Les observations

Observation n°6 (Web)

Par Sara Yencesse
Déposée le 28 novembre 2020 à 17 h48
Bonjour Mr le commissaire enquêteur,

J’habite à proximité du quartier pont des tanneries depuis de nombreuses années, c’est un lieu que j’apprécie pour sa tranquillité et sa grande richesse en biodiversité. Il me semble que « Bruges II » doit être examiné avec la plus grande attention. Afin de ne pas m’éparpiller dans mes observations, je vais me centrer sur le danger majeur que représente ce projet selon moi, à savoir, l'aménagement de la rive gauche de l'Ouche entre la rivière et la rue de l'Île. Je note par ailleurs que cela fait presque trente ans que cet espace fait l’objet de discussions concernant la création d’une « réelle » voie verte. Mais rappelons tout d’abord quelques arguments avancés par Linkcity concernant leur volonté de densification urbaine et de valorisation du quartier (Réponse Linkcity du 05/10/2010) :
- En accord avec le PLUI-HD, « respecter les objectifs de production de logements de la Ville centre tout en limitant l’étalement urbain à l’échelle de la métropole malgré un fort dynamisme démographique envisagé ».
- La densification du site « pont des Tanneries » se justifie par sa localisation proche du centre-ville, son avantage en termes de transport en commun et son offre riche d’équipement public.
- « Le projet en mettant en valeur cet ancien quartier historique de la Ville de Dijon ainsi que les berges de l’Ouche permet de créer des points d’intérêts touristiques supplémentaires ».

Premièrement, il me semble que les maisons sur pilotis prévues dans l’Ilot D soit les éléments les moins prioritaires et nécessaires pour respecter les divers critères établis par la métropole.

Deuxièmement, sans être expert de cette question, il paraît important de réfléchir à la cohérence de construire des habitations sur des zones fortement inondables. Je ne suis pas sûre que cela en vaille la peine. De plus, la construction d’une voie verte me semble moins onéreuse et bien plus bénéfique pour l’ensemble du quartier mais également pour la métropole.

Troisièmement, je pense qu’il est important de prendre en compte qu’une ville qui se veut dense doit aussi permettre à ses habitants de respirer (terme employé de nombreuses fois par Linkcity dans la communication du projet). Cette respiration passe, selon moi, par la mise en place, et ce, normalement dans chaque « écoquartier », d’un espace dédié à cet effet. La halle et la darse prévu par Linkcity est une initiative intéressante mais insuffisante pour légitimer l’aménagement de l’Ilot D. Cette espace détient en effet toutes les caractéristiques pour la construction d’une modeste mais ambitieuse coulée verte (sur le modèle de celle existante dans le quartier voisin), permettant aux cyclistes de circuler, aux piétons de profiter d’un lieu leur permettant d’échapper, ne serait-ce qu’un instant, à la densité toujours plus grande de la métropole, mais également aux voisins de se réunir pour diverses fêtes de quartier ou activités commune. Le « coliving » ne doit pas se faire seulement dans l’espace délimité des futurs bâtiments voisins mais également dans un espace ayant une véritable ambition écologique, c’est-à-dire, une interaction saine entre les êtres vivants et leurs milieux (alliant tant la question sociale que celle de la biodiversité).

Quatrièmement, d’un point de vue global, les différents éco-quartiers qui voient le jours de cette partie de la ville (Arsenal ; Cité Gastronomique et autres Ilots) ne présentent pas de propositions majeures de nouveaux espaces naturels de grande ampleur à la différence du quartier Hyacinthe Vincent au nord de la ville, qui est presque composé à un tiers de végétations et espaces ouverts. La rive gauche de l’Ouche me semble être un des atouts majeurs de la ville de Dijon concernant sa partie Sud. La proposition fait par Linkcity d’encastrer cet espace riche et essentiel par des maisons sur pilotis constitue une aberration. Pensons au futur, ces douze logements peuvent être très bien compensés d’une autre manière.

