettent le bien-être animal, même lorsque les normes réglementaires minimales sont respectées.

Ces conditions augmentent également les risques sanitaires. Les élevages intensifs constituent des environnements propices à la propagation rapide de maladies et à l’émergence de pathogènes, avec des conséquences potentielles pour la santé humaine. Le recours préventif ou curatif aux traitements vétérinaires, notamment aux antibiotiques, contribue au phénomène d’antibiorésistance, reconnu par les autorités sanitaires comme un enjeu majeur de santé publique. La multiplication de ce type de structure renforce ainsi un modèle identifié comme facteur de risque à l’échelle collective.

Le projet soulève par ailleurs des préoccupations pour les populations riveraines. Les nuisances liées aux odeurs, au bruit et à la gestion des effluents d’élevage sont susceptibles de dégrader le cadre de vie. Les émissions d’ammoniac et de particules, ainsi que les risques de pollution des sols et des ressources en eau liés à l’épandage des déjections, posent des questions de compatibilité avec la protection de l’environnement et la santé des habitants.

D’un point de vue plus global, ce projet s’inscrit dans un modèle agricole peu résilient face aux enjeux climatiques, économiques et sanitaires actuels. Il apparaît en décalage avec les orientations visant à promouvoir des systèmes d’élevage plus respectueux du bien-être animal, de la santé humaine et des équilibres environnementaux, ainsi qu’avec les attentes sociétales croissantes en matière de qualité alimentaire et de conditions de production. Car on le sait, une volaille élevée dans de telles conditions ne fait ni un poulet savoureux, ni un poulet nutritif.

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