Cinquièmement, puisque cela semble être une des priorités de la métropole, je pense que l’attractivité touristique ne peut qu’être renforcée par un espace rassurant, ouvert et propice au repos. Il serait préférable de prendre exemple sur la façon dont Linkcity a aménagé les bords de Saône à Lyon sans densifier à tout va. La densification ne doit pas être la seule ambition de la métropole, ce quartier détient une histoire riche et passionnante qui remonte jusqu’au moyen âge, agissons pour le valoriser réellement.
J’espère que notre parole sera écoutée et que le statut de « démocratie participative » avancé par la mairie de Dijon se montrera effectif.

Sara Yencesse

Observation n°5 (Web)

Par NICOLE DUSSIEUX
Déposée le 25 novembre 2020 à 10 h44
En premier, rue de l’île (ILOT D), je souhaiterais qu’aucune construction ne soient réalisée cette zone étant inondable, les maisons sur pilotis ne semble pas être une bonne idée, en dessous de celles-ci le vide sera source de nuisances, de nombreux logements sont déjà prévus dans le projet, pourquoi rajouter des constructions supplémentaires ?
Des travaux d’importance étant réalisés, pourquoi ne pas installer une passerelle piétions et vélos parallèle au pont existant (débouché des anciens canaux de Guise vers l’Ouche), serais ainsi relié la première partie de la rue de l’île et la création d’une coulée verte le long de l’Ouche jusqu’à la fin de la rue de l’île.
Selon le projet pour élargir la rivière, le square le l’île va disparaître, donc plus de possibilité de jouer à la pétanque et c’est très dommageable pour les habitants.
A mon avis, le secteur avec les nouvelles constructions se trouvent enclavées, si possibilité technique, la voie 122PK pourrait rejoindre le boulevard du Castel en empruntant le tunnel du chemin du bief de l’Ouche, une voie en sens unique et des trottoirs, ainsi ce tunnel « insalubre» serais rénové avec un éclairage qui participerais à sa sécurisation.
Cette sortie permettrait de « désengorger » l’entrée et sortie Rue du Pont des Tanneries.
De nombreuses places de stationnement sont prévues, dans l’avenir je pense qu’en ville la voiture individuelle ne sera pas la solution, il serait bon de prévoir une station de recharge pour véhicules électrique en auto-partage, un véhicule électrique par foyer n’est pas envisageable (impact de la construction sur l’environnement, dimensionnement des réseaux non adaptés liés à cette surconsommation et problème du mode de production « propre » de l’électricité).
En espérant que mes remarques sera prise en compte.

Observation n°4 (Web)

Par Jean-Pierre GLORIEUX
Déposée le 24 novembre 2020 à 16 h04
Bonjour,

J'ai pris connaissance du projet d'éco quartier Bruges II, à savoir la réhabilitation du quartier dit des Tanneries à Dijon

Mon observation ne concernera que l'aménagement de la rive gauche de l'Ouche entre l'Ouche et la rue de l'Ile.

Cet espace qui avait été déclaré inconstructible, du fait de sa submersibilité lors de crues décennales de l'Ouche, avait été réservé pour y établir une coulée verte à savoir un espace arboré, piétonnier et surtout cycliste, afin de rejoindre la promenade du lac Kir.

Nombre de cyclistes ou utilisateurs d'engins à 2 roues empruntent cette rue à contre sens au mépris de toute sécurité ou roulent sur les trottoirs déjà fort exigus.

D'autre part et compte tenu des milliers d'appartements qui sont ou seront construits dans le quartier de l'Arsenal, c'est à dire à quelques centaines de mètres de la rue de l'Ile, y avait-il urgence à vouloir bâtir des maisons sur pilotis sur cette zone pourtant déclarée inconstructible depuis de nombreuses années ?

Si le reste du projet parait cohérent, bien que l'aliénation du parking entre la boulevard du Castel et la voie de chemin de fer ne me semble pas une bonne idée, construire sur la rive gauche de l'ouche me parait totalement farfelu.

Le cabinet Philippe Madec a t-il voulu frapper les esprits avec ce genre de construction ?

Des maisons sur pilotis le long d'une rivière avec des crues décennales, quelle aberration !

Si c'est un exercice de style, alors que ce cabinet aille voir dans des lieux où les crues sont devenues quasi annuelles et non à Dijon ou il manque cruellement d'espaces verts et ou il y a beaucoup trop de béton.

Dijon ville verte ? Quel manque de lucidité !

J-P Glorieux

Observation n°3 (Web)

Par christian afonso
Déposée le 22 novembre 2020 à 18 h43
je suis né dans cette rue il y a 50 jai vu grandir ce cartier qui est très bien desservie par de nombreux point favorable dentiste pharmacie Intermarché je comprend pas il est classer en zone inondable car c'etais le flux de l'eau était mal gérer et on veux mettre des maison sur pilotie con nous laisse tranquille sur ce projet

Observation n°2 (Web)

Par JACQUES DUSSIEUX
Déposée le 19 novembre 2020 à 20 h39
Un projet avec creation d'une promenade le long de l'Ouche ètait prévue rue de lîle, désormais remplacé par des maisons sur pilottis ?
Dans cette rue une piste cyclable me parrais indispensable, actuellement des vélos remonte cette rue en contre sens.
Nous étions un quartier "tranquille", ces nouvelles constructions vont très certainement nous créer des nuissances mais cela va "enbellir" un secteur abandonee.
Cordialement.
J.Dussieux

Observation n°1 (Web)

Par Bruno DAVID
Déposée le 19 novembre 2020 à 17 h04
Monsieur le commissaire enquêteur,

je souhaite faire les remarques et propositions suivantes :

1) Premièrement renoncer à la phase D le long de l’Ouche et à la construction d’une douzaine de maisons sur pilotis. Cette zone est intégralement située en zones bleu et rouge du Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisibles d'Inondation (PPRNPI). La zone rouge interdisant toute nouvelle construction, construire en bordure n’est pas raisonnable et bien que le projet prévoit une augmentation du champ d‘expansion de crue, on préfèrera un aménagement paysager qui permettra encore mieux d’anticiper les risques, d’une zone qui a déjà été inondée deux fois dans les vingt dernières années. L'anticipation et la précaution dans ce domaine peuvent sauver des vies (cf. La Faute-sur-Mer).
De plus cela contribuera pleinement à embellir la descente de l’Ouche.

2) Deuxièmement, renoncer à la phase A3 au sud de la zone pour préserver l’espace arboré déjà présent et maintenir au moins un îlot de fraîcheur dont nous savons tous qu’ils sont nécessaires pour s’adapter au changement climatique.

3) Réduire la hauteur des constructions des îlots 3 à 5 en vis-à-vis direct des habitations existantes pour les passer de Rez-de-chaussée + 6 étages à un maximum de R+3 et répondre ainsi aux besoins de tous, en l’occurrence au besoin de soleil.

4) Conséquence des activités antérieures, les terrains et les eaux souterraines présentent une pollution aux métaux, dont du mercure et en solvants. Malgré les engagements de l’aménageur, les habitants expriment des inquiétudes quant à la dépollution qui aura effectivement lieu. Il est notamment prévu un confinement des matériaux résiduels sur site. Des précisions s'imposent.

5) S’il est prévu la construction de 199 places de parking en surface et d’un parking en ouvrage de 210 places qui ne manquera pas d’être payant, cela ne suffira pas à répondre à la demande de stationnement. Revoir le projet pour augmenter le nombre de places de parking.

6) Ce quartier sera complètement enclavé, ce qui n'est pas favorable en terme de sécurité. Y a-t-il une possibilité d'élargir le passage piéton vers le boulevard du Castel (arche sous les voies SNCF déjà existante) pour en faire une voie permettant le passage des véhicules à moteur ?

Je vous remercie pour l'étude que vous ferez de ces contributions.

Sincères salutations

Bruno DAVID
Conseiller municipal de Dijon et conseiller Dijon Métropole

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